Avant, les Gabonais souffraient et ils l'acceptaient. Aujourd’hui avec les moyens de communication, ils savent désormais que leurs vies pourraient être différentes. Le Gabonais sont victimes d'une société dépressive et c'est pourquoi ils souffrent de souffrir. Le Secrétaire Politique de l'UPG Ben MOUBAMBA a pu remarquer à Kango dont le pont ne sera pas réparé avant un an (sans doute) que les populations sont dans une souffrance métaphysique, c'est-à-dire, plus que matérielle.
Ben MOUBAMBA (le nouveau Secrétaire Politique de l'UPG) a échangé avec le journaliste Guy-Pierre Eyeghe qui est aussi le Directeur de Publication du Journal Le Mbandja. S'étonnant de l'apathie des Gabonais face à leurs souffrances (à l'image du Pont de Kango), ce dernier lui a déclaré que les populations ont préféré se laisser séduire par le discours tribaliste depuis 2009 au lieu de défendre leur bien-être. Partant de ce constat, il est très difficile de créer une cohésion populaire pour faire évoluer positivement la société. Guy-Pierre est un fang du Nord du Gabon et Moubamba un punu du Sud. Les intellectuels pourraient changer la donne et favoriser une conscience citoyenne de tous les Gabonais. – avec Guy Pierre Eyegehe, à Kango, Estuaire.
Lorsque la politique ne consistera plus seulement à mettre des costumes et des cravates, à circuler en grosses voitures climatisées au mépris de la majorité pauvre de Gabonais, notre pays le Gabon aura passé un cap fondamental.
Ben MOUBAMBA déteste tous ces politiciens (qui le lui rendent bien) se promenant avec leurs bagues en or, leur argent dans la bouche et leurs biens matériels qu'ils n'ont hérité de personne. Si seulement, ils affichaient un minimum de modestie face à des populations à qui appartiennent les biens du Gabon, ils seraient pardonnables mais la plupart devraient songer à prendre une retraite bien méritée. – à Kango, Estuaire.
Ben MOUBAMBA et ses accompagnants ont attendus 5 heures à 100 km de Libreville en compagnie des personnes comme Daniel Cousin, Paul Mba Abessole ou Doupamby Matoka pour utiliser la barge qui relie la capitale au reste du pays. Et c'est c'est ainsi tous les jours ! Les Gabonais (qui ne sont pas belliqueux de nature) se plaignent en catimini mais ont du mal à cacher leur impuissance. Le Gabon est asphyxié par le vieillissement des ses infrastructures et l'incompétence manifeste de son Gouvernement. Le pouvoir gabonais compte sur l'apathie des Gabonais qui ne disent rien de manière rationnelle et ne s'organisent pas pour faire valoir leurs droits. Au Sénégal, les populations auraient déjà eu gain de cause car il y va de la survie du pays.
– à Kango, Estuaire.
Longue file de voitures attendant comme des moutons qu'une barge vienne les faire traverser ! – à Kango, Estuaire.
Un des pays les plus riches d'Afrique est paralysé pour des mois et des mois encore (?) et les Gabonais dorment, acceptent et attendent des miracles venus du ciel mais en guise de miracles venus du ciel, ils ne voient que la pluie et les orages. – à Kango, Estuaire.
Cette voiture de l'ONU, comme celles des pauvres ou des riches ne peut que contempler le retour en arrière du "Gabon Industriel". Toutes les infrastructures issues d'un demi-siècle de pouvoir PDG sont dans un état de déliquescence avancée. – à Kango, Estuaire.
Ben MOUBAMBA (le nouveau Secrétaire Politique de l'Union du Peuple Gabonais a chanté sous la pluie (I am singing in the rain) en attendant que la barge du Gouvernement PDG arrive. Il a constaté que les hautes personnalités du pays calfeutrés dans leur voitures "n'avaient même pas honte" du mal qu'elles ont fait au Gabon du "chacun pour soi".
Les marchandises souffrent et leurs prix ont augmenté de façon substantielle a constaté Moubamba.
Ces vies qui ne valent pas la peine d'être vécues – àKango, Estuaire.