Officiellement pour protester contre des « contrôles-rackets » permanents de la gendarmerie et de la police, le Syndicat libre des transporteurs terrestres du Gabon (SYLTG), a lancé une grève de protestation de trois jours sur l’ensemble de la commune de Libreville et des environs à compter de ce lundi 3 juin. Cependant, ce mouvement de protestation doit être inscrit dans la détérioration du lien social au Gabon car le pays est comme saisi d’une schizophrénie politique. Cette double personnalité de l’état met à rude épreuve les nerfs de la population gabonaise alors que la vieille classe politique semble de plus en plus coupée des réalités.
Pour exemples de cette schizophrénie politique qui a saisi les autorités gabonaises: l’Etat gabonais proclame la fin de l’impunité dans le dossier des crimes rituels le 11 mai mais un mois plus tard on tue, on viole des femmes sans défense et on libère des assassins auteurs de ces mêmes crimes ; l’Etat ordonne la fin des rackets policiers depuis des années mais c’est sans compter sur la rapacité des officiers supérieurs qui arrondissent leurs fins de mois sur le dos des taximen et des transporteurs terrestres ; quand l’Etat décide et que personne n’exécute c’est que les gouvernants n’ont pas d'autorité sur le pays. – à Libreville.
Jean-Robert Meynié (chemise blanche) le responsable du syndicat des transporteurs se bat depuis des années contre le racket. L'UPG l'a rencontré ce lundi 3 juin.
C’est que, la puissance ne suffit pas pour gouverner une nation et l’excès de puissance (artificielle) nuit à la puissance. Il faut être aimé des populations pour avoir de l’autorité sur eux et le malaise social qui va grandissant dans tout le pays est fort préoccupant car il ne suffira pas de mettre les forces de l’ordre à tous les carrefours de la capitale pour mettre les Gabonais au travail, les rassurer et leur permettre de se donner à fond pour l’éveil de la Nation.
L'UPG a constaté des conflits entre les grèvistes et quelques aventuriers voulant casser le mouvent de grève. Il est clair que l'Etat est dépassé par le malaise social au Gabon.
Il est triste de voir une capitale africaine comme Libreville paralysé comme ce lundi 3 juin : des employés empêchés de se rendre à leurs lieux de travail, des élèves marchant à pieds ou entassés comme des moutons derrières des bennes de véhicules peu rassurants. Libreville est supposé être paralysé pendant 3 jours (jusqu’au mercredi prochain). Autant dire que toutes les proclamations de bonnes intentions du Gouvernement ont cessé de faire illusion. Nous vivons dans cette désagréable impression qui veut que le pays ne soit pas géré au sens positif du mot.
De temps en temps, il y a de quoi se demander s'il y a encore un pilote dans l'avion du Gabon.
Il est triste de voir une capitale africaine comme Libreville paralysé comme ce lundi 3 juin : des employés empêchés de se rendre à leurs lieux de travail, des élèves marchant à pieds ou entassés comme des moutons derrière des bennes de véhicules peu rassurants. Libreville est supposé être paralysé pendant 3 jours (jusqu’au mercredi prochain).
Autant dire que toutes les proclamations de bonnes intentions du Gouvernement ont cessé de faire illusion. Nous vivons dans cette désagréable impression qui veut que le pays ne soit pas géré au sens positif du mot.
Quelque chose doit changer au Gabon bien que nous vivions dans une grisaille où la vie humaine ne vaut plus grand-chose : on tue lâchement des femmes après les avoir violé et torturé, on martyrise les faibles, on accepte que 30 % au moins de la population active soit au chômage, la crise alimentaire dans le pays profond causée par le GABON VERT qui protège les éléphants mais pas les populations dont les champs sont détruits par les pachydermes en question, le naufrage du secteur de l’enseignement, la crise du modèle économique du pays, les grèves à répétition …etc.
Le Secrétaire Politique de l'UPG a constaté de visu au matin du lundi 3 juin 2013 que la capitale est quasiment paralysé par la grève des taximen et des transporteurs privés.
Dieu seul sait combien d'accidents seront provoqués par l'incapacité de l'Etat gabonais a gérer convenablement un petit pays d'1 million d'habitant plus 500 000 étrangers (mais c'est un autre débat).
Au moindre choc, ces passagers ont des chances de se retrouver à la morgue ou à l'hopital.
Le transport du Gabon au 21e siècle -ici à la Place Rio dit Pierre MAMBOUNDOU).
Sur la Voie EXPRESS (une mini-rocade qui entoure Libreville) la circulation était presque inexistante mais les marcheurs très nombreux. Jusqu'à quand ?
L’UPG en appelle à la lucidité des décideurs au Gabon : après un demi-siècle de pouvoir, il est peut-être temps de penser à passer la main avant d’aller faire une cure d’opposition pour ceux qui semblent épuisés d’avoir gouverné la Gabon depuis 1967. Aucun pouvoir ne peut durer éternellement et le passage du témoin du PDG à l’UPG est devenu impératif pour le bénéfice de tous.
Bruno Ben MOUBAMBA
Secrétaire Politique de l’UPG