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Ben MOUBAMBA

Docteur en philosophie (Université de Reims) ; Docteur en sciences politiques (EHESS - Paris).

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Billet de blog 5 mai 2013

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Gabon / UPG : les 2500 bacheliers sanctionnés ne sont pas des ennemis de l'état

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COMMUNICATION – UPG

Aujourd’hui 4 mai 2013, le Conseil du Secrétariat Exécutif de l’Union du Peuple Gabonais (UPG) s’est réuni en séance ordinaire dans une atmosphère cordiale et chaleureuse, à son siège d’Awendjé (Libreville).  Ben MOUBAMBA a siégé ce jour pour la première fois, comme Secrétaire Politique chargé de la communication et des relations avec les institutions constitutionnelles. Le Conseil a inscrit les points suivants à l’ordre du jour :

  1. 1.     Activités du secrétariat Politique 

-         Mme Virginius Mackaga, la Secrétaire Politique, chargée des relations avec les partis politiques a fait le compte-rendu des dernières rencontres avec les partenaires de l’UPG représentés dans l’Alliance du Changement et pour la Restauration (ACR). Mme Mackaga a fait état des interrogations de l’ACR relatives à la question de l’épineuse « transparence électorale » ayant pour point de crispation « la biométrie », portée en son temps par Pierre Mamboundou lorsqu’il était député à l’Assemblée Nationale. La Cour Constitutionnelle du Gabon a fixé les prochaines élections « locales » au 23 novembre (dernier délai) sans que soient résolues les difficiles questions portant sur des thèmes comme l’enrôlement des électeurs, leur authentification et l’interconnexion du système (codes sources … etc.) ;

-         Le débat qui s’est ouvert s’est articulé autour de l’idée que la question de la « biométrie » est un "bébé" de l’UPG en général et de son fondateur feu Pierre Mamboundou en particulier.

  1. 2.     Conférence de Presse

-         La décision d’organiser une conférence de presse sur ce sujet de la « biométrie » et d’autres sujets d’actualité tels que les « crimes sacrificiels » ayant été actée, la date du jeudi 9 mai a été retenue. La presse nationale et internationale est donc convoquée jeudi 9 mai 2013 à 15 h au siège de l’UPG à Awendjé (Libreville) ;

-         L’UPG devrait insister sur son rôle historique dans l’avènement de la « biométrie » au Gabon et affirmer à nouveau sa légitimité en matière de leadership politique.

  1. 3.     Activités du Secrétariat Général

-         La commission chargée de préparer le Congrès de l’UPG a fait un point sur le processus engagé ;

-         Le Congrès de l’UPG étant imminent, une séance devrait être réservée à cette question dans les prochains jours.

  1. 4.     Divers et informations

-          D’une part, le Conseil a été informé d’une décision gouvernementale qui  interdit à 2500 élèves de passer l’examen du baccalauréat pour fraude sur leurs bulletins de notes et leurs âges ; et d’autre part, le Conseil a appris que plus de 60 élèves ont été interpellés par les forces de l’ordre gabonaises parce qu’ils avaient assiégé les fenêtres du bureau du ministre de l’éducation nationale gabonais suite à la décision du ministre Séraphin Moundounga ;

-          D’autre part, le débat qui s’est ouvert a tourné sur l’Etat-PDG qui a instauré la fraude au Gabon depuis 1968. Il n’y a donc pas à s’étonner que les générations qui se succèdent au Gabon aient pour points de repères la tricherie ;

-          Le parti au pouvoir (PDG) ne doit pas considérer la jeunesse gabonaise comme des « ennemis » de l’état gabonais. Il appartient donc à l’Etat gabonais de remplir ses tâches régaliennes en assumant ses responsabilités vis-à-vis des Gabonais dans leur ensemble. La coercition envers les jeunes Gabonais n’est pas une solution et 2500 élèves de terminale privés d’examen, apparait comme un non-sens en termes de management et de perspectives à long-terme.

A lire : http://www.pressafrik.com/Gabon--une-decision-gouvernementale-interdit-a-2500-eleves-de-passer-l-examen-du-baccalaureat-pour-fraude-sur-leurs_a102671.html  et aussi  http://koaci.com/articles-82049

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