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Ben MOUBAMBA

Docteur en philosophie (Université de Reims) ; Docteur en sciences politiques (EHESS - Paris).

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Billet de blog 6 novembre 2013

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Gabon / Le Parti Démocratique Gabonais et Ali BONGO s'en prennent à Ben MOUBAMBA devant la Cour Constitutionnelle

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L’arrivée devant la Cour Constitutionnelle ce 6 novembre 2013

Bruno Ben MOUBAMBA le Secrétaire Politique à la communication s’est rendu ce 6 novembre 2013 au bureau du greffe de la Cour Constitutionnelle gabonaise. Il aurait été convoqué le lundi 4 novembre par téléphone via le standard de l’Union du Peuple Gabonais (UPG) pour une audition par les juges de la Cour le 5 novembre mais il n’a pas été informé. L’administration étant écrite, les procédés de convocation d’un acteur politique ont surpris plus d’un observateur ce mercredi 6 novembre.

Reçu par Maître Tsinga au Bureau du greffe, Bruno Ben MOUBAMBA a été informé d’une plainte du Parti Démocratique Gabonais à son endroit relative à une impossibilité d’être candidat aux LOCALES 2013 à Ndendé pour avoir été membre (démissionnaire) de l’Union Nationale. Les accusateurs de Bruno Ben MOUBAMBA s’appuieraient sur une Loi de 2012 (sans caractère rétroactif) pour obtenir l’annulation de la LISTE UPG de la ville de Ndendé, par la mise en cause permanente de Bruno Ben MOUBAMBA.

Bien entendu, l’autorité politique du Parti Démocratique Gabonais (au pouvoir depuis un demi-siècle) à la manœuvre se trouve à la Direction du Budget et manipule à souhait qui elle souhaite grâce à l’argent du contribuable. D’une manière générale le manque de popularité de certains ne leur laisse que le choix de faire dans les coups-bas, les manœuvres et le crime. Jusqu’à quand ?

Dans tous les cas, le greffe de la Cour Constitutionnelle a indiqué au Secrétaire Politique Ben MOUBAMBA que la décision des Juges a été prise le 5 novembre 2013, qu’elle serait signée ce 6 novembre dans l’après-midi et qu’elle serait notifiée à l’UPG le lendemain 7 novembre 2013.

S’il est généralement admis que les institutions d’un pays doivent être respectées, aussi faible soient-elles, il faut aussi reconnaitre que « l’obsession anti-Ben MOUBAMBA » du Parti Démocratique Gabonais (au pouvoir depuis un demi-siècle) ressemble à du déjà-vu : on persécute un acteur pour l’intimider d’abord et lui faire peur, ensuite on le menace clairement tout en proposant des arrangements et par après, la personnalité est agressée d’une manière ou d’une autre si elle n’est pas totalement dévitalisée entre temps. La Cour va se prononcer. Sa décision ne concernera pas que le futur plus ou moins proche de Bruno Ben MOUBAMBA. La position de la Cour Constitutionnelle pèsera d’un poids très lourd dans l’histoire immédiate du Gabon.

En tout état de cause, les deux grandes chancelleries ont été informées de ce qui se passe afin que nul n'en ignore.

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