Il importe en effet de veiller sur l'idée que le Gabon a les moyens de devenir une force économique et démocratique sous-régionale. Puis de construire le dialogue politique par la Paix, par le Respect de l'opposition et vice-versa, pour décrisper l'atmosphère de conflictualité permanente... Et le Parti au pouvoir doit oublier ses projets d’absorber l’Union du Peuple Gabonais. La "co-gouvernance" doit être rangée dans les placards de l’Histoire car l’UPG a vocation à redevenir l’épicentre de l’opposition gabonaise. N’en déplaise à l’illuminisme politique en vogue au Gabon et à une certaine opposition tirée par un « club du 3e âge, les nouveaux acteurs doivent cesser de se laisser infantiliser alors même que la génération montante a déjà la quarantaine bien entamée. Oui, le "club du 3e âge" (sauf leur respect) doit "libérer les places" et cesser de faire dans l’obstruction permanente. Ceci est valable pour toute la classe politique car le renouvellement des générations est la chose la mieux partagée au monde.
Toute politique articule son programme autour d'une vision cohérente, avec des objectifs clairement définis. Pour ce qui est du Gabon, son Challenge est d'atteindre deux objectifs dont il a les pleins moyens : il peut d'abord re-devenir d'ici 2016 un pôle diplomatique et démocratique à l'échelon de la sous-région et du continent. En réorientant le dialogue avec les pays acquis à ce premier paradigme ( Afrique du Sud, Sénégal...). Puis il a les pleins moyens de devenir un pôle économique capable de donner de l'emploi à ses Citoyens, donc de re-stabiliser le corps social, puis de créer une nouvelle attraction auprès des sponsors et des partenaires extérieurs, en vue de mettre en place une politique économique de Développement intérieur et de grands projets frontaliers et sous-régionaux. De la sorte, récupérer la posture de porte-étendard du Développement et des libertés. Cela passe par une concentration du corps politique dans ce double objectif, avec un canevas chiffré, un chronogramme, l'attention portée sur la transparence de la gestion de l'Etat et de l'organisation des élections. Ces deux objectifs, une fois recentrés, permettent la signature d'une Charte nationale, l'UPG pourrait reprendre l'idée de Conférence Nationale avortée, en créant un pôle de Dialogue sérieux OPPOSITION-POUVOIR en place, au nom de l'intérêt général du Gabon. Ben MOUBAMBA n'a pas l'intention de suivre une "opposition cataleptique vieillissante (sauf leur respect encore une fois) ou de se laisser pièger par le parti au pouvoir.
Mais, ce qui fait défection, pour le moment, c'est la cacophonie, c'est l'absence d'aspiration vers un minimal. Ce minima : c'est sur le plan économique : le Développement économique qui stabilise tous les Citoyens, et l'ouverture vers la création des emplois sous-régionaux. Et sur le plan économique, redonner au Gabon le privilège de redevenir une "Terre de paix", une Terre diplomatique, de règlement des Conflits sous-régionaux. Or, les choix politiques actuels, le marasme économique, le taux élevé du chômage, et la montée dangereuse de l'insécurité, en empêchent grandement l'accomplissement. Une Charte pour l'intérêt du Gabon s'impose donc, pour recentrer l’activité politique et économique sur ces deux grands objectifs. L'Union du Peuple Gabonais y travaille en ce moment.
Marche officielle contre les crimes rituels le samedi 11 mai 2013 - Une date pour l'Histoire
Non, les milliers de Gabonais qui ont marché le 11 mai (y compris les familles de victimes) ne sont pas des « cannibales » ou des suppôts du pouvoir au prétexte que seule une « Marche » a été autorisée. Il faut raison garder, respecter toute la douleur des familles et renoncer à l’insulte facile.
Ben MOUBAMBA et l'avocate Gisèle Eyu (en rose) du Forum de Reims le 4 avril 2009 en France qui a signé l'entrée officielle dans la bataille pour le renouveau du Gabon en particulier et de l'Afrique en général. "Notre combat sera long" écrivait Mongo Beti mais l'UPG a tout le temps : le temps de l'Histoire !
Le 11 mai restera gravé dans l'histoire, c'est certain. Pour Ben MOUBAMBA, l'interdiction de la contre-Marche contre les crimes rituels est hautement condamnable et une preuve de dérive dictatoriale au Gabon. le pragmatisme aurait voulu que l'on défile tous ensemble même chacun dans sa file (opposition, religions, pouvoir, société civile ...). Certaines causes méritent d'être transcendées car nous n'avons qu'un seul pays : le Gabon !