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Ben MOUBAMBA

Docteur en philosophie (Université de Reims) ; Docteur en sciences politiques (EHESS - Paris).

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Billet de blog 13 novembre 2013

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Gabon / Les dernières inondations à Libreville et le gouvernement de la Providence divine !

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Certes, Dieu agit en faveur des êtres-humains au moyen de la Providence mais il ne peut pas nous sauver sans un minimum de coopération de notre part

Une photo de J. Moulenda 

Alors qu'une pluie « ininterrompue »  s’est abattue sur Libreville dans la journée du mardi 12 novembre et la nuit du 13 novembre 2013, certains quartiers de la capitale gabonaise ont été une nouvelle fois inondées sous des trombes d’eaux. L’anarchie urbaine et le manque de vision du pouvoir gabonais (au pouvoir depuis un demi-siècle) conduisent le Gabon aux limites de la saturation. Il y a quelques jours, d’autres inondations ont pourtant été déplorées ici et là sans que des mesures soient prises. Non, ce qui est important dans notre pays , ce sont les LOCALES 2013 et leurs lots de crimes rituels.

Seule la Croix Rouge semble s’activer sur le terrain de manière insuffisante mais cela mérite d’être souligné. L’indifférence ou l’impuissance des autorités ne laisse pas de préoccuper, d’autant plus que la police est intervenue vigoureusement pour disperser des groupes de manifestants tentant d’ériger des barricades sur la Voie Express (une rocade)  à l’est de Libreville. Comme réponse gouvernementale, c’est un peu insuffisant.

Les gens sont livrés à eux-mêmes et personne ne voit la traduction sur le terrain des 3 500 milliards de budget de l’Etat gabonais. Le Gabon devrait être un pays que l’on gère les yeux fermés et de la main gauche. Quel est le fond du problème ? Le Peuple Gabonais doit savoir que le fatalisme est une chose inappropriée en la circonstance. Certes, Dieu agit en faveur des êtres-humains au moyen de la Providence mais il ne peut pas nous sauver sans un minimum de coopération de notre part. Pourquoi ? Mais parce que nous sommes des dieux et des créateurs associés au devenir du monde. « Pourquoi restés vous là à regarder le ciel ? » a dit le Christ. Le Gabon deviendra ce que nous aurons décidé d’en faire. Nos malheurs peuvent durer mille ans encore et sans anicroches si nous n’attendions que le miracle. Nous devons agir avec discernement mais nous ne pouvons pas être les principaux spectateurs de nos vies comme nous étions dans un rêve et non une réalité de plus en plus difficile à vivre.

 Bruno Ben MOUBAMBA

bruno@moubamba.com

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