Il y a de quoi être écœuré par ce qui se passe dans le pays et que le pouvoir gabonais cache à l’opinion. J’ai rencontré par exemple à Libreville, cet après-midi (le 16 janvier 2014), une partie de la famille de Luciana. Cette jeune gabonaise était enceinte et en classe de 3ème au Lycée Diba-Diba dans la capitale gabonaise. Elle a été battue à mort par les Forces de Sécurité du pays aux premiers jours des manifestations des élèves qui ont réclamé des professeurs suite à un mouvement de grève des enseignants en novembre et décembre 2013. Plus précisément le 14 novembre 2013 au quartier "Charbonnages". Ses parents ont été réduits au silence. D'autres policiers se sont rendus coupables de vols notamment d'appareils électroniques appartenant aux enfants. Pourquoi ce grand silence de l’opinion ?
- 1. Il y a bien eu au moins une élève tuée dans la grève des élèves
Luciana est morte sous les coups de matraques des policiers, avec son bébé dans le ventre (comme on dit) et personne n’a jugé utile de communiquer sur le sujet. A part cela, le Général de police Mistoul est un grand officier et ses éléments ont fait leur devoir : ôter la vie à une gamine et faire pression sur la famille pour qu’elle ne parle pas. Les militaires de Tchibanga n’ont pas fait mieux au Collège Delta en usant de violences inouïes contre des enfants, sur instruction de M. Le Gouverneur de la République. De toutes les manières, qu’est-ce qu’une vie ici au Gabon ?
Bien entendu et ces derniers temps, le pouvoir a repris la rengaine sur la paix, la paix, la paix … aux vœux d’Ali Bongo, au Conseil des Ministres. Mais, est-ce qu’on mange la paix ? Un pays qui envoie des « Forces de troisième catégorie » contre des enfants de 5e , 4e ou 3e ne peut pas être crédible sur les questions de paix et de sécurité. Une « Nation » qui tue ses enfants n’en est pas une et un Etat ou le parti au pouvoir veut se maintenir à tout prix n’en est pas encore un, au demeurant.
- 2. Un des responsables de la crise de l’éducation au Gabon et dirigeant de la République "Gabonaise" d’Akanda hérite du Secrétariat Général de la Présidence
Luciana et son enfant ne sont plus de ce monde et en date de ce jour, Etienne Massard est nommé Secrétaire Général de la présidence de la République Gabonaise. Etienne Massard a réussi quoi à l’Education Nationale pour mériter un tel poste ? Vive la République d’Akanda, n’est-ce pas ? La nouvelle commune surgie du néant à l’occasion des LOCALES 2013 au Gabon résume à elle seule, ce qu’est devenu notre pays : un Etat bradé et que l’on est en train de vendre en solde sous le label du Parti Démocratique Gabonais.
La République d'Akanda est aux commandes du Gabon ...
Bruno Ben MOUBAMBA