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Ben MOUBAMBA

Docteur en philosophie (Université de Reims) ; Docteur en sciences politiques (EHESS - Paris).

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Billet de blog 20 mars 2013

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GABON: UN RAPPORT ACCABLANT SUR LES VIOLATIONS DES DROITS HUMAINS AU GABON/A DAMNING REPORT ABOUT HUMAN RIGHTS VIOLATIONS IN GA

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Le REDDHGA (Réseau de défenseurs des Droits Humains du Gabon) est une ONG gabonaise. Ce réseau est coordonné par un citoyen gabonais très courageux du nom de Jean Elvis Ebang Ondo. Cette ONG vient de publier un rapport général sur la situation des droits de l'homme au Gabon pour la période débutant en 2009 et 2012. Comme vous pouvez le voir sur ces photos qui sont très pénibles, les autorités gabonaises ont beaucoup de comptes à rendre en ce qui concerne les droits de l'homme.
Ce rapport doit être remis au gouvernement gabonais, aux diverses ambassades accréditées au Gabon, aux organismes compétents des Nations Unies et autres organisations similairement compétentes. Le Gabon, bien que signataire de plusieurs accords et traités internationaux garantissant les droits individuels et collectifs, n'a jamais été en mesure de fournir à sa population un cadre de base au sein duquel des garantis de liberté et de justice puissent s'établir. C'est, faut-il le rappeler, un pays de seulement 1,5 millions de personnes sur un territoire grand comme la moitié de la France qui est immensément riche en ressources naturelles. Il n'y a donc absolument aucune raison pour que le régime ne soit pas en mesure de fournir à tous les citoyens le droit fondamental à la sécurité; pour ne même pas parler des autres libertés telles que la démocratie, les pratiques de bonne gouvernance, l'éducation etc. Au lieu de cela, les citoyens gabonais continuent d'être victimes des maltraitances les plus barbares à cause des conditions mises en place par ce régime dictatorial.
Dans son rapport, le REDDHGA dit que la collecte de données est difficile au Gabon en raison de la réticence des autorités militaires et judiciaires, sous les ordres des autorités politiques, de collaborer. Néanmoins, le rapport sera envoyé et examiné par les instances internationales compétentes, à Genève, en Suisse, en cet Octobre 2012. Le REDDHGA est particulièrement reconnaissant envers la presse libre et les familles courageuses qui osent parler des victimes de crimes rituels qui sont en recrudescence depuis 2009 au Gabon. Les crimes rituels sont ces assassinats horribles qui surviennent constamment au Gabon et impliquent l'enlèvement d'individus ciblés, adultes ou enfants, hommes ou femmes, et leur conduite dans une broussaille où ils sont sauvagement mutilés pour prélèvement de certaines parties du corps auxquelles certaines pratiques prêtent des pouvoirs essentiels pour la préparation de gris-gris susceptibles de rendre les commanditaires riches et puissants.
Comme le documente le rapport REDDHGA dans les détails, le meurtre de personnes innocentes à des fins rituelles est une pratique courante au Gabon, et il est de notoriété publique que les commanditaires bénéficient de la protection du régime, étant donné que presqu'aucun commanditaire n'a jamais été arrêté et poursuivi pour ces crimes. Les monstres commettant ces actes peuvent aussi bien cibler et tuer des membres de leur propre famille, que des membres vulnérables de la société tels que les femmes seules, les enfants, les personnes âgées ou les personnes ne possédant pas tout leurs moyens physiques ou mentaux. Il y a eu des cas où des gens ont été tués par leurs amis ou voisins. Comme vous pouvez le constater, la croyance que le sacrifice rituel peut rendre riche et puissant est très forte parmi les personnes qui gravitent autour du pouvoir politique. Les gens qui commanditent ces meurtres et de se livrent a ces sacrifices rituels, ne sont pas des villageois illettrés, mais beaucoup de ceux qui prétendent avoir une bonne instruction moderne. C'est la tragédie du Gabon. Il y a plusieurs années que M. Jean Elvis Ebang Ondo, qui lui-même a perdu son fils à un tel meurtre, exhorte les autorités à agir contre ces groupes organisés qui se spécialisent dans le meurtre rituel et la vente ou achat de parties de corps humain; mais les autorités ont toujours fait semblant d'agir, avant d'ignorer inexorablement ces cas.
Le rapport indique que ces actes atroces aussi évoluent avec le temps. Alors que dans le passé, les auteurs avaient l'habitude de laisser ces corps mutilés derrière eux; la nouvelle tendance est de cacher les corps ou d'en extraire le sang des victimes, en utilisant des seringues et laisser ensuite les victimes mourantes, complètement épuisées et vidées de leur sang. Il semble que ces atrocités se produisent même dans les hôpitaux et les pauvres enfants immigrés en paient les frais. Il est clair que tous les cas ne sont pas signalés, compte tenu de la réticence des autorités à agir; mais en 2010, le REDDHGA a documenté environ 34 cas. En 2011, le nombre était double, c'est-à-dire 62 cas. Pour l'année en cours de 2012, c'est 42 cas qui ont déjà été documentés.
Il s'agit d'un rapport très complet que nous recommandons à nos lecteurs. Tous les aspects de l'absence de liberté et des droits humains au Gabon, y sont présentés et la REDDHGA offre même des solutions aux autorités gabonaises. Si vous souhaitez recevoir le rapport complet, laissez-le-nous savoir par courriel et nous vous l'enverrons. Il est en français et est de 32 pages.
English version
The REDDHGA (Réseau de Défenseurs des Droits Humains du Gabon) is an NGO that could be defined as a Network of Human Rights Defenders Gabon. It is led by a very courageous Gabonese citizen by the name of Jean Elvis Ebang Ondo. This NGO has just published a general report on the state of human rights in Gabon for the period beginning in 2009 to 2012. As you can see from these pictures that are very difficult to look at, the Gabonese authorities have a lot to answer for as far as human rights are concerned.
This report is to be submitted to the Gabonese Government, to various Embassies accredited to Gabon, to the relevant United Nations agencies and other relevant organizations. Gabon, although a signatory of several International Accords and Treaties guaranteeing individual and collective rights, has never been able to provide the basic framework or liberty and justice to its citizens. This is, must we remember, a country of only 1.5 million people on a territory as big as half of France that is immensely rich in natural resources. There is absolutely no reason for the regime to not be able to provide to all citizens the basic right of security; not to speak of other freedoms such as democracy, good governance practices, education etc. Instead, Gabonese citizen continue to be abused in the most barbaric way by the conditions put in place by this dictatorial regime.
In its report, the REDDHGA says that the collection of technical data is difficult in Gabon due to the reluctance of the military and judicial authorities under the orders of political authorities, to collaborate. Nevertheless, the report will be sent and examined by the appropriate international bodies in Geneva, Switzerland, this October 2012. The REDDHGA is particularly grateful and thankful toward the free press and courageous families who dares to speak about victims of rituals crimes which are in resurgence since 2009 in Gabon. Ritual crimes are these horrible assassinations that are constantly occurring in Gabon and involve the kidnapping of a targeted individual, adults or child, male or female, and their taking into a bush where they are savagely butchered in order to removed wanted specific body parts that are believed in certain practices to be necessary for the preparation of magic charms which can make people rich.
As the REDDHGA report document in details, the killing of innocent people for ritual purposes is a common practice in Gabon; and it is believed that the perpetrators receive the protection of the regime, since hardly anybody has ever been arrested and prosecuted for these crimes. The monsters commiting these acts indiscriminately can target and kill their own family members or vulnerable members of the society such as women, children, the elderly or people living with disabilities. There have been cases where people have been killed by their friends or neighbors. As you can see, the belief that ritual sacrifice can make people rich and successful is very strong among the people gravitating around the political power. The people who order these killings and indulge in ritual sacrifice are not illiterate villagers, but many of these who pretend to have a good modern education. This is the tragedy of Gabon. There have been several years that Mr. Jean Elvis Ebang Ondo, who himself lost his son to such a killing, is calling for the authorities to act against these organized group that specialize in ritual killing and the sale and procurement of human parts; but the authorities always pretend to act, before ignoring these cases.
The report says that these atrocious acts are also changing with time. While in the past, the perpetrators used to leave mutilated bodies behind, the new tendency is to hide the bodies or to extract blood from the victims, using syringes and leaving the victims to die, completely depleted of their blood. Apparently these atrocities even occur in hospitals and poor immigrant children are paying the brunt of these cases. It is clear that not all cases are reported given the reticence of the authorities to act; but in 2010 the REDDHGA documented about 34 cases. In 2011, the number was double, 62 cases. For the current year 2012, 42 cases have already been documented.
This is a very exhaustive report which we recommend to our readers. All aspects of lack of freedom in Gabon are presented and the REDDHGA even offers solutions to the Gabonese authorities. If you would like to receive the full report, let us know via email and we will send it to you. It is in French and has 32 pages.
SOURCE; http://mure-tabe.overblog.com/

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