Ben MOUBAMBA (avatar)

Ben MOUBAMBA

Docteur en philosophie (Université de Reims) ; Docteur en sciences politiques (EHESS - Paris).

Abonné·e de Mediapart

261 Billets

0 Édition

Billet de blog 21 mai 2013

Ben MOUBAMBA (avatar)

Ben MOUBAMBA

Docteur en philosophie (Université de Reims) ; Docteur en sciences politiques (EHESS - Paris).

Abonné·e de Mediapart

Gabon : Pourquoi Séraphin Moundounga le Ministre de l'éducation nationale doit partir !?

Ben MOUBAMBA (avatar)

Ben MOUBAMBA

Docteur en philosophie (Université de Reims) ; Docteur en sciences politiques (EHESS - Paris).

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

La décision no 0037 / MINDUC/HCEN/ICEN/DGEP/DE1/DE2/DE2/DETP du 16 avril 1987 portant réglementation des décisions des conseils de classe relatives aux bilans trimestriels et annuels des élèves des établissements d’enseignement secondaire général, technique et professionnel et d’enseignement normal formule en son article premier « les conseils de classe de fin de trimestre et de fin d’année – scolaire des établissements d’enseignement secondaire général, technique et professionnel et d’enseignement normal sont souverains en matière de : - Récompense et sanctions ; - Passage en classe supérieure et redoublement ; - Exclusions temporaires et définitives (autrefois) […] Pourquoi avoir laissé les parents et autres élèves se faire inscrire avec des « faux documents » ? C’est comme si l’on avait en fait voulu piéger ces jeunes hommes et femmes, en les laissant avancer vers un traquenard que le DGEC (office du BAC) et le ministre avaient déjà préparé. Pourquoi avoir attendu que la DGEC valide les dossiers de ces candidats, que le Trésor public leur délivre une quittance de versement de 40 000 francs CFA pour décider de les rétrograder après cela ? Si réellement son objectif était de était de rendre le système éducatif salubre, pourquoi prendre la décision deux mois avant le bac ? Pourquoi ne s’attaquer qu’aux élèves de terminale alors que le phénomène est général ? […] Le comble de l’ironie est que les établissements « Paul Kouya » de Koulamoutou et Berthe et Jean d’Essassa appartenant respectivement à Blaise Louembe et Marie-Madeleine Mborantsuo sont miraculeusement épargnés de cette gangrène bien gabonaise. Extrait d’ECHOS DU NORD du 21 mai 2013.

Au matin du 21 mai 2013 : les élèves qui contestent leur ministre étaient toujours devant la Cathédrale Sainte Marie alors que demain 22 mai, certains auront déjà passé une semaine sans s’alimenter dans l’indifférence des autorités gabonaises.

Il faut favoriser au Gabon une génération pacifique mais combattante pour ses droits : la vocation du Gabon est de montrer la voie au continent africain : nous ne serons jamais la Côte d'Ivoire ou le Mali car de notre pays la lumière de la vérité peut jaillir.

Une jeune de terminale explique ce matin du 21 mail que les élèves privés de BAC 2013 ont refusé de s'inscrire à l'examen inique du probatoire (bac de 1ère) alors même que le Ministre expliquait samedi matin dans le quotidien l'UNION qu'on peut être rétrogradé en 1ère l'année prochaine et passer le Bac incompréhensible de 1ère dès 2013.

Un jeune explique que les inscriptions des "terminale" en bac de 1ère sont un piège du Ministre.

Des élèves issus pour la plupart des milieux défavorisés et désemparés.

Myra a été évacuée inconsciente à l’hôpital dans la nuit du 20 au 21 mai et est revenue poursuivre sa grève de la faim ce 21 mai.

Les jeunes gabonais (dans un contexte d'hyper-violence dans le pays) commencent à comprendre l'importance de la non-violence dans les combats en Afrique.

Sur un continent ravagé par les guerres, les atrocités, les destructions et où la vie humaine ne vaut rien, nous pouvons inaugurer au Gabon une nouvelle conscience et de nouvelles valeurs.

Le destin commun d'une communauté politique ne passe pas forcément par les destructions, les crimes, les meurtres, les casses .... Nous pouvons revendiquer nos droits dans la dignité sans violence et sans haine face à une barbarie en costumes et roulant dans des voitures climatisées.

Nous avons ici la preuve de l'inhumanité de ceux qui gouvernent : pendant que le pays est victime d'une hémorragie financière, la jeunesse est sacrifiée et demain on nous demandera de voter pour un pouvoir ou une opposition indignes de nos suffrages.

Une génération nouvelle se lève au Gabon : elle ne sera ni émergente ni autre : elle sera consciente avant tout !

Nous croyons dans les ressources cachées du Peuple Gabonais humilié.

Les politiciens gabonais souffrent tous d'une maladie qui s'appelle la "réunionite" qui les entraîne à faire "les beaux" autour d'une table avec leurs costumes ridicules en oubliant les malheurs du peuple gabonais, et leurs cravates qui ne manquent pourtant pas de les étouffer.

Nous ne devons compter que sur nous-mêmes avant tout ...

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.