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Ben MOUBAMBA

Docteur en philosophie (Université de Reims) ; Docteur en sciences politiques (EHESS - Paris).

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Billet de blog 21 août 2013

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Gabon / Que peut faire la Première Dame contre l'obésité dans la société civile et militaire ?

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Le Président Ali Bongo passant les troupes en revue le 16 août 2013

Il serait temps de faire des campagnes qui favorisent une alimentation moins riche en graisse et en sucre ! ? Parce qu'avec des Forces de sécurité qui ont ce genre de ventres, il ne faut pas s'étonner que l'ex-rébellion SELEKA de CENTRAFRIQUE n'aient fait qu'une bouchée de nos valeureux bérets rouges voici quelques mois à Bangui. Nous conseillons à Mme la 1ere Dame du Gabon  de faire comme Michelle Obama : une campagne contre la malbouffe commençant par une surveillance renforcée de la SOBRAGA et des ses boissons suspectes. Mais, il faudra parallèlement permettre à tout le monde de manger à sa faim dans un pays ou devrait couler le lait et le miel !

Le Président « Kennedy a rendu obligatoire l’éducation physique quotidienne à l’école. Barack Obama devrait imposer l’éducation culinaire », assène la Première Dame des Etats-Unis.

Elle se bat depuis des années pour changer les habitudes alimentaires de son pays, elle révolutionne les diktats armée d’une philosophie simple : ses plats sont composés de produits de saison uniquement livrés par les fermiers des environs. Et si le gouvernement a annoncé son soutien à l’agriculture de proximité, mais que fait la Première Dame du Gabon pour la sécurité alimentaire des Gabonais ?

Il faudrait fermer la plupart des restaurants « dos tournés » qui propagent des maladies cardiovasculaires.

Le « Healthy » a par exemple débarqué en France dans les années 2000, certains restaurateurs ont senti que les Français tendaient vers une nouvelle alimentation,  plus saine, plus équilibrée et plus respectueuse de l’environnement, les premiers restaurants ont ouvert et la vague a déferlé.

Aujourd’hui, pas une semaine ne se passe sans l’ouverture d’un restaurant, d’une épicerieaux quatre coins de la France, prônant une alimentation-santé, une cuisine du marché, et des produits frais et locaux.

Avec  sa côte poissonnière, ses terres cultivables et ses plaines prêtes pour l’élevage tout est prêt pour que Syvia Bongo s’adresse aux adultes ou aux enfants, qu’elles que soient les habitudes alimentaires des Gabonais. Finalement peu importe puisque toutes les bonnes initiatives doivent véhiculer finalement la même chose: le retour du goût,  des bons produits, et du meilleur pour notre santé, au gré des saisons. Et si la cuisine du Gabon de demain était celle qui nous fait du bien?

Mme la Première Dame, personne n’est contre vos danses du 17 août en compagnie de l’oligarchie mais vous devriez penser à appeler comme Michelle Obama au développement de  l’éducation au goût car seuls les consommateurs informés et conscients de l’impact de leurs choix sur les logiques de production alimentaire peuvent devenir des coproducteurs d’un nouveau modèle agricole, moins dépendant des produits importés trop caloriques, moins lié à la cuisine huileuse ouest-africaine et plus respectueux du vivant, produisant des aliments bons, propres et justes. Mais bon, votre époux va mal le prendre comme d’habitude et vous ne ferez rien. Les Gabonais auront compris et c’est déjà ça !

 Bruno Ben MOUBAMBA

bruno@moubamba.com

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