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Ben MOUBAMBA

Docteur en philosophie (Université de Reims) ; Docteur en sciences politiques (EHESS - Paris).

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Billet de blog 27 mai 2013

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Gabon / BAC 2013 : l'UPG fustige le ministre de l'éducation nationale et demande la réhabilitation des élèves

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Le Secrétaire Exécutif

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Ministre de l’éducation nationale a pris la décision d’exclure aux épreuves du BAC 2013 près de 2500 candidats à un mois des examens. Cette décision s’appuie sous le prétexte que certains candidats ne méritent pas le passage en classe de terminale, d’autres ont falsifié les bulletins de notes, quelques uns sont issus des établissements privés et n’ont pas le droit de présenter des candidats aux examens officiels. En d’autres termes, le Ministre reproche à ces élèves d’avoir fraudé. Si tel est le cas, l’UPG n’approuve pas les fraudes de quelque nature que ce soit dont un certain nombre d’élèves se sont rendus coupables. Toutefois pour l’UPG, la décision du Ministre de l’éducation nationale est en porte-à-faux avec les textes nationaux et internationaux en vigueur. Notre Gouvernement par cette décision viole : L’article 26 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qui affirme notamment que « toute personne a droit à l’éducation » ; La Loi 21/2011 portant orientation générale de l’éducation, de la formation et de la recherche en son article 3 : « le droit à l’égal accès à l’éducation, à l’instruction, à la culture et à la formation est garantie à tous sans distinction…etc. » La décision n°0037 d’avril 1987 du Ministère de l’Education Nationale qui accorde la souveraineté des décisions aux conseils de Classe, en ce qui concerne le passage et les redoublements des élèves. Au regard de ces dispositions légales, pourquoi certains élèves appartenant à des établissements privés en règle n’ont-ils pas le droit de participer au BAC comme en ont le droit, ceux des établissements tout aussi privés comme le lycée Paul KOUYA de Koulamoutou ou Berthe et Jean d’Essassa ces derniers étant la propriété des proches du système. N’y a t-il pas là de la part du Ministre la politique de deux poids deux mesures. En outre, cette décision viole l’article 40 de la convention relative aux Droits de l’enfant qui dispose que « les Etats reconnaissent à tout enfant suspecté, accusé ou convaincu d’infraction à la Loi pénale le droit à un traitement qui soit de nature à favoriser son sens de la dignité et de la valeur personnelle, qui renforce respect pour les Droits de l’Homme et les libertés fondamentales d’autrui… ». Au regard de tout ce qui précède, et étant donné que l’Etat ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes, l’UPG interpelle les plus hautes autorités du pays, en l’occurrence le Premier Ministre et le Président de la République pour qu’ils reconsidèrent la décision du Ministre de l’éducation nationale. Par cette déclaration, l’UPG prend à témoin l’opinion nationale et internationale. Fait à Libreville, le 27 Mai 2013 Pour le Conseil du Secrétariat Exécutif Le Secrétaire Exécutif Mathieu MBOUMBA NZIENGUI (#Gabon)

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