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Billet de blog 7 octobre 2024

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Zelensky parle d'un "plan de la victoire" !!

Comment peut-on le laisser dire, alors même qu'il reparle de l'adhésion à l'OTAN, adhésion à réaliser rapidement bien sûr ?

Une alliance militaire à la porte de la Russie, cela existe déjà de fait, mais de là à ce que Poutine accepte l'adhésion de l'Ukraine, on sait ou on devrait savoir que ce n'est pas possible.

Comment la presse peut-elle oublier à ce point les enjeux de la guerre, qui ne sont pas que territoriaux ?

Comment la presse peut-elle oublier la construction de centrales nucléaires en Ukraine, centrales de conception américaine ?

https://www.sfen.org/rgn/avec-washington-lukraine-relance-la-construction-de-reacteurs/

Or, l'énergie, et notamment l'énergie nucléaire est bien un des facteurs de tension, comme l'a souligné Marc Endeweld dans ses livres ou ses articles.

Notamment quand il parle du mémorandum de Budapest et des déclarations de Zélensky à ce sujet, notamment de rendre autonome la production nucléaire ukrainienne et de souhaiter des armes nucléaires.

C'est un dossier dont personne ne parle !

L'Ukraine, lourdement endettée, qui voit ses créanciers internationaux s'inquiéter de ses remboursements, demande, par la voix de son Président, une aide accrue mais il faudrait faire le bilan des sommes qu'elle a déjà perçu, en dons et en prêts. Et bien différencier les dons ou les crédit-bails.

De plus, son économie est forcément en difficulté, et, on semble l'oublier, plusieurs millions d’Ukrainiens ont quitté leur pays. Et la saignée de combattants, le fait que certains combattants sont sur le front depuis 4 à 5 ans, ne sont pas des facteurs positifs.

A force de ne rien dire, ou de cacher certains des enjeux stratégiques, la presse reproduit le discours de Zélensky réclamant sans cesse des armes et des moyens pour "vaincre", comme si cela était une option possible. Mais   elle n'aide pas plus l'Ukraine, que les dirigeants occidentaux qui sont bien plus prudents dans leurs aides matérielles que dans leurs discours.

A force de taire les enjeux ou certains d'entre eux, on n'aide ni l'Ukraine, ni la paix qu'on est censé défendre !

A force de refuser de parler des responsabilités dans les attentats contre les gazoducs, on se prive de bien des capacités d'analyse et donc de la possibilité de prendre des décisions appropriées.

Que sortira t -il de ces aveuglements ?

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