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Quels sont les maîtres mots de votre projet politique ?
Un slogan que l'on met en avant c'est « Prendre ses affaires en main ». En fait c'est ce que l'on veut faire entendre dans cette campagne là, c'est qu'il y en a ras le bol de cette société, de ce système, de la démagogie et de la corruption du monde politicien ; ras le bol aussi des richesses indécentes du côté des capitalistes, des possédants et puis une pauvreté grandissante, une précarité, du chômage et puis des idées réactionnaires, du racisme, du sexisme, de l'homophobie. Il y a vraiment une contestation profonde de la société et puis de ce rouleau compresseur ultra libéral. Et donc on veut faire entendre cette idée qu'il faut réagir, qu'il faut riposter, relever la tête. C'est cette idée de « Prendre ses affaires en main ». Il faut que l'on s'organise par nous même, il faut que l'on fasse de la politique nous même, qu'on construise un partie politique qui soit le notre, celui des exploités, des opprimés. C'est le message essentiel à travers cette campagne là.
Que diriez vous à un citoyen se tournant vers le FN ?
On a envie de dénoncer tout le côte faux cerf du FN et de Le Pen : cette sorte d'escroquerie d'un parti qui veut se présenter comme le parti du peuple, le parti des ouvriers, qui dit "Nous on va répondre au plus fragile, on va les aider et tout ça", alors qu'en réalité le Front National c'est un parti qui ne conteste pas le système capitaliste. Il se dit hors système mais il est en plein dedans, d'ailleurs on le voit rien qu'avec les scandales financiers, les magouilles et puis les affaires au tribunal. C'est vraiment un parti qui fait de la politique comme les autres, qui se sert dans les caisses, qui est du côté des riches et qui est d'ailleurs complètement lié à tout ça. C'est ce parti là dont on veut dénoncer l'escroquerie et puis dénoncer aussi tout le font de commerce du front national qui est un font de commerce xénophobe et anti-immigrés et qui cherche à présenter les immigrés comme responsable de la crise donc détourner le mécontentement populaire contre les immigrés ou même contre les chômeurs qui sont parfois traiter de "faignants". C'est un parti très dangereux de ce point de vue la parce qu'il divise les opprimés. Il essaie de monter les mécontentements des uns contre les autres. Il y a une urgence à retrouver une conscience collective, une conscience de classe. C'est à dire que oui les opprimés, les exploités il faut qu'on arrive à raisonner en tant que tel et à ce dire qu'on a des adversaires. Le FN est un adversaire de la même manière que tout les autres partis classiques au service des plus riches. C'est comment on retrouve cette force là de cette conscience collective que notre adversaire c'est le capitalisme, ce sont les fortunés et tous les politiciens à leurs service. C'est un peu tout cela que l'on veut dire. On voit bien que c'est compliqué, que les gens sont désoeuvrés, désorientés, tellement écoeurés par tout ce qu'il ce passe qu' il y en a qui sont tentés par ce vote là. Notre participation à l'élection c'est aussi ça, de dire "regardez, il y autre chose que le vote Le Pen, il y aussi ce vote internationaliste, antiraciste et ce vote anticapitaliste". Cela ne sera certainement pas en votant pour ces politiciens là et notamment les plus réactionnaires d'entre eux que représente le FN mais en votant pour nous en s'organisant nous-mêmes.
Vous président, vous abrogez la loi travail ?
Ah bien évidement ! C'est l'abrogation de la loi travail, c'est l'abrogation des lois Rebsamen, des lois Macron, enfin de toutes les attaques antisociales qui ont étaient menées par le gouvernement du parti socialiste. C'est ce que l'on n'a pas réussi aujourd'hui à faire par la rue, mais bon n'empêche que ce qui s'est passé l'année dernière, cela montre aussi qu'il y a une capacité d'une partie de la population à relever la tête, à résister et donc cela donne plutôt confiance. Finalement, la solution elle est là. C'est ce que l'on a vu par le passé avec mai 68, les grèves générales en mai et juin 1936. A chaque fois qu'il y a eu du progrès social, à chaque fois qu'il y a une amélioration de la vie des gens, c'est parce que qu'il y a eu des batailles sociales menées, c'est parce qu'il y a eu des grèves générales, c'est parce que il y a eu des révoltes et mêmes des révolutions. Nous c'est ce que l'on défend comme perspective. Nous président, bien sûr que l'on discute de l'abrogation, mais on se rend bien compte que ça ce jouera surtout dans la rue et que c'est une question de rapport de force, une question de capacité de la population à défendre ses propres intérêts et à combattre les politiques néfastes des capitalistes.
Quel mesure mettriez vous en place afin de luter contre le contrôle au faciès ?
Un des aspects important de la situation sociale actuelle, c'est effectivement la répression. Une répression du mouvements social quelle soit policière ou judiciaire. On voit bien les arrestations, les gardes à vues et on voit aussi des agressions policières ou en tout cas une systématisation de la répression, qui touche à la fois les manifestations mais aussi essentiellement les quartiers populaires. C'est à dire les endroits ou la crise frappe le plus fort, là où il y a le plus de chômage, de précarité, des humiliations au quotidien, une pression réelle, une discrimination réelle sur cette partie de la population. Nous, on est dans l'idée qu'il faut stopper cette répression là, qu'il faut stopper cette attitude violente de la police et même il y a un racisme de la police. Nous, on est pour le désarmement de la police, surtout cette partie de la police qui est au contact quotidien de la population. On est pour dénoncer tout ce qui est discriminent : les contrôles aux faciès. On voit bien, c'est surtout les abus racistes derrière. On est pour stopper tout ça. On est dans cette idée qu'il faut une mobilisation de la population, une colère qui s'exprime de ce point de vue là. On est solidaire. On est pour des manifestations et puis même des manifestations qui se passent avec de la colère. On voit de toute façon la police qui réagit là et qui provoque et du coup forcément ça dérape comme on dit. Mais oui, il y a besoin de réagir, de se solidariser de cette partie de la population qui trinque. C'est la question d'une riposte de ce point de vue là. On, est complètement solidaire de tout ça et on espère bien qu'il va y avoir à un moment donné ou un autre des contestations de la population le plus profondément possible.