Amiante à Jussieu : quand y'en a plus, y'en a encore ?

Fin juin et début juillet ont vu apparaître et se déplacer à quelques jours d'intervalle, sur le parvis de Jussieu (il est ici question de l'Université Pierre & Marie Curie, à Paris), entre les tours 65-66, puis 45-66,  de curieux échafaudages d'une vingtaine de mètres carrés de surface, équipés du bâchage étanche habituel pour les opérations de désamiantage

Fin juin et début juillet ont vu apparaître et se déplacer à quelques jours d'intervalle, sur le parvis de Jussieu (il est ici question de l'Université Pierre & Marie Curie, à Paris), entre les tours 65-66, puis 45-66,  de curieux échafaudages d'une vingtaine de mètres carrés de surface, équipés du bâchage étanche habituel pour les opérations de désamiantage Les petits échafaudages, photographiés le 29 juin 2012. A première vue, rien de bien surprenant : depuis 1996, les chantiers de désamiantage sont une réalité quotidienne à Jussieu... Sauf qu'ici, les interventions se font sur des zones à ma connaissance déjà désamiantées !

Contactée fin juin-début juillet, via le formulaire dédié, la responsable de la communication de l'EPAURIF (Etablissement Public d’Aménagement Universitaire de la Région Ile-de-France, ex-EPA Jussieu), Aurélia Ver Ecke, n'a pas répondu à mes demandes d'éclaircissement sur la nature des travaux en cours sous la fenêtre de mon bureau...

Le grand chantier sous le bâtiment 36-46

Or, depuis début Août, l'intervention a changé d'ampleur : c'est cette fois-ci une installation de grande taille qui a pris place entre les tours 36 et 46 (les bâches blanches à gauche, sur la photo ci-dessus). Il s'agit là encore une zone à ma connaissance désamiantée parmi les premières, il y a bien longtemps. Un nouveau mail de demande d'informations a donc été envoyé le 10 Août, à la responsable de la communication, ainsi qu'au directeur général.

Il serait tentant de supputer que de l'amiante résiduelle a été identifiée sous les plaques de bois formant le "plafond" en exterieur dans cette zone du campus, que les petits échaffaudages visaient à mesure l'étendue du problème, et que la grosse installation correspond à une résolution dudit problème... Dans une zone du campus théoriquement propre, ouverte au public et à proximité immédiate de laquelle de nombreux agents de l'Université et du CNRS opèrent quotidiennement, cela serait tout de même préoccupant...

J'imagine qu'il y a une explication bien plus simple à tout cela, mais en absence d'informations de l'EPAURIF à ce sujet, il est difficile de ne pas s'inquiéter un peu.

Aurons-nous une réponse à relater dans un prochain épisode ? Le suspense est à son comble, Mm Ver Ecke, la balle est dans votre camp...

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