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Billet de blog 30 janv. 2012

La stratégie du président-candidat peut-elle délivrer Sarkozy de son pire ennemi ... son bilan

Le président sortant cherche à étouffer son médiocre bilan, mettant en avant son agenda international pour excuser son désistement envers les français. Il a avancé dimanche soir, dans la précipitation des mesures de rigueur sous couvert de volontarisme. Tout au long de l'entretien il s'est acharné à tenter de restaurer sa crédibilité auprès des français, comme pour faire oublier que depuis près de cinq ans la France est  en souffrance. L'arrogance de la stratégie ébauchée par le président est de gouverner sans agir. Il prétend ainsi prendre des décisions effectives, tandis que l'ensemble des mesures annoncées ne prendront effet qu'après les élections. Voilà le "toupet" du président, se faire réélire sans même être candidat, régner même après son mandat. Et pour cause, la TVA sociale prendrait effet en Octobre, l'impôt sur les transactions financières n'interviendrait qu'en Aout, quant aux délais d'application de la loi sur le logement ils sont illusoires.

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Le président sortant cherche à étouffer son médiocre bilan, mettant en avant son agenda international pour excuser son désistement envers les français. Il a avancé dimanche soir, dans la précipitation des mesures de rigueur sous couvert de volontarisme. Tout au long de l'entretien il s'est acharné à tenter de restaurer sa crédibilité auprès des français, comme pour faire oublier que depuis près de cinq ans la France est  en souffrance. L'arrogance de la stratégie ébauchée par le président est de gouverner sans agir. Il prétend ainsi prendre des décisions effectives, tandis que l'ensemble des mesures annoncées ne prendront effet qu'après les élections. Voilà le "toupet" du président, se faire réélire sans même être candidat, régner même après son mandat. Et pour cause, la TVA sociale prendrait effet en Octobre, l'impôt sur les transactions financières n'interviendrait qu'en Aout, quant aux délais d'application de la loi sur le logement ils sont illusoires.

Par ailleurs le président de la république ne se reconnait aucun grief dans la dégradation de la France. Il tente même de mystifier les citoyens en arguant que tout s’explique par la crise, que s’il n’avait pas été là cela serait pire ; en somme qu’il faut le réélire sous prétexte qu’il est déjà en place. Pour étayer son stratagème, et se dédouaner de toute responsabilité, il met en avant la situation des pays en difficulté: la Grèce, l'Espagne, le Portugal et l'Italie. Faut-il alors rappeler au président qu'il a été élu pour emmener la France vers le progrès et qu'il n'y a aucune fierté à faire mieux que ceux que l'on surclassait déjà. Est-ce donc là le "courage" du président, surnager pour mieux couler? En effet la ficelle est un peu grosse. Cette mystification orchestrée avec suffisance et arrogance défie l’intelligence des français et fait échos aux pratiques méprisantes du pouvoir exécutif durant ce quinquennat. Les citoyens ne seront pas dupe de la campagne de communication du candidat Sarkozy, émaillée de contrevérités et pleine de sincérité feinte. La France est lasse de cette hypocrisie cynique, d’un « président girouette » qui ne cesse de changer de positions sur les questions essentielles. La TVA sociale constitue là encore une parfaite illustration, il la décriait encore en octobre, dénonçant qu'elle "paiserait sur la consmmation". Mais le président ne peut se reconnaitre de défauts, tant il reserve ses critiques à ses prédécesseurs. Nicolas Sarkozy fait ainsi aveu d’impuissance,  en tentant de justifier le triste état dans lequel il laisse la France en avançant les 35heures, la retraite à 60 ans et les idéaux de 1968. Il ne manquerait plus qu'il remette en cause le bilan de Léon Blum et les congés payés.

 Le président sortant occulte sa part de responsabilité dans le bilan de ses prédécesseurs. Ne met-il pas sous silence son passage au gouvernement Balladur en tant que ministre du budget - durant lequel il a présenté le plus grand budget en déficit jusqu‘alors- ou son passage à Bercy pendant lequel il a sérieusement envisagé d’importer le système des subprimes. Le président sortant se gargarisait pourtant durant la précédente campagne présidentielle de peser sur la destinée de la France depuis 2002, il devrait s'en cacher, car depuis lors c'est le déclin de notre nation. Le constat est limpide, le président sortant est lucide quant à sa faible capacité à se faire réellire. Il a dès lors pris le parti du cynisme et de l'arrogance. Il ne peut que poser dans ses habits de propagande et mentir de nouveau aux français, une conception toute personnelle du courage selon le président de la république.

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