Un hymne pour le 8 mars, fête politique mondiale.

Hier, journée mondiale des femmes.

A l'initiative de Fadela, 18 ans, portant foulard dehors, et de Mimi Groseille, bientôt 15 ans, raz la touffe hiver comme été, une réunion politique à eu lieu à la maison. Ordre du jour: choisir un hymne pour la journée mondiale des femmes.

Une vingtaine de louloutes en tout, je ne vous les présente pas. Entre 15 et 77 ans, Marcelle, la voisine était là. J'étais invité comme hôte et comme témoin, à condition de ne pas l'ouvrir sauf les bouteilles, et de faire la popote avec soin. De toute façon, vu les forces en présence, il aurait été impossible d'en placer une.

40 chansons proposées, toutes chantées, les unes après les autres, des vieilles, des inconnues, des bulgares, des palestiniennes en araméen.

Vers 23h , voici le choix que la démocratie a établi:

 

 


Au marché de Brive-la-Gaillarde,
A propos de bottes d’oignons,
Quelques douzaines de gaillardes
Se crêpaient un jour le chignon.
A pied, à cheval, en voiture
Les gendarmes mal inspirés,
Vinrent pour tenter l’aventure
D’interrompre l’échauffourée
Or, sous tous les cieux sans vergogne,
C’est un usage bien établi,
Dès qu’il s’agit de rosser les cognes
Tout l’monde se réconcilie
Ces furies, perdant toute mesure,
Se ruèrent sur les guignols,
Et donnèrent, je vous l’assure,
Un spectacle assez croquignole.
En voyant ces braves pandores
Etre à deux doigts de succomber,
Moi j’bichais car je les adore
Sous la forme de macchabées
De la mansarde où je réside,
J’excitais les farouches bras
Des mégères gendarmicides
En criant : " Hip, hip, hip, hourra ! "
Frénétique, l’une d’elle attache
Le vieux maréchal des logis
Et lui fait crier : " Mort aux vaches !
Mort aux lois ! Vive l’anarchie ! "
Une autre fourre avec rudesse
Le crâne d’un de ces lourdauds
Entre ses gigantesques fesses
Qu’elle serre comme un étau.
La plus grasse de ces femelles,
Ouvrant son corsage dilaté
Matraque à grands coups de mamelles
Ceux qui passent à sa portée
Ils tombent, tombent, tombent, tombent
Et selon les avis compétents
Il paraît que cette hécatombe
Fut la plus belle de tous les temps
Jugeant enfin que leurs victimes
Avaient eu leur content de gnons
Ces furies, comme outrage ultime,
En retournant à leurs oignons,
Ces furies, à peine si j’ose
Le dire tellement c’est bas
Leur auraient même coupé les choses
Par bonheur ils n’en avaient pas !
Leur auraient même coupé les choses
Par bonheur ils n’en avaient pas !

 

Seulement 12 bouteilles de Château La Liquière, vieilles vignes, au compteur. Bouteilles offertes au service de la révolution féministe.

 

(Ce billet restera ouvert aux commentaires tant qu'il ne subira pas d'agression injurieuse ou de copié collé de plus de 10 lignes)

 


 

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