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Billet de blog 19 janvier 2016

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L'abandon de la politique.

Ségolène Royal et la politique écologique

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Le scandale Volkswagen aux USA a mis au grand jour l'absence de la politique en Europe. Politique au sens de gouverner au nom de l'intérêt général. Si les Usa ne sont pas absents d'arrière-pensées protectionnistes dans la mise au grand jour des tricheries d'un constructeur européen qui souhaitait se développer aux Etats-Unis, les réactions ou l'absence de véritable réaction en Europe et en particulier en France montre qu'il n'y a plus de politique. Seul l'économique à très court terme importe. Si les politiciens avaient pris tant soit peu en compte les critères écologiques ou de santé de la population, nous aurions dû assister à des réactions rapides et fortes afin d'éviter que les véhicules vendus qui ne respectaient pas les normes fixées par la loi continuent à rouler, donc à polluer impunément. Mais au contraire. Tant au niveau européen qu'au niveau national, nous voyons à l’œuvre une volonté d'étouffer l'affaire dans le seul souci de protéger à court terme les intérêts des constructeurs. Notre ministre de l'écologie demande à Renault, dont l'Etat est actionnaire, de "revoir le réglage des véhicules non encore vendus", sans se préoccuper le moins du monde de tous ceux qui roulent, beaucoup plus nombreux, en polluant bien au dela des seuils qu'ils devaient respecter selon la loi. La pollution engendrée, les problèmes de santé de la population n'importent en aucune manière. il faut que les constructeurs continuent à vendre leurs voitures, même si cela se fait en infraction avec la loi. La solution sera certainement d'augmenter les seuils de pollution admise, tout en sachant que les véhicules polluent plusieurs fois plus que les seuils qu'ils sont sensés respecter. Encore une fois, il est montré aux grandes firmes qu'elles ne risquent rien en ne respectant pas la loi. 

Ségolène Royal en particulier nous démontre cyniquement que les politiques se contentent de ne gêner en rien ce qui est appelé "le marché". La main invisible d'Adam Smith, le nouveau veau d'or, doit dicter sa loi, au détriment de la politique qui devrait s'occuper de l'intérêt général, donc des citoyens. C'est ce que Marx appelait gouverner en fonctionnaires du capital.

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