Suite à la conférence au sommet qui s’est tenue au château de Sandringham (reine, Charles, Harry – la présence, même au téléphone, de Meghan ne fut pas jugée “ nécessaire ”), Buckingham Palace a publié le communiqué ci-dessous.
Avant de vous avouer ce qui m’a frappé, j’aimerais vous dire que les vicissitudes que rencontre la famille royale depuis Knut le Grand (XIe siècle) me font penser à ce que j’observais quotidiennement, quand j’étais gosse dans les années cinquante, dans un quartier populaire d’Hénin-Liétard. Ces gens-là sont comme nous, de notre niveau, de « misérables petits secrets », comme disait Malraux. Les fortunes insensées qu’ils ont accumulées sur le dos de leurs « sujets » (Harry, qui veut son indépendance financière dispose de 30 millions de livres sur son compte en banque) n’y pourront rien changer.
Ce qui m’a frappé, c’est l’utilisation obsessionnelle – cinq fois en six lignes – du mot “ family ”. Certes, le second “ family ” n’a pas tout à fait le même sens que les trois autres. Lorsqu’un jeune Anglais dit qu’il souhaite avoir des enfants, il dit quelque chose comme « I want to have a family ». C’est ici l’acception de ce mot.
Il n’empêche. Cette forte préoccupation, cette hantise de la famille – qu’elle soit personnelle (« a young family », « as a family »), institutionnelle (« the Royal Family ») ou familiale («part of my family ») est bien le point névrotique et névralgique qui nous signale que ces gens dans la tourmente ne constituent plus, s’ils l’ont jamais fait, une famille.
Meghan est le symptôme d’un mal profond qui existait bien avant qu’elle vienne au monde.