Le Comité Technique des personnels des Universités (CTU) a examiné le projet de décret statutaire des enseignants-chercheurs le 9 janvier 2014. Le vote final du CTU est sans équivoque : 0 voix pour, 9 voix contre (SNESUP-FSU, SupAutonome, FERC-SUP CGT), 4 abstentions (SGEN-CFDT, Sup'Recherche UNSA). Les syndicats qui se sont abstenus sont, ce n’est pas une insulte, les relais du pouvoir solférinien dans l’enseignement supérieur.
La représentante de la ministre Fioraso (absente) a opposé une fin de non-recevoir à la quasi totalité des très nombreux amendements proposés par les syndicats à l’unanimité.
Le projet Hollande/Fioraso maintient le principe de la modulation des services, bien utile dans le contexte de conditions budgétaires dramatiquement dégradées des universités (la liste des établissements en faillite s’allonge), le rapport d'activités périodique, obligatoire, non confidentiel, et n'apporte aucune garantie sur le droit et la liberté de recherche, aucune amélioration aux conditions de travail et de carrière, et multiplie les dispositions dérogatoires au recrutement et à la promotion. Opacité, donc et recul des pratiques démocratiques (pour ce qu’il en reste).