Les retraités de la Fonction publique : dans le collimateur du banquier éborgneur

Pendant des années, nos pensions (les pensions des fonctionnaires sont du salaire continué) n’ont pas été revalorisées, alors que les cotisations pour les mutuelles ont augmenté d’environ 2,5%

 

Actuellement, nous sommes attaqués par le biais de la CSG puisqu’un rapport gouvernemental suggère de l’aligner sur celle des actifs. Ce même rapport préconise de réduire l’abattement de 10% pour le calcul de l’impôt sur le revenu.

 

La crise du COVID a montré de manière éclatante la responsabilité du gouvernement du banquier éborgneur ainsi que celle – reconnaissons-le – de ses prédécesseurs. 115 000 lits ont été supprimés dans les hôpitaux en 25 ans. 100 000 postes de soignants ont été supprimés ces 8 dernières années.

 

Chaque jour plus nombreux sont les retraités qui ne peuvent plus se soigner correctement faute de moyens financiers. 75% des décès dûs au COVID ont  concerné les personnes âgées. Les dépenses contraintes augmentent de manière vertigineuse. De 2008 à 2019, les pensions ont augmenté de 6% (le SMIC 20%), c’est-à-dire deux fois moins que l’indice des prix à la consommation. Pendant ce temps, les entreprises du CAC 40 ont engrangé 57 milliards d'euros de profits lors du 1er semestre 20121. Les entreprises en général ont bénéficié de 80 milliards au titre des niches sociales. Depuis 1993, ces niches se sont montées à 559 milliards d'euros. Ces sommes faramineuses ont donc échappé à la collectivité nationale, à tout un chacun.

 

La crise de COVID a montré qu’il faut déprivatiser tous les brevets – source actuelle de profits faramineux – condition nécessaire pour diffuser les vaccins partout dans le monde.

 

Dans l’optique libérale du banquier éborgneur, la retraite, la pension sont des bonus, des cadeaux. En fait, ce sont des droits acquis. La période de la retraite doit être vécue dans la dignité. C’est de moins en moins le cas puisque les retraités perdent la santé de plus en plus tôt.

 

Dans le discours dominant (politiques, grands médias), les retraités sont des « nantis » qui vivent sur le dos des jeunes. Et il entre petit à petit dans l’esprit de ces mêmes jeunes qu’ils ne bénéficieront pas de la retraite. La classe dominante  attaque donc le peuple par les deux bouts. Pour l’instant, elle l’emporte.

Les retraités de la Fonction publique : toujours dans le collimateur du banquier éborgneur

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