Bernard Gensane (avatar)

Bernard Gensane

Retraité de l'Éducation nationale

Abonné·e de Mediapart

961 Billets

1 Éditions

Billet de blog 30 mai 2015

Bernard Gensane (avatar)

Bernard Gensane

Retraité de l'Éducation nationale

Abonné·e de Mediapart

Le salaire des fonctionnaires bloqué jusqu’à la fin des temps

Bernard Gensane (avatar)

Bernard Gensane

Retraité de l'Éducation nationale

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Marylise Lebranchu a décidé, sur ordre de ses supérieurs hiérarchiques, que le point d’indice des fonctionnaires (ainsi que celui des pensionnés de la Fonction publique) serait gelé en 2015. Petite parenthèse onomastique : Marylise est ministre mais les fonctionnaires sont lebranchus.

Aujourd’hui, la valeur du point d’indice (salaire brut) est de 4,63 €. Fixé par Sarkozy, il n’a pas été revalorisé depuis 2010. La prime de Garantie individuelle du pouvoir d’achat est versée depuis plus de quatre ans aux fonctionnaires en fin de carrière ; elle sert à compenser en partie la perte du pouvoir d’achat mais n’est pas prise en compte dans le calcul de la retraite.

Depuis 2010, les fonctionnaires et les pensionnés de la Fonction publique ont perdu 7% de pouvoir d’achat. Les personnels de catégorie C sont, pour certains rétribués au dessous du SMIC (un fonctionnaire sur cinq est payé au SMIC). Rappelons que le C de SMIC signifie “ croissance ”.

Le différentiel entre le public et le privé s’agrandit mais, en bloquant les salaires, les solfériniens encouragent les patrons du privé à ne pas répondre aux demandes des travailleurs.

Cette politique austéritaire empêche naturellement toute croissance et fragilise le salariat dans son ensemble.

PS qui n'a rien à voir, comme disait DDT à l'époque du grand Charlie Hebdo. Ce matin, vers 6 heures 30, je fais une heure de vélo dans le parc de la Tête d'or, le poumon de Lyon, une ville passablement polluée, il faut bien le dire. Il s'y tient une grande et belle exposition florale. Les exposants ouvrent leur stand petit à petit. Tous les cinquante mètres, des agents de sécurité, patibulaires mais presque, comme disait Coluche. Il y a trente ou quarante ans, on n'aurait jamais vu un tel déploiement dans une manifestation de ce type. Aujourd'hui, tout se vole et tout se revend.

Violence de notre époque.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.