Quand Lyon copie Toulouse (pour le pire)

Lorsque j’ai quitté Toulouse, il y a sept ans, j’ai eu un vrai pincement au cœur. Toulouse est une belle ville et, à l’époque, on s’y sentait plutôt bien. Mais je n’ai pas regretté le prurit, la folie, des ralentisseurs de la municipalité socialiste. Elle en avait installé partout, parfois trois en 100 mètres. Je n’en pouvais plus, d’autant que nombre de ces ralentisseurs étaient illégaux car beaucoup trop hauts. J’avais dénoncé cela dans mon blog. 90% de ces ralentisseurs ne servaient à rien, si ce n’est à corroborer le trop méconnu apophtegme de Bernard Gensane : « Ronds-points et ralentisseurs qui ne servent à rien, pots de vin ».

 

En arrivant à Lyon, ô divine surprise !, je constatai que la ville comptait très peu de ralentisseurs. Mais il semblerait qu’avec la nouvelle municipalité – tellement écolo, n’est-ce pas ? – on s’oriente vers une politique “ toulousaine ”.

 

Á deux pas de chez mois, Grande rue de la Guillotière, la voirie a installé un ralentisseur qui me fait me perdre en conjectures. J’emprunte cette rue en voiture depuis sept ans et je n’y ai jamais constaté la moindre difficulté, le moindre danger, d’autant que, sauf si on s’appelle Alain Prost, il est difficile d’y dépasser le 40 km/heure. Alors, pourquoi cette soudaine verrue ? Mystère.

 

 

Quand Lyon copie Toulouse (pour le pire)

Quand Lyon copie Toulouse (pour le pire)

 

Pendant ce temps, la municipalité de Gérard Colomb, puis l’actuelle, ont laissé s’installer au métro Guillotière, donc à quelques encablures de ce rond-point, une faune dangereuse, originaire d’Afrique noire et des pays de l’ancienne Europe de l’Est, qui vend tout ce qui peut rapporter rapidement : des cigarettes de contrebande, de l’herbe, des femmes. La mairie a décidé de légaliser ce marché, pardon, de l'encadrer.  Les riverains sont fous : outre que la valeur marchande de leurs appartements s’est effondrée, ils savent qu’ils risquent un coup de couteau dès qu’ils sortent de chez eux. Ce bouleversement dans l’insécurité s’est opéré en à peine deux ans.

 

L’actuel maire de Lyon dit vouloir « prendre son temps » pour résoudre le problème.

 

Et puis il faudra bien qu'il résolve la question des rodéos motocyclistes sauvages qui ont lieu régulièrement sous les fenêtres de l'hôtel de ville. Les hors-la-loi colonisent petit à petit l'espace municipal.

 

 

Quand Lyon copie Toulouse (pour le pire)

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