EMOCRATIE: LE MOT MAGIQUE

A notre époque, on emploie des mots magiques comme celui de « démocratie ».  Il va de soi que nous sommes les premiers à la soutenir.

Seulement, l’être humain a rencontré tant de difficultés et tant d’échecs à la mettre en place qu’il est grand temps que les hommes comprennent qu’il existe des règles, tout comme pour l’ingénieur, qui met au point des engins d’une grande complexité. La démocratie a besoin d’un ensemble de techniques, qui ne sont pas enseignées dans nos universités. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer, non pas l’histoire du monde, mais les problèmes actuels du Moyen Orient.

Après l’Irak, l’Egypte, la Lybie

La Libye où nous avons crée un vide de pouvoir

L’on parle de règlements politiques pour la Syrie. Cela peut mener à une catastrophe généralisée pour les jeunes et pour d’autres Etats, qui assistent à la démolition d’un des Etats. Les Nations Unies réunissent les autorités, les opposants très peu nombreux, et laissent de côté Daesh, qui sème la terreur ici ou là.

Sur un terrain strictement géopolitique, l’Irak a été une catastrophe concernant le découpage de la zone Kurde de l’Irak au grand damne de la Turquie, qui ne dispose plus de l’armée bien entraînée des années 1960. Ne parlons plus de Bremer (Irak 2003) que les commentateurs des Etats Unis qualifient comme étant la plus grande catastrophe de leur politique extérieure.

En Syrie,

les Nations Unies multiplient les « communiqués », les « déclarations », « en vue d’un règlement politique durable de la crise ». Elles vont très loin évoquant « une nouvelle constitution conduite sous la supervision des Nations Unies ». Ce groupe de contacts est « conscient du lien étroit existant entre un cessez-le-feu et un processus politique, conformément au communiqué de Genève de 2012 ».

Heureusement que nous avons encore les Nations Unies, car la grande coalition anti Daesh est en mauvaise posture. Le Chef d’Etat Major Britannique, le Général Nicolas Houghton a déclaré que les forces britanniques ne participaient plus aux bombardements des positions de Daesh en Syrie. Le Pentagone (Ashton Carter) parle d’une coopération entre Etats Unis et force d’opposition syrienne, mais termine prudemment en ajoutant seulement dans le cas d’une attaque contre EL Raqqa. Le nouveau Premier Ministre canadien a informé la Maison Blanche qu’il retirait son aviation de Syrie. La participation de la France et de l’Australie est très restreinte.

Irak: le premier des erreurs tragiques ..

L’attitude de la Grande Bretagne dépend de la « House of commons », qui s’oppose à des bombardements en Syrie, admettant seulement des vols de reconnaissance. D’autre part, le quotidien « The New York Times » fait part de l’intérêt des occidentaux face aux forces russes. Leur action en Syrie a permis de noter leur efficacité et la rapidité de leur intervention. Le quotidien note qu’en deux semaines les avions russes effectuent autant de frappes en un jour que les avions de la grande coalition en effectuent en un mois. La Russie a donné une preuve d’efficacité à laquelle on ne s’attendait pas.

Il est certain qu’un système électoral  et les institutions doivent mener à une stabilité du pouvoir politique. Qu’ un homme politique puisse s reposer sur une majorité parlementaire. Seulement voilà que l’être humain possède ses qualités et ses défauts. A travers l’histoire militaire nous avons rencontré des guerres imposées par une attaque. Il s’agit d’une guerre par obligation et au contraire des guerres de choix où une nation choisis de faire la guerre dans ce qu’il considère être son intérêt.

Dans les deux cas il s’agit des grandes lignes mais l’on peut ajouter une troisième raison. Le Président Bush a voulu se lancer en guerre en Irak par des prétextes discutables. Qu’il soit président d’un grand Etat ou non, la bêtise est toujours présente dans l’arrière plan prête à surgir. Les meneurs d’Etat ont attaqué la Libye pour des discours pour des raisons discutables. Sarkozy et Cameron qui par bêtise ont contribué au découpage d’un Etat géographique de petite taille mais un qui fut une emprise.

Par  contraste, les Etats-Unis  a bien agit contre les Nazis (la mère de Churchill était américaine). Quant à un autre chef, Hitler propulsé au pouvoir par le scrutin proportionnel  savait   les foules   n’était pas un piètre chef de guerre face au habiles et valeureux guerriers russes.

Contrairement aux commentaires issues de personnes impliquées dans la politique, syndicalistes, écrivains, journalistes l’attitude d’un  homme politique. L’importance de cette personne  sa valeur politique est jugé moins au niveau de son programme de ses idées qu’à partir de sont attitude. Président Hollande, un brave homme,  sur le plan personnel attend que la situation devienne intenable. L’épisode du scooter avec croissants et de se rendre « rue du cirque ». En tant que Président, l’affaire Cahusac dure 4 mois alors que cet épisode aurait dû être réglé immédiatement. « Les yeux dans les yeux ».

Les Etats-Unis mettent en avant chez l’homme politique de « caractère » qui, pour eux, précède  l’inteligence. Notre gentil Président Hollande a fait une erreur, petite erreur lors de sa première conférence de presse  réunis de nombreux journalistes. Ayant tenu des propos qu’il souhaitait tenir le président annonça que maintenant 3 questions. Les journalistes dépassaient de loin ce chiffre et le Président continuera d’écouter et de répondre. Par ce fait il y eu un transfert d’autorité de lui Président aux journalistes.

Nous lui avons écrit à cette occasion mais n’étions nullement ses conseillers. Quant un président annonce qu’il répondra 3 questions il ne doit pas  compter une question supplémentaire.

L'équilibre des pouvoirs- Un magistrat ordonne l’expulsion d’une famille Kosovar sans droit de résidence. Or, Valérie Treitweiller que le président  lui conseilla d’aller devant les cameras à l’encontre de la justice  en admettant l’expulssion des parents mais non de   maison de scolarité en France. La jeune fille Leonarda a répondu au président qu’elle ne rentrait pas en France sans sa famille.

La question du chômage: Le Président Hollande trouva lors de son arrivé  un taux de chômage élevée et annonça qu’en fin de mandat, il aurait fait baissé. C’était certes une bonne intention  mais difficile à tenir. Mitterand était  tombé dans le même piège. Quant aux réformes  qui pouvaient mener à cela, il ne fallait pas attendre, il fallait agir dès le départ. Les Eats-Unis évaluent la période à trois mois « honeymoon period » à près l’élection. La politique étrangère – La France écoutera l’avis de Fabius plutôt que celle de Le Driand qui conseillait de soutenir Bachar el Assad. Il a fallu que la Russie et l’Iran interviennent pour que DAESH soit en déroute. Malheureusement, il fallu que le mandat se termine sur des discussions sur la gauche, l’extrême gauche, le libéralisme. Il aurait fallu du 49.3  atout simple et non à l’Allemande qui l’applique à travers (Khol et Shroder).

 

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