Une opportunité écologique pour "LE GRAND OUEST"

Une pléthore  d'aéroports régionaux.

Sur les quelque 460 aéroports régionaux que compte l'Union européenne, près d'un tiers se situent en France. Mais bon nombre d'entre eux ne sont pas rentables. Pour les autres pays d'Europe, le maillage territorial, beaucoup moins dense se réduit au strict nécessaire. http://geopolis.francetvinfo.fr/la-france-championne-deurope-des-aeroports-regionaux-59395   

 Un nombre pléthorique d'aéroports aux retombées fiscales et économiques souvent très faibles. Selon Jean-Pierre Sauvage, président du Board of Airlines Represantative, sur les 84 aéroports de France métropolitaine qui exploitent des vols commerciaux, 66 se répartissent seulement 4,3% du trafic français.
Pour compenser ces pertes d'exploitation, l'Etat est obligé de mettre la main au porte-feuille, sans oublier la participation demandée au contribuable. Mais face à des budgets toujours plus serrés, l'Etat et les collectivités locales sont de plus en plus réticents à renflouer les caisses de certains aéroports, dont les coûts sont finalement supportés par les compagnies aériennes opérant en France sans bénéfice pour le transport aérien dans son ensemble". Et le futur redécoupage des régions ne devrait pas arranger les finances de ces plate-formes en souffrance. 

Selon   "L'écho touristique"  http://www.lechotouristique.com/article/il-y-a-trop-d-aeroports-en-france,62131 ;  "les 40 plus petits aéroports ont un trafic moyen de 10.000 passagers par an. Ils ne sont donc pas rentables." 


Sur le territoire  du Grand Ouest , il y a  16 aéroports  dont

  1. - 7 qui sont largement au dessous des 5 000 passagers ( laval,  Ancenis, Saumur, la Roche sur Yon, Vannes, Morlaix, Saint Brieuc,) 
  2. - Angers à 7000., Saint Nazaire à 22 000.
  3. - trois qui ont aux environs de 100 000 passagers  (Lorient, Quimper, Dinard)
  4. - et trois qui dépassent le 1/2 million (Rennes à 500 000, Brest à 1 million, Nantes à 4,2 millions).

Hormis Nantes et Brest, de 2010 à 2014, les petits aéroports subissent une décroissance, peut être légére, mais constante, de leur fréquentation respective. Ils coûteront de ce fait, d'une manière ou d'une autre, de plus en plus cher aux contribuables, aux CCIs, aux voyageurs.."Le contribuable est également mis à contribution. "Malgré certaines exceptions notables, en deçà d’un certain seuil de trafic, aucun des aéroports décentralisés n’équilibre son exploitation sans subvention", rappelle la Cour des comptes dans un rapport de 2008. Au-dessous d’un million de passagers (soit pour 138 des 155 aéroports français), il est en effet presque impossible pour un aéroport d’être rentable. Ainsi, "dans plusieurs cas, les subventions d’exploitation ont représenté chaque année des montants supérieurs à 100 € par passager en moyenne entre 2000 et 2006", précise la Cour". (même article dans l'écho du tourisme)  Certains peuvent être tenter de résister en attirant, rarement gratuitement, mais pour des durées aléatoires,  des compagnie "low-cost", ou en vivant d'expédients tels les charters touritiques. 

Il est donc plus que temps qu'une région, comme la Bretagne, ou que le Grand Ouest, s'intérroge  clairement  sur la question de ses infrastructures  aéroportuaires et du transport aérien, sans reproduire les erreurs du passé, ou chaque politique de transport était définie indépendamment des autres ( politiques ferrorière, routière et maritime). Mais comme on dit , on peut ici froisser des intérêts locaux ou particuliers et certains hésitent à prendre le parti dun vrai  "intérêt régional". Pourtant, si une région ou une inter-région se décidait à réfléchir collectivement à sa desserte aérienne, coordonnée avec les autres moyens de transport de son territoire, peut être qu’il y aurait besoin de moins d’aéroports sur ce même territoire.  C'est une évidence écologique

La question  d'un débat sur la réalisation d'un aéroport à vocation internationale  pour le Grand Ouest est l'opportunité qu'il fallait pour lancer ce débat et pour préparer les décisions.  On peut dire qu'un choix a été fait pour Notre Dame des Landes. Mais outre que la contestation locale sur ce site est forte,  et que les pouvoirs publics de la région Bretagne (élus et autres), partenaires pourtant de ce projet de NDDL qui n'est pas sur son propre territoire stricto-sensu,, évitent "courageusement" de trop s'en mêler, la concrètisation de ce projet est encore aléatoire.. 

Il est  vrai que  les solutions pour sortir du  conflit sur Notre Dame des Landes sont problématiques. Peut être, sera t'il nécessaire de se tourner vers le peuple, et de promouvoir l'idée d'un référendum sur le territoire concerné.  (Bretagne et pays de Loire).

Ce serait ainsi l’occasion, d'ouvrir la question aéroportuaire dans la région,  de lancer un grand débat public sur l’aménagement du territoire et des transports du Grand Ouest ; 

Et il y aurait deux questions.

  • 1) Etes-vous pour l'installation d'un aéroport à vocation internationale dans le Grand Ouest ?
  • 2) Si OUI, quel site vous paraît le plus approprié ?    (dans l'enquête préliminaire d'un aéroport Grand Ouest, deux sites avaient été étudiés: Notre Dame des Landes et Guéméné Penfao.) . voir ici ; "Notre Dame des Landes ; POUR EN SORTIR" !  (http://blogs.mediapart.fr/blog/bernard-uguen/190715/nddl-pour-en-sortir ) .

Une commission indépendante et de confiance serait chargée de synthétiser le dossier du référendum pour situer les enjeux aéronautiques, déterminer et répertorier les qualités et défauts respectifs des deux sites.

voir aussi  http://blogs.mediapart.fr/blog/bernard-uguen/010813/notre-dame-des-landes-projet-inutile

 

 

 

 

 

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