Jamais il ne sera possible de faire une alliance pérenne avec le PS. L'histoire le montre, quand il y a eu alliance, ce n'était que des alliances de circonstance : Union de la gauche, NUPES et maintenant NFP.
Déjà Engels avait donné une définition de ce que représentait un "socialiste" : "Un socialiste est plus que jamais un charlatan social qui veut, a l'aide d'un tas de panacées et avec toutes sortes de rapiéçages, supprimer les misères sociales, sans faire le moindre tort au capital et au profit." Il faut voir là la définition d'un politique. Bien sûr qu'il y a des militant.es de base qui y croient, mais comment ne pas rendre sa carte au vu de l'attitude des instantes dirigeantes.
Mon grand-père me disait déjà à propos de la scission en 1920 : "Ils nous ont ch...dans les bottes et c'est pas fini, tu verras !". Il est décédé en 1978. Et depuis, il y a eu le virage à 180° en 1983 sous Fabius qui ont mené à partir de ce moment une politique franchement de droite ; il y a eu le mandat de Hollande, qui après avoir annoncé que son ennemi était la finance, n'a pas bougé un sourcil pour s'attaquer à l'évasion fiscale, pour que cette finance contribue davantage à une politique sociale plus engagée, etc...; il a contribué à décevoir les espoirs de millions de citoyen.nes ; il a permis au mot "gauche" d'être complètement dévoyé. Si on entend beaucoup de citoyens dire "la gauche, la droite, c'est pareil !", on peut dire sans se tromper que c'est grâce aux politiques des socialistes qui n'avaient effectivement rien à envier aux politiques libérales (cf : Engels). A l'adresse des militant.es de base, comment peut-on rester dans un parti qui n'a rien de social ? L'histoire est évocatrice.
D'ailleurs, maintenant on entend "La gauche, la droite c'est pareil, on essaie le RN". Évidemment, tout ça est doublé à mon sens d'une perte de repères politiques de citoyen.nes du fait de la ré-organisation des conditions de travail dans l'entreprise, dans le mouvement sociale, de la prégnance des médias de droite et donc d'un défaut d'information pluraliste.
Le PS a quitté visiblement le NPF...bien qu'il s'en défende. C'est terrible de l'entendre dire qu'il ne vote pas la censure, mais que pour autant il ne donne pas un chèque en blanc au gouvernement. C'est terrible qu'un politique arrive à croire ce qu'il dit là ! Tout et son contraire dans la même phrase ! Terriblement désespérant.