Doit-on respecter ce qu’on appelle les directives anticipées ?
Peut-on choisir sa mort ?
Demander de ne pas être réanimé ?
Apparemment oui, mais pas pour tout le monde.
Vous laissez mourir en choisissant de ne plus manger, décider d’aller jusqu’au bout de sa grève de la faim, possible à Genève, pas possible à Berne.
Pourtant les toubibs sont les mêmes et doivent respecter le codes de déontologie de la Fédération des Médecins Suisses.
Monsieur Rappaz est en prison, ok, mais il a clairement le droit de décider de sa fin. Il l’a écrit, il en a parlé. Un psychiatre a attesté qu’il avait toute sa conscience. Pourquoi, contre sa volonté, décider qu’une fois dans le coma, il fallait le réanimer et le nourrir.
Contre son gré.
Difficile d’accepter le mort.
Laisser quelqu’un s’en aller, pas simple.
Et pourtant a-t-on le droit de bafouer une liberté fondamentale qui est celle de décider du passage, du grand saut dans l’ailleurs.
Non, non et non.
Mes confrères bernois sont dans l’erreur.
Ils ne doivent pas accepter de se laisser dicter leur décision par les politiques ou la justice.
Ils ne sont pas aux ordres.