L’effet placebo, on connaît.
Dans toutes les études, 20 à 30 % des patients se sentent mieux, alors qu’ils n’ont ingéré aucune substance active.
Cet effet est peu ou pas utilisé dans la pratique courante.
A-t-on le droit de mentir au patient en lui faisant croire qu’il prend un médicament ?
La réponse était, jusqu’à maintenant, clairement non.
Le Dr Kaptchuk (Harward Medical School) vient de publier une étude, où le placebo n’est pas comparé à un principe chimique (PLoS One, DOI : 10.1371/journal.pone.0015591).
Des patientes et des patients, souffrant d’un colon irritable, sont invités (par tirage au sort) à prendre un placebo ou à ne rien prendre.
Il faut remarquer qu’ils ne sont pas au courant de la composition de la pilule.
Résultat : 59 % d’amélioration des symptômes dans le groupe placebo.
Le Dr Kaptchuk en tire la conclusion suivante.
Dans certaines pathologies, où le psychisme joue un grand rôle, ce type de thérapie doit être prescrit.
Il se demande si nous ne pourrions pas traiter la dépression par ce moyen.
Débat explosif.
Je reste un peu sur ma faim.
Je n’ai pas de réponse à ma question.
A-t-on le droit de mentir ?
Je ne crois pas.
Ce qui compte dans un parcours thérapeutique, c’est une relation basée sur la confiance.
Le dialogue est un médicament, et il marche.