Pas drôle, l’actualité de ces jours.
Le rôle du médecin, encore une fois, remis en cause.
Jusqu’où peut aller son indépendance ?
Je sais que nous embêtons tout le monde.
Nous réclamons haut et fort notre liberté.
Cette liberté n’est pas celle de faire tout et n’importe quoi.
De profiter et de s’en mettre plein les fouilles, comme le pense Anastase.
Non la liberté d’établir une relation de confiance avec son patient et de pouvoir décider dans son âme et conscience, en dialogue, ce qu’il faut faire.
Deux personnes, en dehors de tout.
Pas de règles, règlements ou article de loi.
C’est nécessaire.
Je ne peux pas travailler autrement.
Le Tribunal Fédéral dans sa décision, sur l’affaire Rappaz, prétend obliger les médecins à alimenter une personne en grève de la faim contre sa volonté.
Dangereuse décision, qu’il faut refuser.
Jamais je n’accepterais une obligation venant en contradiction de mon serment de Genève et de mon code de déontologie.
Quitte à aller en prison.
Je demande à tous mes collègues, à la Fédération des Médecins Suisse de signifier clairement leur désaccord.
Non, non et encore non.