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Billet de blog 4 juin 2021

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Deux poids deux dictatures biélorusses

En rapportant les faits justement reprochés au président Loukachenko, de nombreux médias tombent dans la surenchère propagandiste en occultant précédents historiques et endoctrinements étatiques, au mépris de leur rôle d’information. 

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A la manière des chasseurs, les dictateurs se classent en deux catégories : les bons et les mauvais. Le mauvais dictateur voit un opposant, il force son avion à atterrir, l’arrête, lui soutire des aveux et l’emprisonne. Le bon dictateur voit un opposant, force son avion… voilà mais c’est un « bon ». Le président biélorusse Alexandre Loukachenko appartient définitivement à la première catégorie.

Dictateur, nul ne saurait lui contester le titre. Au pouvoir depuis 1994, réélu cinq fois au cours d’élections truquées, face à une opposition étouffée, sans presse libre ni syndicat, sujet d’un culte de la personnalité, promoteur d’endoctrinement idéologique et tourmenteur de dissidents diffamés, emprisonnés voire assassinés, c’est même un modèle du genre. Le politologue et journaliste Valeri Karbalevitch le décrit « brutal, cynique, mégalomane, rusé, méprisant les lois, vulgaire et populiste ».

Comble de l’autoritarisme, le « dernier tyran d’Europe » s’est encore raidi après la vague de contestations qui a suivi sa dernière réélection en date (9 Août 2020). Menaces publiques, répressions policières, appels à l’armée, toutes les recettes du despotisme furent employées, entraînant des sanctions économiques européennes. Face à une répression toujours plus agressive, une partie de l’opposition trouva refuge en Lituanie et en Pologne principalement.

Franchissant un cap dans la poursuite effrénée de ses opposants, le 23 Mai dernier, le président biélorusse a dépêché un avion de chasse pour forcer un vol commercial Ryanair, 171 passagers, faisant la liaison entre Athènes et Vilnius, à atterrir à Minsk afin d’arrêter un dissident de 26 ans, Roman Protasevitch, et sa compagne qui se trouvaient à bord. La mise en danger, par atterrissage forcé et Mig pointé, de citoyens européens, le déroutement d’un avion partant d’une capitale européenne à destination d’une autre et affrété par une compagnie européenne ainsi que le détournement de conventions et de traités internationaux régissant l’espace aérien dans une opération de police interne ont valu au régime de Minsk et à son dictateur de nombreuses et ô combien méritées condamnations de la part de l’UE et des Etats-Unis.

La présidente de la Commission européenne Von der Leyen a dénoncé une « attitude outrageante et illégale ». Le président du Conseil européen Michel l’a qualifiée de « provocation inacceptable, choquante et scandaleuse ». Le secrétaire d’Etat américain Blinken a condamné un acte « éhonté et choquant », invitant « une enquête internationale ». Vilnius, Athènes, Berlin, Paris ont toutes assailli Minsk d’épithètes fleuries et appelé à sanctionner le président Loukachenko et ses affidés.

Ainsi un front européen uni et unanime, rareté historique, permit aux 27 d’adopter une série de nouvelles sanctions, de la plus symbolique (le remplacement du drapeau biélorusse par un étendard de l’opposition au mondial de hockey en Lettonie) à la plus concrète (l’isolement aérien de la Biélorussie ; détournement du trafic européen, interdiction d’utiliser les aéroports ou les couloirs de l’UE pour tout avion partant de ce pays). L’OTAN a restreint l’accès à son siège aux diplomates de Minsk. L’ONU a demandé une enquête auprès de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI).

Ces condamnations et sanctions ont été accompagnées, pour ne pas dire encouragées, par une presse occidentale outragée par l’action du président Loukachenko. Le Washington Post l’évoqua comme « un affichage méprisant de pouvoir autocratique ». LeMonde, copiant un éditorial du New York Times, déclara que « l’impunité n’est plus une option », et appela « le monde démocratique à agir pour préserver un minimum d’ordre sur la planète ». Etienne Gernelle du Point, relayé par Léa Salamé sur France Inter, qualifia l’Europe de « paillasson » sur lequel les dictateurs de l’Est (Loukachenko, Poutine, Erdogan) s’essuyaient les pieds. Tous les principaux médias occidentaux ont conspué ce détournement d’avion comme un affront insupportable à la face des démocraties respectueuses des normes internationales et de l’Etat de droit, commis par un régime voyou et hors de contrôle.

Pourtant cette caractérisation d’« acte abject de piraterie d’Etat sans précédent » est partielle, partiale et propagandiste. C’est un passage d’éponge bien pratique sur les précédents historiques imputables à certains de ces mêmes Etats qui jouent en ce moment les effarouchés. C’est aussi un moyen tout trouvé de reléguer au ban des nations une dictature, certes détestable, mais non moins fréquentable que quantité d’autres régimes sur la planète qui ont eux les faveurs de l’Ouest. Enfin c’est réapposer dangereusement une lecture bloc (des dictatures insolentes) contre bloc (du « monde libre ») dans une escalade rhétorique façon Guerre Froide au risque de nuire à l’indispensable coopération internationale pour lutter contre la crise climatique ou la prolifération nucléaire.

Glenn Greenwald rappelle fort justement comment en Juillet 2013, les Etats-Unis et trois membres éminents de l’UE (France, Espagne, Italie) avaient déjà détourné un avion de son plan de vol dans le but de le forcer à atterrir à Vienne et d’arrêter un dissident appelé Edward Snowden qu’ils croyaient à bord. Circonstance atténuante : ils n’avaient déployé ni Rafale ni F-18 pour le faire. Circonstance aggravante : cet aéronef n’était pas un quelconque avion de ligne mais le jet présidentiel d’Evo Morales, chef d’Etat de la Bolivie.

Rappel des faits : après une conférence internationale à Moscou, le démocratiquement-élu président bolivien décollait de l’aéroport Sheremetyevo le 2 Juillet pour rejoindre La Paz avec une escale prévue aux Canaries espagnoles. En plein survol de l’Autriche, il fût signifié aux pilotes que les espaces aériens français, italien et espagnol leur étaient fermés. Sans assez de kérosène pour prendre une autre route, ils firent demi-tour et atterrirent à Vienne où l’avion fût retenu plus de douze heures. Les versions autrichienne et bolivienne de l’incident divergent quant à savoir si l’avion présidentiel fût effectivement fouillé au mépris de l’immunité diplomatique. Toujours est-il que ce n’est qu’après la certitude acquise qu’Edward Snowden n’était pas à bord que l’avion fût autorisé à repartir.

En effet le lanceur d’alerte qui avait révélé l’espionnage massif, mondial et généralisé de la NSA se trouvait toujours bloqué à l’aéroport de Moscou. Cinq semaines auparavant, les Etats-Unis avaient suspendu son passeport alors qu’il était en transit pour rejoindre une terre d’accueil et d’asile politique en Amérique du Sud (Cuba, Equateur ou Bolivie). Le président Morales s’étant publiquement montré favorable à l’accueil du dissident, les responsables américains n’avaient eu aucun mal à persuader leurs homologues européens qu’il se trouvait à bord du jet présidentiel puis à faire pression afin que l’avion soit forcé à atterrir et fouillé. Qui peut douter que s’il avait été à bord, il aurait été arrêté et remis aux autorités américaines qui avaient déposé un mandat d’arrêt à son nom ? Et s’il avait été détenu aux Etats-Unis, n’aurait-il pas été mis à l’isolement (torture appliquée à Chelsea Manning) avant une condamnation quasi-certaine ?  La chance de Snowden, comparé à Protasevitch, fût de ne pas se trouver à bord de l’avion ciblé par la « piraterie d’Etat ».

Une vague de protestations diplomatiques suivit cet « acte abject » pour reprendre les qualificatifs employés ces derniers jours. L’indignation était manifeste, particulièrement en Amérique du Sud. Les diplomaties européennes et américaine rivalisèrent d’ambiguïtés et d’incohérences pour justifier leurs actions. Paris exprima « ses regrets » et prétexta « le pataquès bureaucratique » comme origine de la suspension de l’accès à son espace aérien. Madrid présenta « ses excuses » et confessa avoir été « (mal)informée que Snowden était à bord du jet présidentiel ». Jen Psaki, à l’époque porte-parole du secrétariat d’Etat et actuelle porte-parole de la Maison-Blanche, dansa sur des œufs en confirmant l’intérêt porté à la capture du lanceur d’alerte et les échanges avec les pays européens incriminés mais niant toute implication des Etats-Unis dans le déroulement de l’affaire.

Or celle-ci ne souleva dans la presse occidentale nulle indignation, nulle réaction scandalisée, nul éditorial véhément réclamant qu’on cesse de « s’essuyer les pieds » sur l’Etat souverain de Bolivie. Juste un plat résumé des faits. Il ne fût fait mention que des « difficultés (sic) d’Evo Morales à survoler l’espace aérien européen » ou d’un « voyage tumultueux avec escale forcée ». La stupeur bolivienne et le courroux solidaire sud-américain étaient traités comme des menaces diplomatiques injustifiées. Deux mois après les faits, le président Hollande pouvait sereinement déclarer « l’incident clôt ». Il n’y eut aucune conséquence (enquête, renvoi de diplomates, sanction) pour les nations « pirates ».

Autres temps, autres acteurs, même absence de montée aux créneaux : en Octobre 2016, l’Ukraine détournait, sous la menace d’envoi d’avions de combat, un avion de ligne faisant la liaison Kiev-Minsk afin d’arrêter un blogueur arménien nommé Armen Martirosyan. Ce dernier, contributeur d’un site d’informations pro-russe, ce qui lui valait une animosité certaine à Kiev, fût relâché quelques heures après l’incident et pût rejoindre Minsk mais les relations ukraino-biélorusses s’en trouvèrent longtemps tendues. A l’inverse les puissances occidentales et leurs dociles médias ne poussèrent ni cris d’orfraie ni projets de sanction.

En Mai 2010, c’est l’assaut israélien contre le navire turc « Mavi-Marmara », membre d’une flotille humanitaire visant à ravitailler Gaza au mépris du blocus (illégal et unilatéral) établi par Tel-Aviv, qui défraya la chronique. Alors que le navire se trouvait dans les eaux internationales, des commandos israéliens montèrent à bord tuant neuf personnes et en blessant des dizaines d’autres dans le but de stopper le convoi. Si les empoignades sur la scène internationale et dans la presse occidentale pour qualifier l’action de « piraterie », de « terrorisme d’Etat » ou de « légitime défense » (si, si) furent musclées, les conséquences diplomatiques furent quasiment nulles, à l’exception de vives tensions turco-israéliennes.

Il est évident qu’aucun des incidents évoqués ci-dessus ne sont des justifications à la manière dont ont agi les autorités biélorusses. Que les Etats-Unis, certains Etats européens ou leurs alliés aient commis des actes de piraterie internationale n’est ni un exemple ni une excuse pour les autres nations de cette planète. Mais ces affaires révèlent comment les médias occidentaux manquent à leur devoir d’expliciter, de contextualiser, d’historiciser les actualités qu’ils rapportent. Lorsqu’ils qualifient les actions de Minsk d’assaut insupportable et sans précédent contre les valeurs et les normes portées par les Etats démocratiques, ils font en fait acte de propagande. C’est une retraite en rase campagne devant le double-standard selon lequel les dirigeants européens et américains envisagent le monde.

Ce récit partial veut que toute entreprise portée par ces nations et leur alliés soit vertueuse ou, quand elle tourne mal, une tragique erreur. En revanche tout régime non-aligné sur leur version de l’ordre mondial est un danger et ses dirigeants d’intolérables autocrates. Ainsi le « mauvais » dictateur Loukachenko est un « tyran de type stalinien » mais feu Idriss Déby, arrivé au pouvoir en 1990 (4 ans avant le président biélorusse), réélu six fois et dirigeant non moins tyrannique était un « ami courageux et un allié essentiel ». Alors que le despote de l’Est et son entourage doivent être sanctionnés pour leur acte « éhonté, choquant et inacceptable », le prince-héritier saoudien et son régime théocratique ne font face à aucune conséquence réelle pour le meurtre atroce de Jamal Khashoggi. La dissonance tient au seul fait que le Tchad et l’Arabie Saoudite sont des Etats-clients de la France et des Etats-Unis, la Biélorussie non.

La propagande d’Etat relayée par les médias ne se contente pas d’une différence de traitement des dirigeants et des régimes, elle trie aussi les victimes. Il y a celles qui méritent la compassion et une mobilisation internationale, et les autres. Les premières doivent avoir le rang de martyrs inattaquables, les secondes ont sans doute, quelque part, en cherchant bien, mérité leur triste sort.

Comme l’analyse Olivier Berruyer, le portrait que dressèrent nombre de médias de Roman Protassevitch a été partiel et expurgé de tout élément qui pourrait remettre en cause le juste soutien qu’il reçoit des capitales occidentales. S’il est bien une figure de l’opposition biélorusse confrontée à un appareil d’Etat répressif et dictatorial, il « aurait accompagné la milice néonazie Azov en Ukraine en 2014 ». S’il est légitime de déplorer son arrestation et son traitement indigne, comme d’exiger sa libération immédiate, il faut aussi rendre compte de son « activisme d’extrême-droite » l’ayant mené à soutenir, voire à participer à une guerre civile en Ukraine et à militer pour le renversement du régime biélorusse. Invisibiliser son parcours ou ses idéaux les moins louables ne sert que les récits des Etats qui prétendent se parer de toutes les vertus en le défendant.

Il serait par ailleurs plus vertueux de condamner avec la même verve la détention de Roman Protasevitch, « jeune prodige, entré dans les annales de la liberté de la presse bafouée » (dixit Le Figaro) et celle de Julian Assange, journaliste emprisonné pour avoir révélé quantité de crimes commis par la plus grande puissance hégémonique du monde et depuis soumis à un traitement inhumain. Il faudrait pareillement s’indigner quand Armen Martirosyan est inquiété pour ses opinions russophiles et quand des journalistes palestiniens voient leurs articles censurés ou leur outil de travail détruit. Hélas ces victimes-là subissent l’oppression de régimes alliés ou clients de l’Occident. Leur combat et leur sort ne présentent aucun intérêt pour les appareils étatiques et leurs courtisans médiatiques puisqu’ils ne peuvent être instrumentalisés afin de maintenir ou de développer leur système de domination.

Le risque principal à promouvoir une propagande d’Etat ainsi arrimée à des objectifs impériaux est de voir les récits d’opposition systémique prendre vie. La petite musique qui tend à voir (et faire voir) une confrontation bloc contre bloc dans tout évènement géopolitique est un facteur d’attisement des tensions. Si on vous martèle jour après jour que votre voisin est dangereusement différent, vous aurez vite fait de voir chacune de ses actions comme un épouvantable acte d’agression contre vous. Ces dernières années, chaque désaccord entre les puissances de l’Ouest et leurs rivaux est présenté comme un épisode d’une série de batailles idéologiques de portée mondiale et pour le salut d’un modèle civilisationnel. Ces fables aux forts relents de Guerre Froide qui découlent des médias ont pour vocation de souder la population derrière leurs dirigeants. Elles accentuent de fait le danger d’hystériser les luttes d’influence et d’intérêts que se livrent ces nations.

Alors que la crise climatique, le combat contre la prolifération nucléaire ou le bannissement des armes intelligentes rendent plus indispensable que jamais la coopération internationale, la presse a un rôle à jouer dans la relativisation des menaces et des différences qui nous séparent. Sans renier valeurs ou idéaux, rapporter la réalité avec la plus grande rigueur sans rien céder à la propagande d’Etat pour ne pas s’enfermer derrière un « rideau de fer » séparant les vertueux moraux et les autres devrait être leur seule boussole.

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