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Billet de blog 13 mai 2021

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Désinformation et diabolisation sérielles en Syrie

L’instrumentalisation d’une instance internationale dans une campagne de rejet systématique du gouvernement de Damas éloigne la perspective d’un retour de la paix.

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 Le 21 Avril dernier, la République Arabe Syrienne a été suspendue de l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC), qu’elle avait rejointe en 2013, par un vote des autres états membres pour son utilisation présumée de gaz de combat. Une décision sans précédent dans l’histoire de l’organisation et adossée à un rapport estimant qu’il existe « des motifs raisonnables de croire » que le régime syrien a utilisé militairement du chlore en 2018.

Une semaine auparavant, le directeur général de l’OIAC, Fernando Arias, passait devant la sous-commission sécurité et défense du Parlement Européen pour une présentation des succès et des échecs de l’organisation ainsi que des menaces contemporaines et futures. Lors de la séance de questions des députés, Nathalie Loiseau, présidente de la sous-commission, tenta d’entraver deux de ses collègues alors qu’ils interrogeaient le directeur. [TimeCode 11 :12 :27] L’ancienne serial-gaffeuse du gouvernement Macron accusa Mick Wallace et Clare Daley de « désinformation ». Dans le même élan bien peu démocratique ou courtois, elle présenta ses excuses à l’interviewé, aux militants des droits de l’Homme syriens, aux ONGs et médecins présents en Syrie.

A l’origine de cette réaction outrée ? La demande des députés irlandais au directeur Arias de faire toute la lumière sur une possible opération de dissimulation au sein de l’OIAC visant à falsifier un rapport sur la supposée utilisation d’armes chimiques par le régime syrien en Avril 2018. Ce rapport, publié en Mars 2019, était la justification à posteriori des bombardements français, anglais et américains en Syrie. Sa remise en cause exposerait le gouvernement français, et donc l’ancienne ministre, à des accusations de crime de guerre. L’outrage était proportionné.

Dans la même veine outragée, lors d’une réunion du conseil de sécurité, Nicolas de Rivière, ambassadeur français à l’ONU, caractérisait ces questions sur le rôle de l’OIAC en Syrie comme des « accusations visant à discréditer l’organisation avec des faits pseudo-scientifiques ». Elles étaient « absurdes, irresponsables », voire des « efforts pour protéger un régime coupable ». Plus explicite encore, Nathalie Broadhurst, représentante permanente adjointe de la France, intitulait son intervention du 6 Avril 2021 « Chacun sait la culpabilité du régime syrien et les actes abjects dont il est responsable », et fustigeait des « accusations infondées ».

Engagé depuis 2011 dans une guerre civile atroce, le gouvernement de Damas fût accusé le 7 avril 2018 d’avoir conduit une attaque aérienne à l’arme chimique sur la ville de Douma dans la Ghouta orientale, alors dernier bastion rebelle à proximité de la capitale. Ces soupçons étaient renforcés par les nombreuses autres occurrences où des gaz de combat ont été utilisés : attaques dans la Ghouta (21 août 2013), d'Ouqayribat (12 décembre 2016), de Khan Cheikhoun (4 avril 2017), pour ne citer que les plus meurtrières. Majoritairement attribuées au régime syrien, les attaques au gaz sarin, au gaz moutarde ou au chlore ont aussi pu être le fait de groupes rebelles, voire de l’Etat Islamique en Syrie.

Le dernier incident en date souleva des condamnations quasi-unanimes, particulièrement dans les capitales occidentales et chez leurs alliés du Golfe Persique. La présidence française estimait que « la ligne rouge fixée en mai 2017 [avait] été franchie » puisque « la responsabilité du régime syrien ne [faisait] aucun doute ». Le président Macron déclarait avoir « des preuves » de l’utilisation d’armes chimiques. Sans en présenter aucune ni attendre que l’imputabilité soit attribuée par une agence indépendante, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France bombardèrent la Syrie, visant les « capacités du régime permettant la production et l’emploi de ces armes ».

En fait la recherche de preuves et l’attribution des responsabilités sont du ressort de l’OIAC sous mandat de l’ONU. Créée en 1997, elle veille à l’application de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques et ainsi vise à « contribuer à la sécurité et la stabilité internationales et au désarmement général et complet ». Bien que son action fût régulièrement entravée par les combats ou les interférences des belligérants, elle mît en place plusieurs équipes d’enquêtes en Syrie de 2013 à 2020, produisant plusieurs rapports sur le programme chimique syrien et détaillant la culpabilité du régime dans certaines attaques.

Après le déploiement d’une équipe d’inspecteurs à Douma fin Avril 2018, l’agence internationale remit un rapport en Mars 2019, confirmant à mi-mots les thèses américano-anglo-françaises sur la responsabilité de Damas dans l’attaque du 7 Avril. Ce document est depuis régulièrement cité que ce soit pour mettre en place des sanctions économiques contre la Syrie, justifier l’occupation du pays, voire caractériser des menaces extérieures lors d’auditions devant la sous-commission du Parlement Européen présidée par Mme.Loiseau.

Mais des révélations par Wikileaks ont écorné ce récit cousu de fil sang. Entre Octobre et Décembre 2019, des documents internes à l’OIAC furent publiés montrant des irrégularités procédurales et scientifiques. Ils révélèrent que les inspecteurs envoyés en Syrie non seulement n’avaient pas trouvé de preuves définitives d’une attaque aérienne chimique, mais qu’au contraire des éléments scientifiques plaidaient plutôt pour une mise en scène. Leur rapport fût censuré, leurs protestations ignorées.

Deux lanceurs d’alerte, Ian Henderson et « Alex », s’alarmèrent de la partialité du rapport final qui ne reflétait pas le consensus des membres de l’équipe déployée sur place. Ils furent suspendu ou « non-renouvelé » dans leurs fonctions et leur témoignage à l’ONU, ainsi que celui d’un ancien directeur de l’OIAC, José Bustani, les soutenant, furent ignorés et discrédités par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France.

En Mars 2021, cinq anciens responsables de l’OIAC, dont Bustani, ainsi que de nombreuses personnalités, allant de Noam Chomsky à Daniel Ellsberg, le lanceur d’alerte responsable de la fuite des Pentagon Papers, en passant par le réalisateur Oliver Stone ou la députée américaine Tulsi Gabbard, signèrent une tribune appelant l’OIAC à « cesser de supprimer des preuves de l’enquête de Douma » et à « écouter les inspecteurs dissidents ou tout du moins les laisser présenter leurs preuves au monde ». Le risque, identifièrent-ils, était que cet épisode « menace gravement la réputation et la crédibilité de l’OIAC et sape son rôle vital dans la poursuite de la stabilité et de la sécurité internationales ».

A l’ONU, sous l’impulsion de la Russie, alliée du régime syrien, les auditions se sont enchaînées ; le journaliste Aaron Maté, auteur de nombreux articles sur le sujet, l’ancien colonel de l’armée américaine Lawrence Wilkerson, ancien directeur de cabinet de Colin Powell, repenti pour son rôle dans l’exposé de preuves fabriquées menant à la seconde guerre d’Irak, le diplomate allemand Hans Von Sponeck avec 35 années de carrière au service des Nations Unies. Tous exigèrent l’impartialité et la transparence de l’OIAC, garantes de son mandat international.

Ces tribunes et témoignages ont été superbement ignorés, bloqués ou dénigrés par les puissances occidentales, membres permanents du conseil de sécurité (UK, USA, France). Le plus souvent les critiques de l’OIAC furent accusés de « désinformation », de propagation de « fake news », pire d’être manipulés par Moscou ou pire encore d’être des alliés de Bachar Al-Assad.

Et la presse dans tout ça ? Si certains organes comme le site d’investigation TheGrayZone, Le cri des peuples ou Russia Today ont enquêté ou rapporté les faits, la quasi-intégralité des médias occidentaux s’est murée dans le silence. Après avoir copieusement commenté les allégations contre le régime syrien, images à l’appui, voire fait résonner les tambours de la guerre d’ingérence, les journalistes américains, britanniques et français se sont totalement désintéressés des falsifications et des dissidences au sein de l’organisation internationale.

Alors que le cadre juridique des frappes militaires posait question dés Avril 2018, le rapport de Mars 2019 vînt clôturer tout débat dans les rédactions. Pourtant le doute sur la réalité de l’attaque chimique existait déjà. Robert Fisk, grand reporter au Moyen-Orient, affichait son scepticisme dix jours après l’incident. Au moment de son décès en novembre dernier, le Monde en faisait un « personnage controversé ».

Sylvie Kauffman, dans son éditorial du 25 Avril 2018, expliqua que « la vérité [était] d’autant plus difficile à établir que la nier [faisait] à présent partie des armes de guerre ». En fait, pour reprendre une citation attribuée à Rudyard Kipling (au XIXème siècle) ; « la vérité est la première victime de la guerre ». Le rôle de la presse en démocratie est justement d’apporter un maximum d’éléments factuels aux citoyens et de contredire le pouvoir s’il essaye de les abuser.

Mais en la matière le Monde avait choisi un camp, rapportant avec précision l’utilisation de chlore comme arme en mai 2018, les intox de la Russie et la duplicité de Damas. Rien de la part de leur correspondante à la Haye (siège de l’OIAC) Stéphanie Maupas sur les déboires au sein de l’instance internationale alors qu’elle commentait abondamment le « jeu du chat et de la souris » que se livraient l’organisation et la Syrie.

Mediapart couvrît à foison le « programme chimique syrien » et interviewa Macron 2 jours après les bombardements occidentaux. Mais le principal journal en ligne d’investigation français, antagoniste autoproclamé du pouvoir, se contenta depuis de relayer les communiqués épurés de l’Agence France-Presse. Le magasine télévisé C dans l’air, après quatre émissions consacrées à la réponse occidentale d’Avril 2018, dont une sur les polémiques sur sa légalité, ne fît plus aucune mention des problèmes de légitimité que posaient l’attaque d’un pays souverain sans déclaration de guerre ou mandat de l’ONU.

Les grandes chaînes américaines, pourtant si promptes à critiquer le président Trump, saluèrent en chœur son interventionnisme militaire sans accord du Congrès. La palme revenant à CNN où un chroniqueur crût bon de dire qu’en bombardant des Syriens ; « Trump [était] vraiment devenu président des USA ».

 Theresa May, la première ministre britannique, dont l’agenda international était tout entier accaparé par les négociations sur le Brexit, bénéficia d’un accueil médiatique plus favorable sur la Syrie. Lors des premières révélations de Wikileaks, TheGuardian parla d’une « campagne de désinformation menée par la Russie ». La BBC tenta elle de discréditer les lanceurs d’alerte de l’OIAC. La « relation spéciale » avec l’allié américain et la défiance vis-à-vis de Moscou, soutien inébranlable de Damas, expliquaient en partie l’aveuglement de la presse sur le scandale naissant.

Car comment parler de ces efforts de dissimulation de preuves ? Notamment quand elles furent la justification à un acte de guerre ? Comment caractériser l’attaque d’un pays sous de faux prétextes ? L’histoire récente fournit un précédent éloquent ; le scandale de la fabrication de preuves d’armes de destruction massive (ADM) en Irak justifiant l’intervention armée des Etats-Unis et de leurs alliés, dont le Royaume-Uni, en 2003.

Pour rappel, les équipes de Bush et Blair se répandaient allègrement dans les médias sur le programme nucléaire, bactériologique et chimique de Saddam Hussein. Ils le présentaient comme une menace pour la sécurité du monde, commentaient ad nauseam ses exactions (bien réelles) contre les Kurdes et ainsi justifiaient une intervention armée sans mandat international. Leur bilan fût catastrophique.

Depuis 2011 la guerre civile en Syrie a fait plus de 350 000 morts, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (source discutée). Plus de 6 millions de déplacés à l’intérieur du pays, 5.6 de réfugiés dans les pays voisins, notamment en Turquie, au Liban, en Jordanie. Il faut noter que les guerres civiles ont été historiquement le royaume de la violence par excellence, le comble de l’horreur et de l’injustice (Cicéron, Grotius) ou l’« état de nature » où l’homme est un loup pour l’homme (Hobbes). Les affrontements armés entre groupes humains partageant un même espace, les mêmes ressources, une même culture et en principe une même autorité politique sont aussi récurrents que dévastateurs.

La guerre de Vendée, les guerres civiles américaine ou russe, l’éclatement de la Yougoslavie, autant d’épisodes où les dynamiques de représailles croisées radicalisent les combattants et les valeurs qu’ils portent. Il n’y a pas de dimension héroïque ou positive, de roman national de lutte contre un ennemi extérieur. Ce sont des fractures terribles qui traversent le pays, aux niveaux national, local, familial.

Certaines guerres civiles récentes (Afghanistan, Irak, Lybie, Syrie) sont consécutives à l’effondrement de l’Etat, provoqué ou accéléré par de désastreuses opérations militaires occidentales. L’ingérence des puissances dans ces régions est si ancienne qu’en juin 2014, la proclamation par l’organisation « Etat islamique » d’un « califat » en Irak et en Syrie appelait à restaurer une institution supprimée en 1924 et à effacer les accords franco-britanniques Sykes-Picot de 1916 qui prévoyaient le partage de l’Empire ottoman en zones d’influence pour les deux empires français et britannique. Au Proche et au Moyen-Orient, la Grande Guerre n’est toujours pas terminée.

Clausewitz incite à se demander : quels objectifs politiques sont poursuivis lors d’une guerre ? Evaluer les moyens avec discernement en fonction des objectifs, en gardant à l’esprit qu’ils peuvent changer sous l’effet du conflit lui-même. Si la soumission permanente de l’adversaire semble impossible, quelles autres solutions sont envisagées ?

En Syrie, les Etats-Unis et leurs alliés, occidentaux, arabes et turcs ont tous mené une guerre par procuration avec des objectifs communs et différents. Comme l’avouera Joe Biden, ils déversèrent quantité de matériel, de volontaires et d’argent pour faire tomber le régime de Damas. Finançant et équipant tout groupe prêt à prendre les armes et à les débarrasser de Bachar Al-Assad, avec pour objectif ultime d’affaiblir l’Iran et de priver la Russie d’un allié méditerranéen.

Sauf que sous l’effet d’un conflit qui dure, comme l’analysa Robert F. Worth, les groupes rebelles se radicalisèrent et, à partir de 2013, se répartirent en deux camps principaux, l’un proche d’Al-Qaïda et l’autre de l’Etat islamique en Irak et au Levant, et recrutèrent sur toute la planète. Aux sources de ce volontariat guerrier, se trouvaient d’ailleurs la tradition du « brigadisme » européen, l’humanitarisme et/ou l’indignation contre le régime d’Al-Assad entretenue par les discours médiatiques et des appareils d’Etat occidentaux. La diabolisation d’un personnage abject et cruel servît à justifier leur propre élan interventionniste et leur coûta une partie de leur jeunesse.

Leur récit s’épaissit alors d’une nouvelle « incarnation du mal » menaçant de créer une dystopie islamiste au Moyen-Orient qui devait être combattue. Nouvelles campagnes de bombardement, financement et équipement d’alliés, Kurdes en tête. Et lorsqu’en 2015 la Russie intervint pour sauver le régime de Damas, la France commençait à subir une vague d’attentats sans précédent.

Trois années plus tard, Daesh était presque vaincu, Bachar presque vainqueur. Plutôt que de réajuster leurs objectifs politiques en fonction de la réalité du rapport de force, France, Royaume-Uni et Etats-Unis refusèrent le désengagement. Poursuivant leurs discours indignés contre un régime syrien, certes criminel et sanguinaire mais qui avait su terrasser l’anarchie de seigneurs de guerre islamistes et rétablir un ordre endurable par/pour sa population.

Depuis lors la diabolisation de ces dirigeants empêche d’envisager un règlement politique à la crise mais légitime toutes les mesures de rétorsions. On ne saurait considérer un dictateur comme partenaire légitime dans une négociation d’état à état. Pourtant les puissances occidentales entretiennent de nombreuses relations avec de nombreux dirigeants aux mains à peine moins ensanglantées (MBS, Al-Sissi).

Mais il faut en tartiner toujours plus sur la nature criminelle du pouvoir syrien et par cette « fabrication de l’ennemi » relativiser les conséquences des bombardements, de l’occupation ou du blocus économique, pourtant désastreuses. L’aboutissement de cette conjonction morbide est une catastrophe humanitaire auto-entretenue, tragique, absurde.

A la veille des bombardements occidentaux d’Avril 2018, Benjamin Hautecouverture, de la Fondation pour la Recherche Stratégique, expliquait que la « crédibilité de la sécurité collective » était en jeu en Syrie. L’utilisation des armes chimiques concentraient « stratégiquement, politiquement et symboliquement l’ensemble des attaques contre la norme du droit international dans le monde depuis le début de notre décennie ».

Comme si le dépassement du mandat onusien en Lybie pour aboutir à la chute de Kadhafi, les sanctions économiques contre l’Iran ou les efforts de déstabilisation du Venezuela n’étaient pas suffisants comme « attaques contre la norme du droit international », les puissances occidentales choisirent de rajouter le bombardement d’un pays tiers pour des motifs douteux, l’occupation d’une partie de son territoire et son exclusion d’une organisation internationale.

Garantir à l’OIAC son indépendance et exiger son impartialité et sa transparence assureraient sa crédibilité pour la définition et le respect de normes mondiales. L’information qu’elle produira contribuera peut-être à modérer les campagnes institutionnelles de diabolisation du régime (assurément criminel) d’Assad. Ce serait un premier pas vers une résolution du conflit et la sauvegarde de nombreuses vies innocentes. Car en langue diplomatique et dans la poursuite de la paix, toute vérité n’est pas bonne à dire.

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