Petite discussion sur l’engagement
Filature depuis l’avion sur la piste de l’AIBD – Dakar
IIème Partie
Une accusation montée de toute pièce… Le Sénégal terrain si propice à la cabale ?
En octobre 2019 à Dakar, le jeudi après-midi veille d’un long weekend eut lieu mon kidnapping étonnamment suite à un cheminement commun en toute liberté, avec ceux qui ne se révélaient pas être des ravisseurs. En partance pour le palais de justice, il était convenu que se tienne une confrontation enfin, dans le bureau du magistrat entre le plaignant jusqu’ici invisible et moi. C’est le lieu de lever toute équivoque et pallier les errements que je n’ai manqués de souligner aux contestés chargés d’un dossier issu de l’imagination, une fiction, de surcroît mal ficelée. Ces deux interlocuteurs-ci trop inadaptés, face à mes pertinents arguments lors des pseudo auditions chaotiques, versaient dans des propos à contresens, dans du galimatias du primaire, ce qui décida du déplacement. Mais, voilà l’objet du déplacement finalement détourné pour séquestration dans un cul de sac, un lieu en fait de transit des accusés en attente d’un éventuel mandat de dépôt. Dès les premières minutes, je suis ferme sur la non justification de ma présence en ce lieu, rien n’étant signifié au départ pour ce endroit encore moins signé de ma part. Au terme de plus d’une demi-heure de résistance verbale, c’en est suivit un affrontement qui fut fatal, une facture à mon poignet droit. Entendu que les personnes impliquées dans l’incident n’y sont pour rien directement ; je salue trois d’entre elles.
D’où l’on venait l’ambiance y était si exécrable que, l’idée même de me signifier cette destination ne pouvait effleurer l’esprit des instigateurs du piège tendu, a fortiori faire du forcing pour m’embarquer. Une fabrique de délit en fait qui déboucha sur ma mise au cachot cinq jours durant. Un moyen bien sûr pour me clouer au pilori, en brandissant çà et là, une pseudo preuve de ce que j’aurais commis. Preuve suffisante pour les crédules à convaincre davantage de l’idée fausse que les commanditaires véhiculaient déjà sur moi. Et, cela commença dès le cachot au 2eme soir, où un filateur s’infiltra pour épandre sur mon dos des contre-vérités, des propos à contresens… le plus possible, un attrape-nigaud bien évidemment. A ce point d’infiltration l’on ne peut douter de la marque indéniable d’une manigance, une commande extérieure au départ du supposé délit.
Il leur fallait un alibi moral coûte que coûte, enfin persuader définitivement, des envieux revanchards, aigris, tortueux, parvenus, tous ceux frappés de la misère morale. Nuire, nuire encore nuire, leur seule motivation à les empêcher de dormir tant je leur suis cancer au cœur, depuis des lustres. Mais, cela est nul et non avenu sachant que je ne suis pas sous perfusion sociale, selon mes termes. Et, n’est-ce pas là une farce juridique sans équivoque comme sceau d’invalidation de tout, tout d’hier et d’aujourd’hui qu’ils distillent sous le manteau comme propos, écrits, dessins, images, voix…? Les commanditaires savent à qui leurs ouailles font face, ces derniers non. Mon séjour au cachot fut paisible, seul mon corps était encagé, j’y entrais alors que je vaquais à mes occupations avec trois livres dans mon sac bandoulière, dont Ainsi parlait Zarathustra Nietzsche, que je pris pour lecture ; je l’offris là-bas pour l’intérêt qu’y portait quelqu’un. J'eus des discussions intéressantes.
Tenez-vous bien, une telle manigance dont l’intention date, ne peut aboutir à un délit sauf à officialiser par erreur ou autocratie bureaucratique défiant les règles de procédure sur des territoires propices.Le maillon faible exploité sur renseignements des filateurs de vendu-es de nègre-sses, n’est autre que mon cadet. Oui je dis bien, mon cadet, indigent des plus extrêmes, 64 ans à l’époque vivant toujours au crochet des autres, sans domicile personnel. Après des décennies de vadrouille il finit par échouer dans la cuisine de 4 m2 en fit office de chambre, dans une des demeures familiales à la Sicap rue 10. Dans sa malhonnête entreprise il est encouragé avec ferveur par un demi-frère de ma génération, Moctar, dont je n’ai jamais fait cas des insultes. Lui l’éternel tributaire, l’assisté sans vergogne pour qui j’eus de la compassion malgré tout. Ce dernier s’est révélé un jaloux, sournois et aigri au point de faire absenter le cadet à l’audience du lundi. Une absence qui implique le renvoi systématique au mercredi, 2 jours plus tard. Sachant que rien ne justifie légalement le sort qui m’est réservé, j’étais donc aussitôt libéré le lundi. Cela, lui (le demi-frère) était insupportable, il fallait encore punir. Lui, c’en est un frappé d’ivrognerie à l’excès, traînant en loque humaine les soirs de clando en clando(maison clandestine de vente d’alcool), c’est très peu ce que je dis là, mais assez pour expliquer sa mesquinerie.
Cette accusation infondée issue d’une association de malfaiteurs, est une entreprise à plusieurs strates. Les deux frères au niveau intermédiaire, escomptaient un retour sur « investissement nul » bien sûr si ce n’est leur iota de dignité bradée, en m’extorquant 500 000 F CFA en guise de dédommagement. La requête introduite par le cadet porte sur la soustraction de : 1300 euros ; 200 000 F CFA et un téléphone portable neuf. L’objet retenu si fallacieux, inimaginable que ledit plaignant est incontestablement, à des milliards d’années lumières de posséder le moindre bien. Qui pour vous dire le contraire ? Qui ? Personne. Qui plus est, nous n’avons aucune proximité sans animosité pour autant, qui offrirait l’opportunité de poser un tel acte. Comme cela ne suffit, l’affaire est traitée très partialement, et de manière partielle, chaotique, avec célérité, sans confrontation. Adieu la moindre preuve, les incohérences telles que la somme tantôt c’est 1300, non c’est 1800 euros, la description des euros en coupures de 500, hélas plus en circulation depuis, l’évitement de la confrontation, la complainte du plaignant : « il (moi) ne m’aide pas… » un aveu bizarre non etc. Peu importe, la faille qui offre l’opportunité d’une plainte était là pour ne pas s’y engouffrer afin de me nuire ; l’ennemi ne dort pas, dit-on. Chez les commanditaires, l’acharnement si prononcé et soutenu de me liquider, est tel que je n’ai jamais douté des pièges d’autant que dans mon roman publié en 2016, je fis état de quelques scénarios de pièges tendus. En réalité, j’ai déjoué le long des décennies, un panel de séquences à faire un film ou une longue série télé. En attendant ma probable liquidation physique, je ne me prive pas de liberté, ni ne demande la permission d’exister, encore moins vivre. Serein je suis, serein je demeure et, sans un atome de rancœur, par hygiène de vie.
Mais l’Afrique, terrain propice d’actes de compromission n’est pas choisie par hasard pour me filer à outrance, entraver mes démarches, me piéger, m’encager voire assassiner. A leurs dépens, ces commanditaires et leurs vils serviteurs nègre-sses, ces 5 jours ne furent point une épreuve pour moi ; ça m’est une prime, un acte de reconnaissance de personne de qualité que je demeure, par la même c’est le meilleur baromètre de validation de ma bonne moralité, sans fausse modestie. Dès la première minute au cachot, j’eus ma dignité consolidée plus que jamais, ma fierté affermie, quant à ma foi je n’ai jamais douté de sa vigueur et ma conviction d’être intègre pour me mettre au-dessus de certaines considérations mal venues. A preuve je me rendis à la convocation par obligation morale, en républicain, car rien ne m’y obligeait juridiquement. L’engagement, mon credo à tout prix, est en lui-même l’autre de moi.
Retenir surtout, que ceci n’est pas un appel, encore moins une complainte mais une simple information sur le risque d’engagement assumé, le mien tel que vécu pour partage d’expérience. A plus de deux décennies, je n’ai jamais fait cas publiquement, ni distillé auprès de plus de deux personnes ; c’est dire aussi, que je ne suis pas dans une lutte personnelle. Face à la cabale, je suis simplement dans la défense de mes intérêts et l’assurance de mon intégrité physique jusqu’à mon dernier souffle.
A ce jour, je ne dois rien à personne (physique et institutionnelle) l’on me doit plutôt. Je n’ai eu aucune contrainte justifiée juridiquement de quelle que nature que ce soit au point de restreindre ma liberté d’exercer, de parole et de mouvement, pas une seconde de ma vie, encore moins me rendre là où je veux quand je veux.Ma vie me procure joie : ma famille, les belles rencontres dans plusieurs champs et échelons, des activités professionnelles et associatives pleinement menées, l’intérêt que j’ai pour l’écriture qu’à autre chose de non gratifiant intellectuellement et en développement humain. Et, résolument promoteur de ma trilogie « Humanité, Humilité, Humour » N’ayant jamais eu faim de quoique ce soit, je ne suis pas un parvenu et rends grâce à Dieu et à mes parents. Dans l’absolu dans ma vie d’homme, je suis dans la plénitude, l’émerveillement et le rêve. Respectueux de tout par éthique mon éducation oblige, je suis respectable de gens dignes de foi en notre pays de droit. Point de génuflexion. Je ne suis pas dans la polémique encore moins l’accusation. Je fais constater.
SEYDOU BÈYE
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