Mort d'A. Glucksman: cessez-le-feu.

André Glucksman est mort.

Les billets et commentaires qui s'en réjouissent, fleurissent.

 

Il aura été, mais de façon absurdement paroxystique, ce que ce sont la plupart des gens, avec ou sans écran (les medias n'y sont pour rien: lisez Saint Simon) : de son temps. A la mode, si on veut... Mao quand c'était à la mode, "libéral" aujourd'hui, quoi demain aurait-il été? Pourquoi en faire un tel fromage, et ce au moment de sa mort? Je ne l'ai jamais lu (comme beaucoup qui le critiquent, d'ailleurs, probablement), et la nouvelle m'indiffère: ni fleurs, ni couronnes, ni crachats.

Certains sont à rebours de la mode comme d'autre la suivent; les deux y sont, quoique de manière opposée, profondément liés. "Et qui libre?" écrivait, je crois, Duchamp...

Par contre, en tant qu'être humain qui a gardé quelques souvenirs du mot "humanisme", j'ai du mal à lire ces critiques à chaud sur un cadavre qui l'est aussi encore, lequel n'est tout de même pas celui d'Hitler.

 

Pour tout dire, ça me semble mauvais signe.

 

Et combien parmi ses contempteurs, certains lecteurs de Médiapart probablement, qui ont suivi sa trace, mais se faisant semblant de garder leurs "idéaux", continuant de se raconter des histoires, mènent une bonne vie bien bourgeoise...

 

 

 

PS: Il est bien évident que ceux qui ne manqueront pas de me classer dans les réactionnaires-bellicistes-racistes-crétins-adeptes-de-Glucksman à la lecture de ce petit commentaire transformé en petit billet, ne savent pas lire. Mais qu'y puis-je?

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