Agir comme on peut. Grève générale ou boycott?

Bien sûr, une grève générale européenne est souhaitable, en soutien aux grecs, en soutien à la vie, contre toute la monstruosité à l'oeuvre dans nos sociétés dites modernes.

Bien sûr.

Mais elle n'arrivera pas, ou alors pas de sitôt: il était urgent que Syriza boive la tasse avant l'arrivée -du coup compromise- de Podemos, et puis reconnaissons la victoire en rase campagne de la pensée libérale et l'impossibilité d'une mobilisation trans-nationale quand le sens du bien commun a été autant abîmé. Il faut en effet, jusque dans les rangs de la gauche "radicale", voir les egos s'agiter, afficher leurs convictions anti-libérales, mais être animés par leur petite réussite, leur petit pouvoir, leur petite carrière, niant donc, profondément, les idées qu'ils professent...

On peut pleurer, lancer au vent nos jérémiades. C'est inutile, et même contre-productif car désespérant.

 

Une piste me semble intéressante: à constater les levers de boucliers contre le BDS, force est de constater l'impact de ce genre d'action.

Pacifiste, elle ne peut être qu'avec beaucoup de contorsions inélégantes se voir définie comme "terroriste".

Touchant au coeur le système capitaliste, elle inquiète les puissants qui nous méprisent en tant que citoyens mais nous "respectent" en tant que consommateurs parce qu'ils ont là besoin de nous, ou plutôt besoin que nous jouions avec application notre rôle.

 

 

Qu'en pensez vous?

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.