Essai de synthèse à partir d'extraits de textes diffusés sur l'internet
La grande majorité des gens se sent très concernée par la dégradation des conditions de vie sur notre planète. Pourtant quelles que soient les mesures prises par les gouvernements, la situation globale ne cesse de se détériorer.
Comment expliquer une telle impuissance ?
De fait on bute sur le manque d'argent qui permettrait de mettre en œuvre les solutions. Car on ne meurt pas de faim faute de nourriture, on meurt de faim faute de l'argent qui permettrait d'y accéder ; on ne meurt pas de maladie faute de médicaments, on meurt faute de pouvoir les acheter ; on n'est pas au chômage faute d'emploi, on y est faute de pouvoir rémunérer le travail...
Alors, tous les efforts portent sur la recherche d'une croissance forte qui serait la seule méthode susceptible d'apporter les ressources financières suffisantes pour relever les défis de notre temps. Mais n'est-ce pas vouloir éteindre l'incendie avec de l'essence quand on sait que le plus grand danger qui menace la planète vient justement des dommages collatéraux causés par la croissance ?
N'est-ce pas aussi ignorer que la nature de l'argent moderne permettrait, si on le voulait vraiment, de l'émettre à la hauteur de ce que l'urgence humanitaire et écologique exige ? En effet l'argent aujourd'hui n'est plus limité comme avant par une quantité de matière précieuse. Il est totalement dématérialisé depuis 1971. Il est créé par simple inscription dans une comptabilité bancaire. Les seules limites sont les règles que la société se donne.
Mais ce sont les banques privées qui détiennent la création monétaire.
Il semble à l'évidence que les banques prêtent aux uns les sommes épargnées par d'autres. Et c'est vrai en partie.
Quand l'État emprunte sur les marchés financiers, il y a bien derrière des investisseurs (banques, compagnies d'assurance, fonds de pension, particuliers) qui achètent de la dette publique avec des sommes épargnées.
Mais la partie immergée de l'iceberg cache le fait que l'argent est devenu une dette par nature, car pour qu'il y en ait, il faut au préalable qu'il ait été créé lors d'un crédit. Ainsi, contrairement à ce que pense la plupart des gens, ce n'est pas l'épargne qui permet l'emprunt mais c’est l'emprunt qui permet l'épargne.
Qui a légitimité pour créer la monnaie et pour en faire quoi ?
- Si c’est le privé : l'argent ne peut être créé que de manière sélective, sur des critères de rentabilité et de solvabilité au service prioritaire des actionnaires du système, sans souci de l'intérêt général.
- Si c’est le public : l'argent peut être créé sur des critères d'intérêt commun.
Force est de constater que malheureusement, les Nations sont rabaissées au même rang que chacun de leurs citoyens : elles sont obligées d'emprunter l'argent tiré initialement du néant auprès du privé et de payer de substantiels intérêts, ce qu'elles n'auraient pas à faire si elles exerçaient leur droit légitime d'émettre leur propre monnaie.
Nous payons des milliards d'euros par an pour payer les seuls intérêts, ce qu'on appelle élégamment "le service de la dette". C'est prélever sur le travail et la production des sommes énormes et les transférer à ceux qui sont déjà les plus riches...
Et ceci sous prétexte qu’ils détiennent la création monétaire nécessaire à la marche de l’économie !
Pourquoi ne pas sortir de ce cadre "conventionnel" et ouvrir de nouveaux chemins :
En premier, les États doivent, ensemble, retrouver leurs capacités fondamentales, afin de pouvoir mobiliser toutes les ressources pour affronter les très graves problèmes que connaissent la planète et la société des hommes !
… C’est probablement devoir lancer un système d’échange mondial, sans possibilité de montages spéculatifs !
… Avec, auparavant, un incontournable moratoire général, seul moyen d’éviter chaos et violences mondiales.
En effet, suite aux graves dysfonctionnements du système monétaire en place, qui pourrait accepter de rembourser, et en plus avec des intérêts, ces sommes gigantesques que les États empruntent à cette sphère financière … et ceci afin de les leur réinjecter … et que, ainsi, elle puisse continuer, comme avant ou presque, à exploiter un conventionnalisme arbitraire et prédateur (en s’appuyant semble-t-il sur certaines connivences d’instances publiques) ?
Il n’est plus possible de continuer à faire semblant d'ignorer que la cause essentielle des problèmes vient de ce que le pouvoir de création monétaire, revenant de droit aux Nations, a été abandonné au système bancaire privé.
Si vous êtes un élu : quelle est votre position à ce sujet ? Que comptez- vous faire concrètement pour que la création monétaire soit rendue au public, comme le suggèrent plusieurs économistes ?
Les lois votées jusqu'à présent ont livré le monde aux banquiers ... Si tel n'est pas votre choix, il faut en proposer d'autres …
Si vous êtes un citoyen : acceptez-vous d’œuvrer à la poursuite de ce type actuel de monde ?
Pour éviter une montée de violences, annoncées par beaucoup, ne convient-il pas de mettre en route un véritable changement ?
Vers une "Autre Économie Sociétale", valorisant toutes les ressources : naturelles, humaines et techniques !