Être malade en France lorsqu'on est réfugié

Allez, je me dis que plus vous serez au courant de ce qui se passe vraiment, plus vous soutiendrez la lutte contre cette politique absurde et inhumaine. Je vous écris depuis l'hôpital Lariboisiere, à Paris. Un homme réfugié (M.) ne peut plus s'asseoir depuis une semaine. Il a de très nombreux boutons, sur tout le corps. 

Allez, je me dis que plus vous serez au courant de ce qui se passe vraiment, plus vous soutiendrez la lutte contre cette politique absurde et inhumaine. Je vous écris depuis l'hôpital Lariboisiere, à Paris. Un homme réfugié (M.) ne peut plus s'asseoir depuis une semaine. Il a de très nombreux boutons, sur tout le corps. 

La première fois à Lariboisière, les urgences l'ont ausculté, et renvoyé vers l'hôpital Saint Louis, spécialisé dans la dermatologie. 

H, bénévole, l'a amené à Saint Louis tôt le matin. Elle s'est faite opposer un refus total de soin, au motif que M. n'avait pas d'attestation de domiciliation de France Terre d'Asile ...

Désormais dans notre pays, nous refusons de soigner certains individus, sous prétexte qu'ils ne possèdent pas tel ou tel bout de papier.

Aujourd'hui, vu l'évolution de l'état de M. nous avons appelé les pompiers afin qu'ils l'amènent à l'hôpital. 

Me voici donc avec M. à Lariboisière.

Il est en train d'être checké par l'infirmière des urgences. 

Il est écrit sur le rapport de M. que son infection est hautement contagieuse. 

Saint-Louis préfère donc laisser M. rentrer au camp par ses propres moyens (il ne peut marcher), et prendre le risque qu'il contamine tous ses camarades migrants. 

Ces comportements doivent être dénoncés, car ils ne sont pas conformes aux valeurs de notre république. 

 

Sinon, à Pajol, la vie continue.

Le camp s'organise. Les réfugiés préparent la nourriture, avec l'aide des soutiens. 

Ils ont monté à 12h une grande tonnelle qui amènera de l'ombre pour la canicule à venir. 

En revanche, aucune nouvelle de la mairie. 

Toujours pas de sanitaires. 

Des maladies bien plus sérieuses vont inévitablement se développer dans les jours à venir. 

Dans ce cadre, si vous qui lisez ces lignes avez un contact médecin, ou infirmier, transmettez lui le mot pour qu'il passe donner un coup de main. 

Merci d'avoir lu, c'est que la cause vous intéresse. 

Pour ceux qui ne la connaissent pas, je vous invite à rejoindre le groupe Facebook 'Comité de soutien des migrants de la Chapelle'.

 

À bientôt,

 

Blaise 

 

 

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