Les dollars des "tontons" SSAM

Donnez leurs une suite au Ritz, ils en veulent ! Des bijoux de chez Chanel !... IIs cumulent tout ! ils ont en majorité entre 67 ans et 80 ans, ils gèrent les organismes de la protection sociale en France dont notamment : les Services de Soins et d'Accompagnement Mutualiste, le Livre 3, du code de la mutualité. Retour sur ces "Silver" business-men de l'E.S.S. confortablement indemnisés.

Retraités de la fonction publique ou retraité des autres secteurs, syndicalistes patronaux ou salariés, voire directeur d'organismes mutualistes de "Livre2" (ne craignant guère le conflit d'intérêt) ils disposent d'une grande influence dans les cercles très initiés de la Mutualité Française. 

Hier les dits "livres 3" du code de la mutualité disposaient d'oeuvres "sociales", permettant de gérer des centres optiques, audioprothésistes, dentaires ou pharmaceutiques ou des cliniques à l'echelle d'un département. Ces spécificités acquisent au fil du temps par les mutualistes permettaient d'offrir à des adhérents mutualistes et aux particuliers des soins par le biais d'une solidarité et d'en contrôler les coûts.

2 types de Services de Soins et d'Accompagnement Mutualiste existaient et existent encore sur certains départements :

ceux gérés par la mutuelle lambda (code de la mutualité) qui créaient leurs propres "livre 3" en vertu des possibilités offertes par le code la mutualité. Ainsi, ont vu le jour : des cliniques mutualistes et d'autres enseignes (optique, dentaire...).

et ceux gérés en commun par des élus nommés par leur mutuelle pour l'ensemble des oeuvres acquises de manière proportionnelle. Cette situation évoluant vers une hégémonie de certains groupes mutualistes plus puissant financièrement dans certains départements. Créant ainsi l'eviction des "petites" mutuelles de leur gouvernance.  

Ces évolutions ont eu pour conséquence : des groupes importants avec des salariés (en moyenne 1 000), la gestion de budget de plus 100 millions de chiffre d'affaire annuel. Nous sommes très loin des premiers SSAM départementaux. les compétences demandés necessitent des connaissances élevés en gestion des organisations ainsi qu'au niveau comptable. Or ces élus sont bénévoles (sauf certains élus : le Président par exemple, ayant attribution permanente, comme le president (67 ans) du pavillon de la mutualité- mutualité Française de la Gironde 58 646 €/an), souvent retraités, et impliqués dans de nombreux organismes, ils cumulent les postes et les indemnités. Humainement impossible de gérer l'ensemble de leurs activités, ils y passent en moyenne uniquement 1 à 2 jours par semaine quelque fois quelques heures alors que ces postes nécéssiteraient un temps complet à 39h/semaine. Ils sont épaulés par une équipe technique, qui étudient les vastes budgets attribués aux soins : consultations, opérations, ainsi que les achats, la vente ou la revente de tout ce qui est lié à ces activités.

L'IGAS dispose pourtant de tous les moyens de contrôle des opérations pratiquées, mais pratique plus la disuasion. les ramifications des prises de position et de pourcentage en capital dans les sociétés connexes sous forme de SAS exprime le changement radical de philosophie de ces entités, devenues en quelques années des entreprises très capitalistiques ou les amis des amis sont embauchés et les élus uniquement cooptés. Le code la mutualité précise le principe "un homme, une voix", une règle en or massif pour certains ! ainsi qu'une philosophie qui n'est qu'un trompe l'oeil : "Dans des entreprises sans actionnaires, qui ont - comme toutes les autres entreprises - besoin d’un pouvoir fort et clairvoyant, le pouvoir, mais aussi la responsabilité de la mutuelle reposent sur les sociétaires"....un pouvoir et une responsabilité qui sont confisqués aux sociétaires sauf aux quelques marionnettes de Président qui coûtent très cher à la minute à faire de la représentation dans les cocktails ou les fastueux déjeuners de fin d'assembléeou de conseil d'administration dans les hotels et restaurants 5 étoiles. Une vraie gabegie et une réelle hyppocrisie de faire croire encore aujourd'hui que de telles responsabilités et de tels pouvoirs sont encore aux adhérents.  

          

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