Bob 92 Zinn
Abonné·e de Mediapart

166 Billets

9 Éditions

Billet de blog 3 nov. 2012

Bob 92 Zinn
Abonné·e de Mediapart

Notre-Dame-des-Landes : L'opération César s'embourbe.

Bob 92 Zinn
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Cela fait maintenant trois semaines que l'Etat, Vinci, sa filiale AGO et les forces du désordre nous harcèlent jours et nuit en détruisant nos lieux de vies. De l'autre côté, la solidarité continue de s'amplifier, de nouvelles personnes affluent chaque jour, renforçant, de fait, notre présence sur la ZAD et la résistance à l'envahisseur et envers ce projet absurde et mégalo d'Ayraultport.

Les forces du désordre et les gros vilains qui gravitent autour commencent sérieusement à s'embourber pour notre plus grand plaisir...

Occupation du Tertre

Jeudi, une nouvelle maison se vide de ses habitant.e.s. Des occupant.e.s super motivé.e.s s'empressent de réoccuper la maison le vendredi matin vers 11 heures.

6 de nos camarades montent directement sur le toit. Le reste occupe l'intérieur de la demeure laissée vacante.

Les flics se pointent une première fois dans l'après-midi pour évacuer les gens à l'intérieur de la maison et laissent sans explication logique nos camarades perché.e.s sur le toit et finissent par partir. Juste après le départ des Play-Mobiles tout le monde s'empresse, bien évidemment, de revenir sur les lieux. 

Bilan, une nouvelle opération de répression policière pour rien sauf pour les contribuables qui continuent à casquer.

La deuxième fois, les condés se pointent le soir vers 19h30 en surprenant tout le monde. La boum anti-aéroport qui était prévue ne se fera pas. Vraiment pas fair-play ces Play-Mobiles ! Tout ce qui était dans la maison est perdu dont 4 pacs de bière ! Qu'ils s'étouffent avec !

Ils annoncent les trois sommations de rigueur en deux secondes chrono et chargent direct. Tout le monde se met à paniquer et s'enfuit dans les champs.

Cinq de nos camarades remontent sur le toit à la va vite. Une nacelle les récupère en 15 minutes. Nos potes sont sans délai conduit.e.s au poste.

L'occupation est terminée.

La maison est détruite dans la foulée sans désamiantage préalable, en mode gros bourrins, en dehors de toutes les procédures habituelles d'hygiène et de sécurité. Illégalité sur toute la ligne !

Une fois n'est pas coutume, l'Etat Ripoux-blicain, premier délinquant de France, montre le mauvaise exemple.

Bilan répressif de la journée : 6 camarades interpellé.e.s. 4 sont relaché.e.s après vérification d'identité vers 23h30, un.e cinquième pote peu de temps après et le dernier de nos compagnons de lutte devait être libéré.e dans la matinée.

Jeudi, barricades entre les Planchettes et la Paquelais : les Play-Mobiles en mode masos se gazent tous seuls et se prennent une raclée en bonus.

Deux nouvelles barricades se dressent dans la nuit de mercredi à jeudi pour faire face à nos agresseurs sur la D281 grâce à l'énergie et à l'enthousiasme de nos camarades qui nous ont rejoint dans la lutte.

Le jeudi matin, plein de potes ultra-motivé.e.s, dont une majorité d'habitant.e.s de la région et des personnes d'un peu partout en France et en Europe fraîchement arrivé.e.s tiennent fermement les barricades jusqu'à l'arrivée des Play-Mobiles vers 11 heures.

En l'espace de 45 minutes, la barricade-sud est nettoyée par les forces du désordre avec l'appuis technique des collabos de la DDE qui amènent un camion-grue. Sous un tir fourni de lacrymos ces casseurs professionnels ripoux-blicains réussissent à détruire la barricade.

Une fois terminée leur sale besogne, toute cette équipe de bras cassés repart sans enlever la deuxième barricade située entre le chemin du Far-Ouezt et celui de la Chèvrerie.

Et hop ! Deux minutes après le départ des forces du désordre, la barricade est refaite.

Environ deux heures plus tard, les Play-Mobiles et les collabos de la DDE se repointent beaucoup plus nombreux avec une dizaine de camions en arrivant comme la première fois par la Paquelais.

Ils lancent une tartine de tirs lacrymos mais comme dab, les éléments sont avec nous, et ils se prennent les fumées toxiques de leurs armes en pleine poire.

Un mur de 40 légionnaires se forme rapidement. Une partie des forces terroristes ripoux-blicaines passe par les champs pour nous prendre à revers.

Les armées de César passent la première barricade en mode gros bourrins en remontant jusqu'à la deuxième barricade au niveau de la route du Sabot/Far Ouezt.

Au moment même ou ils commencent à tronçonner, la grêle se pointe et les assaisonne copieusement les obligeant à arrêter leurs tronçonneuses.

Après moultes péripéties saisonnières ils arrivent finalement à franchir la deuxième barricade. Ils continuent à repousser les potes jusqu'au carrefour des Fosses-Noires et poursuivent leur incursion dans la ZAD à grands coups de lacrymos.

Le sort s'acharne, les éléments continuent à se déchainer sur les flics, et une fois n'est pas coutume, le vent blindé de gaz lacrymos les asphyxie.

Les Play-Mobiles aveuglés par leurs propres armes de répression (hi,hi, hi) se retrouvent pris à revers par nos camarades. Cachés par les haies, les potes arrivent presque au niveau du camion-grue qu'ils caillassent. Les sinistres légions lobotomisées du bulbe se précipitent en panique dans leurs camions et partent la matraque entre les jambes. 

Et du coup, trois nouvelles barricades se reforment juste après la fuite pitoyable des forces armées terroristes saucialistes.

Aujourd'hui, tout plein de chouettes barricades descendent jusqu'à la Paquelais et remontent de l'autre côté jusqu'au carrefour des Fosses-Noires.

Les défaites des légions saucialistes se succèderont malgré une supériorité numérique et matérielle écrasante.

César, tu continues à patauger grave !!! La noyade est pour bientôt !

Vinci hors de nos vies !

Des habitant.e.s de la Zone d'Autonomie Définitive en résistance.

Note : toutes les infos et plus encore sur le site de la ZAD : Zone A Défendre - Tritons crété-e-s contre béton armé

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Services publics
RER B : voyage sur la ligne qui déraille
Le RER B est la deuxième ligne de train la plus chargée d’Europe, et pourtant elle souffre de nombreuses tares : quatre terminus, un tunnel partagé avec le RER D et, surtout, un sous-investissement chronique de la part de la région et de l’État. Les usagers souffrent, les conducteurs aussi.
par Khedidja Zerouali
Journal — Migrations
Étrangers sous OQTF : la justice recadre la préfecture de Seine-Maritime
Le tribunal administratif de Rouen vient de débouter la préfecture qui demandait aux gestionnaires de centres d’hébergement d’urgence d’exclure de leur dispositif « insertion » les étrangers en situation irrégulière faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire exécutoire. Une décision qui vient contredire les circulaires et les récents engagements du ministère de l’intérieur.
par Manuel Sanson
Journal
La précarité étudiante s’enracine et le gouvernement répond à côté
Le gouvernement vient de débloquer 10 millions d’euros pour soutenir les associations qui agissent en faveur des étudiants précaires. Seulement, les principaux acteurs considèrent que la réponse est insuffisante et attendent des mesures structurelles pour endiguer la pauvreté des étudiants.
par Faïza Zerouala
Journal — Europe
À Mykolaïv, les morts hantent civils et militaires
La ville de Mykolaïv subit depuis des mois le manque d’eau potable et les coupures d’électricité. La région a été bombardée sans relâche par l’armée russe jusqu’à la mi-novembre 2022 et plus de la moitié des habitants a quitté les lieux. Civils et militaires restés sur place racontent leur « cauchemar ».
par Mathilde Goanec

La sélection du Club

Billet de blog
Incendie de forêt : les causes ne sont pas que climatiques
[Rediffusion] Les forêts du Sud en particulier demandent beaucoup d'attention pour ne pas prendre feu. Coupe feu, garde-forestiers, défrichages, surveillances, pompiers de proximité, les moyens sont-ils encore là ou ces incendies sont-ils causés par l'impéritie des pouvoirs publics ?
par lecteurfid
Billet de blog
Vidéo - le gouvernement empêche les débats sur les forêts publiques par 49-3
Il y a un mois, nous avons publié ici une tribune signée par plus de 40 parlementaires, demandant un débat sur l’avenir de l'Office National des Forêts dans la loi de finances avant le 49-3 du gouvernement. Devinez quoi : les débats devaient avoir lieu le 2 novembre à 17h05. Le 49-3 a été activé le 2 novembre à 17h00. Mais tout n'est pas perdu : la suite se joue au Sénat dès mercredi.
par Pour des forêts vivantes
Billet de blog
Des chênes (français) pour la Chine
Fric-frac dans les forêts françaises. Voler du bois n’est pas une mince affaire. Et pourtant, dans les Pyrénées, en Moselle, en Vendée, dans le Nord, le brigandage se multiplie. A l’heure des drones, GPS et autres trackers… (Gilles Fumey)
par Géographies en mouvement
Billet d’édition
Reboiser les forêts brûlées est favorisé par une niche fiscale
Si l'investissement forestier offre des possibilités de rendement limitées, il constitue en revanche une niche fiscale qui permet de réduire le montant de son impôt sur le revenu. L'investissement forestier réalisé par une personne domiciliée en France lui permet de bénéficier d'un avantage fiscal, que ce soit au titre de l'impôt sur le revenu ou de l'IFI (impôt sur la fortune immobilière).
par Patrick Cahez