« Non à la pédophilie ! ». « Justice pour Caïs ! »...

Tels étaient les slogans scandés dans le cortège qui s’est rendu, jeudi après-midi, de République jusqu’à rue de la Paix… Et non pas jusqu’à la place Vendôme, devant le ministère de la Justice, comme prévu initialement par les organisateurs. Cordons de CRS et de gendarmes, pléthoriques ; spécialistes ès-contention de masses ; obligent…

Merci Bernard !... Merci Jean-Jacques !...

14 juillet dernier, Paris. Blocus manifeste et tension contenue.

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Rassemblement « sauvage » (non autorisé en préfecture), dans un triangle d’or et de diamants, voué habituellement à l’illustre anthème poétique : ordre, beauté, luxe, calme, volupté... Mort d’ordre : apaisement ! « Gaffe aux vitrines des joailliers et des hôtels de luxe ! ». Pas de dérapage ! « Surtout pas de ça, en ce moment ! Les consignes des ministères (intérieur, justice) sont claires : statu quo, et formol ». Une sorte de « garderie pour adultes », mais sans violence, pour le coup. Cette fois-ci. Et avec bien davantage de surveillance qu’à l’école Jules Ferry de Montreuil… Mésentente cordiale. Politesse contrainte. Deux camps clairement définis par une signalétique bien rôdée. De nombreuses marques extérieures définissant l’appartenance non ambigüe à l’un ou à l’autre des partis en présence. Regards parfois « noirs » qui s’entrecroisent. Deux mondes, ayant deux logiques presque inverses, s’opposent. Les uns réclament la Justice… Pour Caïs. Les autres, ceux qui leur barrent la route, incarnent son bras armé. Et sourd. Prêt à réprimer, si besoin était. Plus prompt à tenir à distance ces fâcheux trublions ; notoirement « indigènes » (on dirait afrodescendants, pour être correct) autant qu’indignés ; plutôt qu’à écouter leurs doléances, ou à y répondre d’une manière qui soit autre qu’insultante… Le glaive et la balance comme matérialisés là. L’un tranchant et sans pitié, presque aveugle aux massacres qu’il génère. L’autre, à l’évidence, définitivement déséquilibré. Au point que l’un des plateaux, sur-lesté, rend impossible toute oscillation même… Alors l’équilibre !... « On en parle ? Non… ». Donc, passons.

 

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Caïs : un « Cas d’Ecole », si l’on peut dire, démontrant la cécité judiciaire et institutionnelle préoccupante, dans notre-nos société-s. Dans notre pays en particulier (cf. les rapports ONU-Droits de l’Enfant, pointant l’irresponsabilité de la France en ces domaines, au niveau du traitement judiciaire en particulier…). Plus précisément donc, pour tout ce qui touche à la pédophilie, aux violences sexuelles sur mineurs, et à la pédocriminalité ?...  Certains se risquant même à raccorder cela, à la problématique de la « libre sexualité », « consentie », avec des mineurs… ou entre mineurs… Où aux divers « réseaux » pédophiles existants effectivement par ailleurs… Chacun sachant pourtant bien là, que l’acte, et encore moins le « complot » pédophile, ne sont en rien avérés; concernant le cas précis de Caïs, et de l’école Jules Ferry de Montreuil. Aucune preuve évidente ne démontrant les implications d’un « réseau », au sens « propre »… Ni de complicités, fussent-elles actives ou passives qui soient clairement démontrées jusqu’alors. Il faut le reconnaître. La famille l’a déjà bien compris, croyez-moi ! L’enquête suivant actuellement son cours, il n’a pas encore été établi la présence ou l’influence d’un quelconque adulte, qui serait impliqué dans les actes (« de barbarie ») dont a été victime Caïs, au moins le 22 juin dernier. Le présumé crime, ne serait-ce que d’ « agression sexuelle », « attouchement avec pénétration anal », voir viol n’a pas encore été caractérisé juridiquement dans le cadre de l’instruction. Qui est censée bénéficier d’un secret, normalement sacré, d'autant plus en ces affaires délicates et douloureuses, mais qui a, dors et déjà, lui aussi, été violé à de nombreuses reprises !...

Absence de preuves, se plaisent à rappeler certains !...

Même si, peut-être, par ailleurs, elles paraissent nombreuses, évidentes, et immédiatement insoutenables, ces preuves... pour beaucoup d’entre nous, dont les proches de Caïs, en premier lieu… D'où les questions, nombreuses, et supicions diverses d"une couverture hypothétique de la gravité et des lourdes implications des faits (passibles des assises…), ou des (co-)responsabilités juridiques éventuellement engagées?... Pour un Maire, on l’imagine aisément, un cas de présumé crime sexuel sur enfant de quatre ans, dans une des structures publiques dont on a la charge légale, équivaut, au mieux, à une fin de carrière politique précipitée… De brillant, à obscur, en moins de trois seconde… A la « Cahuzac » !... Au pire, à une peine de prison ferme, pour des chefs d’inculpation qu’il conviendrait, éventuellement, à une justice impartiale, de déterminer. Si toutefois, Justice...

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Souvenons-nous, tout de même, de qui étaient les signataires de pétitions, bien médiatisées, elles, à l’époque, allant dans Ce sens. C’était il y a à peine quarante ans… « Merci Françoise. Mais comment dire ? Non merci. Autant pour nous… ». L’enfant est certainement une Personne. Là-dessus Françoise, mère de Carlos, avait certainement raison...

Mais, concernant ce qu’on peut « fourrer derrière » cette théorie ; psychologisante, et extrêmement spécieuse, par sa dérive sans fin, due au flou délimitatif (ne serait-ce que des âges !?) ; il s’agirait, peut-être, humainement, et citoyennement, d’être vigilant. Voir extrêmement vigilant ! Ou, à défaut, de ne rien comprendre au rôle, universellement protecteur, de « Parent » ! Accepterait-on, sans réagir, de voir refleurir des thèses post-soixante-huitardes, assimilant la sexualité des préadolescents-es, avec celle des enfants prépubères, de six, voir de quatre ans même !!!? Non ! Pas en 2016 !... Quand même!

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Tous les points de vues, autour du cas scandaleux de Caïs, s’entrechoquaient, ce jeudi. Librement. Même les opinions, parmi les plus radicales, avaient le droit de citer,. parce que cathartiques... Sans vouloir « effrayer le bourgeois », j’ai eu à parler avec attention, et tenter de raisonner avec un frère qui, plus qu’ému, connaissant personnellement Caïs, certainement ; en colère donc ; se disait prêt à faire fermer l’école Jules Ferry, par tous les moyens adéquates. Nous prenant dans les bras, en signe de connivence, nous avons cependant convenu qu’il était plus sage, dans un premier temps, de laisser l’instruction suivre son cours... Sage décision, en effet... Espérons-le... Une posture rendue ferme et consusuelle, par les diverses injonctions des parents, et des membres du comité de soutien, s'exprimant au micro.Légalisme, et mobilisation citoyenne implacable! Le tout, dans un vacarme très populaire, ressenti comme « assourdissant » par certains, peut-être. Mais de toute bonne foi, et certainement noble dans l’intention, par beaucoup d’autres. Une alliance de cris de cœurs, hétéroclites. Chacun y allant de son indignation personnelle, d’inspiration hesselienne, antadiopienne, ou autre... et de ses causes de révulsion face à ce « présumé » crime, quasi inhumain. Mais tous, de s’accorder à un devoir de réserve, laissant au temps judiciaires ; connu pour son élasticité pourtant… le temps. Justement. Respect de la présomption d’innocence, et tout et tout !… Mais il n’est pas donné à tout le monde, forcément, exhaustivement, de connaître toutes les finesses juridiques, et tous les rouages procéduraux d’une affaire d’abus sexuel sur mineur… De trois ou quatre ans ! En l’occurrence : Caïs. Pourtant, malgré l’émotion, difficile à maîtriser sur des sujets aussi sensibles, la foule assemblée entre les bijoutiers calfeutrés, apeurés par cet extraordinaire anachronisme social, aura su rester digne. Relativement calme, disciplinée, mesurée. « Etonnamment » sage. Affirmée. Fière. Honorable, en termes de savoir : « Qui est civilisé, ou pas !? »…

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Caïs, qui rime, comme par une prédestination maudite, avec Justice. Il est vrai, cette rime est « facile ». Mais « riche »... car finalement aussi féconde pour la cause de tous les enfants, victimes, comme lui, de cette atrocité sans nom qu’est la pédophilie. Abomination trop répandue, dont les théoriciens, nombreux, devraient aussi être inquiétés au titre de leurs diverses prises de positions, qui s’apparentent souvent à de véritables apologies et incitations aux divers crimes commis sur les mineurs…. Non exemptes d'une certaine "radicalité", elles aussi...

« Je vous en prie… Le sexe avec les enfants… Je vous en prie…Ce sujet-là, est un sujet qu’on ne peut plus aborder aujourd’hui ! Plus personne n’ose parler de la sexualité des enfants… Y’a une espèce de chape de plomb qui tombe, comme ça ; qui tombe de boucles blondes (n’est-ce pas…), sur le… sur l’ensemble de la société, qui vient interdire tous les comportements un peu différents, un peu anormaux !… Mais bien sur ! Et alors là, chaque fois on revient à la pédophilie. La pédophilie est un sujet qui est maintenant totalement interdit ! Totalement. ( Le politiquement correct !... – entend-on déplorer, semble-t-il, un prêtre en soutane, en arrière-fond…). Vous ne pouvez plus dire un mot ! Sur ce sujet ! Sans être diabolisé ! Immédiatement !... Je pense qu’il faut au contraire en parler, répond une intervenante du débat télévisé, insolemment contradictrice. Ha bon ! (défiant, voir arrogant) Et comment en parler alors !?... Sans dire que…- Tente-t-elle de balbutier. En disant quoi !? Reprend-il, la coupant brusquement, presque violemment. Du moins indélicatement. Visiblement agacé par cette contradiction insolente ; issue d’une jeune femme. Et de surcroît : italienne… prétendant s’exprimer sur ce propos précis, qu’elle connaît pourtant effectivement très bien... Mais qui le « passionne » apparemment, lui, plus que tout autre ; semble-t-il signifier, inconsciemment. Comportementalement… Il continue, franchement énervé… -En disant que tous ceux qui sont attirés par des enfants sont des criminels !? Qu’il faut mettre en prison ad vitam eternam !? C’est ça c’qui faut dire !?... »

L’intervenante, italienne à son corps défendant, lui répondra pour finir, avec un tact et une classe indéniable, toute « espresso stretto » : Vous avez un système de parler qui est très autoritaire…

Tels sont les propos tenus sur un plateau de télé du service publique, en 2011, et qui pourraient être de nature à influencer la perception que l’on se fait d’une affaire de pédo-criminalité en France. En 2016. Paroles clairement d’obédience libertarienne. Erudites, éclairées... ou choquantes et dégénérées… selon le point de vue. Qui se seront certainement gravés, dans certaines de nos mémoires. Pas toutes indignes. Radicalisées. Ou odieusement sélectives. Elles…

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De là à envisager que sociologiquement parlant, ou anthropologiquement parlant, la pratique d’actes pédophiles et pédo-criminels, puissent avoir des ressorts d’ordre « Culturel »… (« En France !!! Non ! »)…. Il n’y à pourtant qu’un pas…

Que Me Thierry Lévy, cité ci-dessus ( cf. émission CSOJ de F. Taddeï, 31-05-2011), autant que le maire de Montreuil, les médecins légaux, judiciairement assermentés, la FCPE, ou le parquet... auront aidé la famille de Caïs à franchir. Franchissant ce pas, "allégrement", eux-mêmes. Les pauvres parents de Caïs, qui, eux, n’avait rien demandé, auront été même fortement incités, par le cours des événements (dont ils sont évidemment plus victimes que responsables, il faudrait déjà l’admettre), de passer ce cap... Contraints qu’ils sont d’essayer de comprendre, et d’appréhender justement le malheur de leur fils. Impensable dans l’absolu. Et la gêne, voir la mauvaise foi, évidentes, qu'il engendre visiblement au sein des instances républicaines concernées. Les parents et les proches, autant que les membres du comité de soutien, n’auront eu, en effet, d’autre choix que d’interroger les réalités du contexte : sociétal, politique, sociologique, voir presque ethnologique par moment… pédo-criminalo-mafieux, avec hautes connivences, couvertures, voir passe-droits, en priorité accordés à diverses sommités ; « huiles » intouchables… Affaires à rallonges… Le taux d’élucidation ou de condamnation pour ce genre de crimes… confinant à Zéro ! De l’ordre de 1% !... (1 200 condamnations contre 120 000 plaintes…). Une vraie « chape de plomb », pour le coup. Comme dirait Me Lévy…

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Caïs sera devenu, par ses blessures physiques, psychologiques, irréversibles et inquantifiables ; inqualifiables surtout ; le porte-voix, bien malgré lui et les siens, de la cause de Tous les mineurs abusés de France et de Navarre. Un porte-flambeau ; ou drapeau-étendard... Un symbole aussi coûteux pour lui et et sa famille, que grand, fort et puissant pour le peuple de France, tout entier. Pour l’Afrique aussi. Et tous les afrodescendants de France. Et même, pour les enfants du monde entier ; à quelque « communauté ethnique » qu’ils « appartiennent » ! Insupportable « faits-divers », transformé par une volonté de résilience hors du commun, à mettre au crédit des parents de Caïs, et une foi dans le Combat contre l'Injustice, d'où qu'elle vienne, en une cause presque "salutaire" finalement... pour l’humanité en général. Par le sursaut citoyen qu'il aura généré, ce crime présumeé aura, chèrement, contribué à dévoiler un problème de société, dont la prégnance et l'iniquité n'ont d'égales que les manipulations, flouantes et hypocrites, qui l'entourent. Une affaire aussi importante donc ; euphémisme... et emblêmatique, que le « présumé » crime commis sur l’enfant est horrible ; et inimaginable d’infamie. Donc logiquement objet d’un retentissement politique, et d'un ressentiment populaire, d’une ampleur, et d’une nature, encore inconnues jusqu’à présent.

La sagesse, cyrulniquienne même, commande que, dans cette épreuve insoutenable, les parents et les proches, ainsi que toutes les personnes se sentant concernées, fassent front. Se relèvent. Parlent. Et défilent. Se révoltent. Soient Procéduriers. Manifestent. Portés par la certitude instinctive, et collective,  que seule une analyse poussée, contradictoire, exhaustive, objective, scientifique, désaffectisée ; réellement apolitique, des faits présumés, permettra d‘initier la seule dynamique de « Résilience » qu’il puisse y avoir. Aussi, cette assemblée, « colorée » et notoirement pacifique, en ce 14 juillet, revendiquait-elle simplement la juste application du Droit et des Procédures légales de rigueur. Pas d'exception ! Pas de passe-droit ! Et, dans le même temps, une certaine « mesure » dans les réactions, souvent plus que précoces ; voir grandement prématurées parfois, des uns et des autres. Qu’elles soient spontanées, ou commanditées par le devoir, la hiérarchie, ou la peur des conséquences. Il n’empêche... Mieux vaut, par la plus élémentaire prudence, et peut-être par une forme de pudeur, qu’on pourrait penser être de circonstance, précisément là, ne pas trop parler sans avoir remué, de nombreuse fois, sa langue reptilienne dans sa bouche. Et proportion garder…

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Comme par exemple : le maire de Montreuil. Ou la responsable de la FCPE montreuilloise, parmi d’autres… Qui se sont permis, eux, apprend-on de la bouche des parents, de parler, un peu hâtivement, de : « constipation, voilà tout… ». Sans même savoir… ou comprendre… Concernant l’anus déchiré, reconnu médicalement comme tel, de Caïs. Ou encore : de « simples jeux entre enfants », concernant l’éventualité de la présence d’adultes, pendant ces périodes d’activités libres, vouées à l’expression décomplexée des pires (au sens : les plus dommageables) pulsions, et perversions sexuelles infantiles. Apparemment !... Car on ne peut que considérer, comme le disent les parents de Caïs, que des enfants de trois ou quatre ans ; s’il était démontré par l’enquête qu’ils aient été les seuls initiateurs de la torture physique et morale subie par Caïs ; ont, soit de sacrés problèmes psychologiques ; mettant en cause la responsabilité éducative de leurs parents respectifs ; soit, pour le moins, un certains esprit de jusqu’au-boutisme… Et, pourrait-on dire, quant à leurs pratiques ludico-sexuelles, une notable et très spécifique « suite dans les idées »... Idées relevant d’un sadisme puéril, nous dit-on... de « perversions polymorphes » infantiles... d’une déviance libidinale hyper-précoce… communément répandue chez les enfants de cet âge… « Ils explorent, vous comprenez !? »…

… Ainsi voudraient-ils, ou voudrait-on, à tout prix ; s’il l’eut fallu même, au coût d’une insulte ouverte, et collective, à toutes les « intelligences », quelque peu éveillées, se sentant concernées ; nous faire penser que les autorités publiques en charge du dossier soient automatiquement déclarées « irresponsables » des faits constatés... Toutes autorités et institutions confondues, quelles qu’elles soient. Dont, en premier lieu, le Maire de Montreuil... Un maire dit de gauche (PCF)… Mais aussi, la fédération de parents d’élèves : FCPE. Réputées, elle aussi, plutôt de gauche. Beuglant à l’unisson du maire, quasiment « en faveur », et, en tout cas, en action de publicité, d’une non-suite à donner à l’affaire Caïs-Jules Ferry… Abandon des poursuites et des charges !... Prônent-ils tous... Presque par principe. (Mais quels principes alors !?). Ou, au minimum, beaucoup se sont exprimés comme étant clairement adeptes d’une « suite à donner » qui soit plus regardante de n’être pas trop houleuse, ou outre-mesure anxiogène, pour les petits camarades et les familles… Plutôt que de refléter et respecter la douleur de Caïs et de sa famille.

Tout cela, prédisposant d’une suite judiciaire susceptible d’être le théâtre d’une funeste « géométrie variable ». Souvent observée, dans des affaires dont la portée, et les retentissements politiques et sociétaux sont indéniables… Incalculables même. Un traitement d’exception qui pourrait porter atteinte aux droits de Caïs à faire reconnaître le préjudice qu’il a subi. Et à faire condamner, voir « soigner » si besoin, le-la-les coupables potentiels…d’un acte aussi odieux. Insoutenable par la pensée.

Nous réclamons donc : Justice ! Inévitablement. Pour Caïs ! Victime, tout « simplement ».

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Serait-on fou, parano, ou sur-politisé, à considérer que ces « simples jeux », n’aient rien de « normal », ou d’ « admissible » ? Serait-on déraisonnant, ou subversif au système éducatif républicain dans son ensemble, à considérer que les faits graves, avérés comme étant bien plus que « malheureux », dont Caïs est l’innocente victime, ne relèvent pas d’un parcours éducatif « classique » pour nos enfants… ? « Ou alors, il existe de nouveau cours d’éducation sexuelle pour nos enfants, en maternelle, et nous parents, nous ne sommes pas au courant ?... », comme posait ironiquement la question, la maman de Caïs, ce jeudi 14 juillet.

Se rassembler, pour dire non ! Pour comprendre. Pour partager la peine. Soutenir la famille, confraternellement. Par une présence physique palpable, qui contribue humblement à rassurer. A dire : « vous n’êtes pas seuls ! ». Juste ça... Si possible, dignement. Une communion en conviction, en foi, en engagement… on ne saurait dire en peine… et, à la fois, en retenue. Et c’est ce qui s’est effectivement passé jeudi dernier. Jour de commémoration, hautement symbolique nationalement, de la prise de la Bastille par le peuple de France… Jour de défilé militaire, cher à la famille Dassault, aux relents d’un impérialisme abscond, qui ne s’assume que trop peu.

Et finalement jour de carnage sur les rivages de la « French Riviera »… Indescriptible crime, là encore. Mais de masse cette fois... Plongeant le pays tout entier dans le deuil.

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L’horreur rendue ultra-perceptible. Plus que palpable. Le choc et le traumatisme sont exprimés. Le slogan de Paris-Match rendu concret.. L’horreur absolue, appelant une empathie sans limite, tant elle déraisonne, et avilie l’humanité toute entière, nous est donnée à voir sur tous les écrans. En boucle. On en dégueulerait presque de révulsion pour l’impensable boucherie, perpétrée par ce détraqué. « Radicalisé ». De Daesh… Une hyper-médiatisation parfaitement compréhensible. Bien qu’hyper-dommageable politiquement dans le même temps. Il suffit de voir comment Marine est sortie « taf-taf » de son hibernation pour se saisir de l’os et le ronger ; afin de reprendre des forces en vue de 2017. Du « pain-béni pour le FN et tous les populismes », disent certains.

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Mais dans le cas de Caïs, dont la teneur est certes incomparable par ailleurs, dans l’absolu, on ne peut qu’observer une hypo-médiatisation, qui force l’interrogation. Titille la curiosité de tout être doué de Raison.

Des « exogènes » de la République, français pour la plupart ; mais pas tout à fait complètement quand même ; semblaient, hier, vouloir porter l’affront de demander, sérieusement, aux autorités idoines de leur pays (connu pour être hautement démocratique, puisqu’inventeur patenté du concept modernisant de la « république démocratique », lui-même ; autant que de sa relativité effective...), et avec détermination : des comptes... Rendus en temps et en heure, concernant les suites données jusqu'alors, et à donner, dans l'avenir, à l’affaire « Caïs ». Affaire bien plus que « regrettable ». Car il n’existe pas de mots pour dire l’horreur des faits... même si, bien d'autres enfants, auront connu, et continuent de connaître, dans l'indifférence habituelle et résignée des peuples, de parfois bien pires sévices que ceux qu'aura subi Caïs... que le net, et certains réseaux sociaux en particulier, aidés des innombrables personnes qui se seront senties touchées au plus profond par le cas de Caïs, auront grandement contribué à rendre publique. Aussi faut-il s'entendre. L'Horreur des crimes barbares, quels qu'ils soient ; autant ceux du massacre commis à Nice, que ceux d'atteintes sexuelles et violences commises sur des mineurs innocents en bas âges, chaque jour, partout dans le monde ; ne se comparent, ni par leur ampleur, ni par leur nature.Mais peuvent admettre l'ouverture intellectuelle, d'une analyse, socio-politique, ou sociétale, les adjoignant. En tant que matières premières à digérer, à composter... pour en fair les terreaux, les ciments acassables, de toutes nos aspirations postives. A la Paix. Et au respect de l'intégrité de Chacun. Quelle que soit sa condition. Homme ou Femme. Adulte ou Enfant. Blanc ou Noir. Et même... Musulman ou Pas ! Mais pas : « couvrant des abus sexuels sur mineurs de quatre ans, ou pas...»!

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Le mouvement « UDC », pour Unité, Dignité, Courage, dont fait partie Stéphane, le père de Caïs ; groupe d’action politique d’inspiration panafricaniste ; tant décrié, si sulfureux et décrit comme presque « marginal », voir « subversif », ou « communautariste », par les médias de masse ; aura autant servi d’épée et de bouclier pour la famille, que de mégaphone (et non « hygiaphone »…), de garde du corps, de comité de soutien informel, de fraternité concrète… Ce 14 juillet, rue de la Paix, aucune thèse particulière n’était avancée par les participants. Mais toutes étaient en revanche discutées. Aucune n’était a priori écartée. Des discussions vives, animées, en tous sens, entre manifestants. Et même de nombreuses discussions, avec des badauds surpris et curieux, questionnant les participants, aux abords de la manifestation. L’opération de sensibilisation aura ainsi forcément réussi, puisque nombre de personnes que l’indifférence médiatique concernant cette affaire avait laissé dans l’ignorance, auront été touchées et rendues sensibles. Par cette foule ouverte, chaleureuse, et bien peu hostile... en comparaison aux effectifs impressionnants des forces qui étaient déployées pour l’encadrer. Cette foule pacifiste, animée des plus nobles intentions qui soient. Se trouvant là réunie par une « juste cause ». Pour une fois !

L’humanisme relativiste à la française. A géométrie variable donc… Mais, en surface, voulu rectiligne, comme un jardin Le Nôtre. Droit dans ses bottes fourrées. Héritage versaillais ? Ou la trigonométrie anthropologique passéiste, si chère à Jules Ferry… Dénoncée par Bourdieu, et tant d’autres. Reproduction ? Atavismes et vieilles ficelles. En tout cas, on peut noter qu’encore une fois, ce fût…

Blocus de gendarmes et CRS, déterminés, encadrés avec fermeté par leur hiérarchie : « On avance ! », « Sers-les sur le trottoir ! ». Des « Non ! Vous ne pouvez pas passer monsieur ! », à la tête du client. « Toi tu passes ! Toi tu passes pas !… ». « Ha bon. Sèchement comme ça ? On peut discuter ?... ». « Non ! ». On ne discutait pas.

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C’était pas trop l’ambiance : « Quelqu’un du ministère (même un sous-fifre, un sous-conseiller, d’astreinte en ce jour férié…) va recevoir les parents, pour étudier leur cas ». Non ! Pas trop…

Des agents de l’Ordre, visiblement rendus nerveux par les consignes, certainement exigeantes, et le briefing pointu qui leur avait été fait, à n’en pas douter, avant l’ « opé » du jour ! Sensible. Ultra-délicate même. Des hordes (en fait, quelques centaines, tout au plus. Pour être honnête : bien loin du millier…) d’ « afrodescendants », quelque peu « remontés » contre l’Etat français. Les ayant éconduits, bien que victimes évidentes d’un drame. Un enfant de quatre an traumatisé à vie, et ses proches choqués, bouleversés... « renvoyés dans leurs 22...», comme on dit chez nous... par le biais des diverses représentations étatiques... Exhaustivement.. Alternativement. Qu’elles soient administratives, policières, ou judiciaires...

Une foule très « colorée », en ce jour, plus tricolore que tout autre. On ne pouvait que noter un taux de mélanine au-dessus de la moyenne nationale…Phénomène parlant, et exceptionnellement étonnant, à en juger par les réactions des riverains et habitués. Quelque peu perturbant aussi de la sérénité et du calme, habituellement requis en ces quartiers privilégiés et bourgeois. Peu chamarrés… Peu bigarrés, en temps normaux. Une partie de la population de France, mobilisée pour Caïs ; et personne d’autre ; exprimant publiquement, sur le pavé parisien (fait sans trop de précédent historique, vu son ampleur), qu’ils ne trouvent pas très « normal » qu’un de leurs fils, âgé de quatre ans à peine, ait été attouché sexuellement, dans un centre de loisirs publique de la ville de Montreuil (93). Le 22 juin dernier… « Si tu touches à un de nos enfants, tu t’en prends à toute la communauté ! »… Humaine.

« Fermez Jules Ferry ! » (nom de l’établissement où Caïs est scolarisé), criait donc cette foule, légitimement en colère...

Terminus de la manif, rue de la Paix… A 200 mètres de l’objectif : le joli palais de Mr Urvoas, le Garde des Sceaux. Dans une rue dont l’odieux étalage de luxes et d’indécences évoque davantage le jeu du Monopoly, et la doctrine afférente à l’acquisition inconditionnelle et fanatique de ce joyau ultime de l’immobilier ludique, que le concept de Paix, lui-même. Ou même que ceux correspondant aux deuxième et troisième valeurs de notre devise républicaine trilogique... 

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A deux cents mètres de la place des joailliers et des Palaces, très prisée des CSP+++, du gotha parisien, et des touristes. Nombreux à cette époque de l’année, tout particulièrement en ce jour de festivités nationales et de feu d’artifice en soirée… La place en elle-même, abritant le ministère de la Justice, n’aura finalement pas été inquiétée par les manifestants réclamant la justice pour Caïs. Préservée dans son écrin, fait de nombreux fourgons « Iveco », bleus ou blancs, avec les gyrophares allumés. Pour donner le sentiment d’alerte certainement… Un signe de l’état de « qui-vive » des autorités, autour de cette affaire, plus que délicate. Véritablement explosive, si on la considère à sa juste mesure.

Rue de la Paix. 16h. La place à la célèbre colonne centrale et aux trottoirs démesurés,  D’impressionnantes esquades de « Golgoths » surarmés, ultra-cuirrassés, prêts à en découdre. On aurait dit : « L’armée des clones ». Mais avec des lunettes de soleil... à la « Matrix ». N’attendant que les ordres pour cela : charger !… Mais non ! Les ordres étaient, on l’imagine bien, a posteriori, de tenter d’éviter tout dérapage, qui aurait pu rajouter à l’état de gravité, déjà critique, de la situation. Et au malaise, d'Etat, plus que palpable, entre chaque ligne des derniers événements. La place, ses commerces pour jet-setteurs, ses appartement bourgeois, et ses touristes ravis, avides de clichés et d’achats, n’auront finalement pas été inquiétés non plus... Pas plus donc de que les sceaux, qui seront restés bien gardés, à l’abri. Dans le silence. Tapis. Sous les ors. Eux aussi. Imperturbables. Pendant que grondait le peuple.

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Puis la foule est repartie, dans le calme, entourée du service d’ordre des organisateurs. Sous la houlette des gendarmes et des CRS, encerclant, par colonnes entières, un défilé, épars, mais constitué de personnes convaincues, et ultra-motivées. Un cortège rendu épars, en réalité, aussi par l’action de « gardes-chiourme » des nombreux agents réquisitionnés, faisant pour l’occasion figures de gardiens de troupeaux, plus qu’autre chose. En surnombre. Face à des français, ou des humains tout simplement, courtois, pacifiques, mais déterminés à aller jusqu’au bout. « Nous irons jusqu’au bout ! », l’un des slogans...

La procession, et différents « sitting » temporaires (trois minutes maxi…) auront contribué à perturber la circulation, déjà assez dense dans Paris, en ce 14 juillet. Mais tout cela parut être « bon enfant », dans l’ensemble. Aucun heurt à déplorer. Sur le mode de la défense des Droits Civiques outre-Atlantique. Mais sans incivilité. Ni casseur. Aucun.

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On n’est pas sûr d’avoir envie de savoir ce que l’Etat (Intérieur-Préfecture) avait donné comme consignes à ses forces de l’ordre, ce jour là, en fait… ça foutrait peut-être les boules encore plus… Mieux vaut noter que tout cela s’est passé dans la plus grande courtoisie, semble-t-il. Autant que dans la plus grande indifférence du monde médiatique. Ce qui est à mettre au crédit, respectivement, des manifestants et organisateurs, autant que des forces de l’ordre... Et des journalistes surtout…

Soyons clairs, soyons cash : des flots de « bamboulas » revendicatifs, rue de la Paix, sur les grands boulevards !... Devant le prestigieux et historique Opéra de Paris ! Au toit brillant d’un or fin ! En plein carrefour, au beau milieu de la route ! Opéra, où ils ne vont quasiment jamais ! Faute de goût, ou de moyens !... c’est selon le point de vue… ça fait plus que désordre ! Ça réveille, forcément, en notre ministre de l’intérieur-décisionnaire, le syndrome dit de « Maurice Papon »… Auquel il n’aura pas cédé. Et chez nos forces de sécurité-exécutantes, ses subordonnés, celui dit du « Pont de Neuilly », ou de « Charonne ». Dont les effets dévastateurs furent heureusement écartés jeudi dernier.

Tout le monde était bien attentif à ce que n’arrive aucune Bavure. Ou un quelconque abus d’encadrement sécuritaire. Potentiellement filmé par un des nombreux smartphones à l’ouvrage, le débordement conflictuel, coutumier entre manifestants remontés, et policiers bien brieffés et soutenus pas leur hiérarchie politique, aurait pu apporter, ce jeudi 14 juillet, la petite étincelle qu’attend la poudre, estampillée : « Caïs - Jules Ferry », pour s’enflammer. 

Mais, il faut l’avouer, et s’en féliciter : ni les organisateurs, ni les forces de l’ordre en présence, n’auront joué la carte de la provocation. Tout calcul en ce sens, ayant objectivement, d’une part comme de l’autre, un résultat déficitaire. Le calme, l’entente plus ou moins cordiale, auront donc prévalu entre ceux chargés de défendre les intérêts de Caïs, et ceux chargés de défendre les intérêts de… La Place Vendöme : symbole malvenu de la déconnexion des élites de l’Etat, et de la « haute-société », d’avec les couches populaires. Rendant fâcheusement perceptible la dimension bourgeoise, et quasi-versaillaise, de notre pouvoir politique.

La soirée s’étant terminée par une tragédie, déjà sur-commentée, il convient, un malheur n’en effaçant pas un autre, de rendre hommage aux victimes du fou furieux ayant sévi à Nice. Et de présenter les condoléances les plus sincères qui soient aux familles et aux proches.

Justice pour Caïs ! Justice pour tous ! Halte à la barbarie ! En tous sens…

Réagissons, ensemble, face à la sauvagerie, universellement reconnue comme telle, en réfutant, de la manière la plus virulente et audible possible, toutes les contre-vérités, toutes les manipulations et tous les amalgames nauséabonds du moment.

Ne nous laissons pas endormir par ces Kaa, nous chantant « Aie confiance !... », comme au petit Mowgli. Ne laissons pas se propager l’idée, parmi le peuple de France, tétanisé par la terreur ambiante, qu’en tout habitant non « souchien », ou quelque peu dubitatif ou revendicatif, réside un agent de la subversion omniprésente de l’ « Anti-France ». Voir un « terroriste » potentiel, comme les autorités cherchent avec acharnement à nous en persuader. Ne nous laissons pas aller à hurler avec la meute ; prenant Marine pour la lune…

Les temps sont bien trop critiques, et charnières, d’un point de vue anthropologique, pour que nous nous risquions à incrémenter le niveau de tension ambiante, en méconsidérant et en stigmatisant systématiquement tous nos compatriotes ; tous nos contemporains ; tous nos semblables... En commençant bizzarement par ceux, visiblement très dissemblables de nous... Au simple, et tendancieux prétexte, que la France, éternelle et précieuse, soit avant tout définie par l’héritage de Louis XIV, de Napoléon, ou d’Adolphe Thiers, ou de Jules Ferry… Arrêtons là !... SVP.

Cette nuit même du 19 au 20 juillet 2016, lors des discussions générales autour du projet de prorogation, pour six mois, de l'Etat d'Urgence; dû en particulier à l'attentat du détraqué de Nice, simili-daeshois, un de nos députés prenant la paroles, comme nombre de ses collègues, en tentant au mieux d'être digne et à la hauteur de ces moments rares et précieux, ayant vocation à se graver dans le marbre de l'Histoire républicaine, citait Clémenceau... Le Grand Clémenceau. Qui indiquait laconiquement ( je ne me souviens plus de la formule précise ; ni de l'occasion qui faisait de lui ce larron exceptionnellement éclairé... ) qu'un pays pays qui se tait... n'est pas un pays... Et ben voilà !...

No Justice, no peacement vôtre.

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P.S : Comme le disent les travaux du comité chargé au sein de l’ONU, du contrôle de l’application de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, ratifiée par la France en 1990, les mots employés pour dénoncer et combattre les crimes sexuels sur mineurs, à travers le monde, comptent énormément. (Par exemple : « constipation », « jeux entre enfants » sont des termes signifiants à ce propos, pouvant apparaître contre-productifs à certains. Ou encore, s’agit-il de « défaut de surveillance » ? Voir de « pédophilie » ? « Parano communautaire » ou « étouffement de l’affaire »… Etc. L’enquête devra l’établir clairement. Mais uniquement si on reste tous vigilants et mobilisés. Conscients de ce que des autorités publiques, quelles qu’elles soient, partout dans le monde, en situation de responsabilité politique, et donc juridique, n’ont pas forcément toujours un intérêt évident à voir se manifester la Vérité… En particulier, dès lors qu’elle les engage négativement.

La vérité appartient à chacun. Et à Tous. Elle est, en tout cas, bien souvent à chercher ailleurs que dans la rhétorique éculée, et prostituée de nos élites perverties…

« Language guidelines key tool in tackling child sex abuse, UN child rights experts say

GENEVA (14 June 2016) – UN child rights experts have welcomed the release of guidelines on the use of language to refer to the sexual abuse and sexual exploitation of children, drawn up in collaboration with several partners.

“If you can clearly and consistently name and define a crime, then it contributes to preventing and fighting that crime. This has proven very important in tackling child sexual exploitation and abuse. The lack of commonly agreed language until now has contributed to the shortcomings of global efforts to protect children,” said Benyam Dawit Mezmur, Chair of the UN Committee on the Rights of the Child... »

Désolé pour les non-anglophones.

Signez la pétition sur change.org : https://www.change.org/p/montreuil-justice-pour-l-enfant-de-4-ans-viol%C3%A9-%C3%A0-montreuil

Quelques articles de presse, à propos de l’affaire :

Plutôt « neutres », compassionnels ou humanistes, tendance respect pour la famille :

https://www.reporter-citoyen.fr/?p=9341

http://www.people-bokay.com/pedophilie-une-mere-haitienne-crie-sa-colere-la-foule-se-mobilise-en-masse-a-montreuil/

https://justseereal.wordpress.com/2016/07/06/mon-fils-ma-bataille/

Plutôt « non-neutres », politiques ou politisés, tendance version officielle chloroformée : http://www.20minutes.fr/paris/1883947-20160707-montreuil-derriere-udc-association-alimente-rumeurs-pedophilie-ecole-jules-ferry )

http://www.liberation.fr/france/2016/07/05/la-rumeur-qui-empoisonne-montreuil_1464230

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/pedophilie-ou-jeux-bizarres-entre-enfants-explosion-de-colere-a-montreuil_1809467.html

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20160706.OBS4056/reactions/

Les parents, et les proches, s’expriment :

https://www.youtube.com/watch?v=yx0pZpXtpig

https://www.youtube.com/watch?v=xPS-VldVe2I

https://www.youtube.com/watch?v=bjYY3u2_KYY

https://www.youtube.com/watch?v=S1EK_Bo4zsM

https://www.youtube.com/watch?v=tD1NYtAzybU

Sur Facebook : https://fr-fr.facebook.com/Justice-POUR-CAIS-306292936383314/

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