La dette, l'honneur et le défaut

La note de la dette française, même dégradée au second rang, est trop avantageuse. Le défaut de l'Etat français est probable à 90%. Il ne faut pas aborder cette question sous l'angle de la fierté nationale. Mieux, il faut dépasser la question de la dette et chercher un équilibre économique soutenable et équitable pour les français.

Le poids de la dette de l'Etat est déjà écrasant

L'Etat paye près de 50 milliards d'euros d'intérêts par an. Ces intérêts représentent environ 22% du budget général de l'Etat (de 200 milliards donc). [1]

Le déficit est de près de 90 milliards d'euros par an. Ce déficit représente environ 45% du budget général. [1]

Ainsi les besoins de financement de l'Etat, c'est à dire le déficit de l'année plus les remboursements de dette (qui sont donc refinancés par de nouveaux emprunts), sont d'environ 180 milliards d'euros par an. Ce besoin représente environ 90% du budget général. [2]

L'ampleur du déficit est de cet ordre depuis trois ans. La charge de la dette augmente régulièrement, même si les taux d'emprunt historiquement bas aide quelque peu [3]. Nous verrons plus bas que les perspectives de croissance n'apportent aucun espoir d'améliorer ces chiffres, au contraire.

La dette de l'Etat est de plus de 1800 milliards d'euros (et elle est incomplète). Cette dette représente 9 fois le budget général de l'Etat. [4]

Pour faire une comparaison plus proche du quotidien, un foyer ayant 2000 euros de revenus aurait des dépenses supérieures à ses revenus de 900€. Il lui faudrait rembourser 1800€ par mois, comprenant 440€ d'intérêts. Sa dette serait de 18000€.

La dette et le déficit sont habituellement exprimés en pourcentage du PIB. Cette mesure est très peu utile, comme l'explique son inventeur. [5] La comparaison avec le budget général donne une idée des ressources que l'Etat peut vraiment mobiliser pour payer la dette. Il ne faut pas oublier que l'Etat collecte plus de revenus que les 200 milliards d'euros du budget général, mais ceux-ci sont immédiatement distribués aux collectivités locales (environ 70 milliards d'euros). [1] De même, les administrations publiques dans leur ensemble ont un budget de 1000 milliards d'euros. Mais cela comprend les charges sociales. On imagine mal qu'elles soient utilisées pour rembourser la dette puisque, au contraire, le déficit des comptes sociaux contribue à la dette de l'Etat. [23]

Le mythe des économies dans les dépenses de l'Etat

Sarkozy et son gouvernement ont tenté de réduire les dépenses de l'Etat en souhaitant faire mieux avec moins. Le bilan de la RGPP par la Cour des Comptes montre que les économies sont très faibles : au mieux 3 milliards d'euros par an d'économies, une goutte d'eau dans un déficit de 90 milliards. [6]

Pourtant de grands sacrifices furent réalisés. [7] Ils se sont traduit par un recul des services publics dans les petites villes et les campagnes. Ce coût social se paye politiquement par la montée du Front National, qui a accordé une part de son programme à la défense des services publics (mais sans expliquer comment la financer...). Cette hausse du vote FN a fortement déteint sur l'UMP et son programme. [8]

Hollande et son gouvernement annoncent pourtant des objectifs d'économies encore plus ambitieux, se comptant en dizaines de milliards d'euro par an. Or, par principe, chaque nouvelle économie est plus difficile à faire, puisqu'on commence par supprimer ce qui parait le plus superflu.

L'Etat ne fait donc pas "mieux avec moins" mais, "beaucoup moins avec un peu moins". Pour réduire ses dépenses, l'Etat fera clairement reculer les services publics, en qualité comme en quantité, et réduira ses dépenses d'intervention. Ou alors, il renoncera à ses objectifs et laissera filer le déficit.

Il faut ajouter l'effet récessif sur le PIB de ces réductions de déficit (incluant donc aussi des hausses d'impôts). Chaque fois que l'Etat réduit son déficit de 1€ dans sa Loi de Finance, en combinant hausse de prélèvement et/ou baisse des dépenses, l'économie du pays sera affaiblie. Du coup, les revenus de l'Etat baissent et ses dépenses augmentent, l'économie est donc bien inférieure à 1€ [13]. Il faut donc recommencer. Sauf que la récession s'est approfondie.

Enfin, l'effet social et politique risque de rendre tout simplement impossible l'application de ces mesures. Les gouvernements qui mettront en oeuvre l'austérité perdraient le pouvoir par les élections, même si, en 2012, les partis pro-austérité obtinrent 65% des suffrages au premier tour des présidentielles (PS+UMP+Modem). Néanmoins, les dernières élections législatives en Grèce montrent que même après des années de saignées, le peuple continue à s'accrocher aux partis de l'austérité, qui conservent le pouvoir. L'inertie électorale est donc très forte.

Une croissance à l'arrêt, la société recule

Le déficit public colle au taux de croissance : un taux de croissance faible se traduit automatiquement par un déficit plus élevé. [9] Or cette croissance ralentit implacablement depuis 40 ans. C'est particulièrement frappant si on regarde le taux de croissance moyen décennie par décennie. [10] Sur la décennie 2010, elle est presque à l'arrêt.  Ses moteurs cassent un par un :

  • les exportations : nos principaux acheteurs, nos voisins européens, subissent l'austérité et consomment moins. La concurrence internationale monte en gamme et maintiennent des prix très bas.
  • la consommation intérieure : l'austérité la fait diminuer. Les chômeurs arrivent en fin de droits.
  • l'investissement : étant donné la baisse des commandes, on voit mal comment l'investissement peut se maintenir. De plus, la hausse des prélèvements diminue l'attractivité fiscale de la France. Le recul des services publics va réduire à long terme toute autre attractivité : infrastructure, qualification de la main d'oeuvre...

Les rapports d'organismes officiels ne voient pas d'espoir concret de retour de la croissance : INSEE [11], OFCE [12], FMI [13]...

Il existe des causes de fond : vieillissement de la population donc détérioration du ratio actif-inactif avec une hausse des dépenses de santé par personne, prise en compte des impératifs écologiques (que je ne conteste pas ici) dans les processus de production qui réduit la productivité, élévation du coût des matières premières due à la plus grande consommation des pays émergents. [27]

Une richesse ponctionnée

Les richesses de la France se cachent de plus en plus vers des paradis fiscaux, où elles finissent dans un grand casino qui ne produit que des bulles financières. En témoignent :

  • la financiarisation de l'économie, allant jusqu'au meurtre des établissements financiers vertueux, [14] alors que des centaines de milliards d'euros sont consacrés au sauvetage des établissements les plus spéculatifs
  • la domination politique de Goldman Sachs et d'autres banques aux USA et en UE [15] et jusqu'au Premier Cercle de l'ancien président Sarkozy [16]
  • la concentration des bénéfices dans un petit nombre de multinationales qui payent trop peu d'impôts en France, voire par du tout pour les géants américains Google, Amazon, Apple, Microsoft etc [17]
  • la fraude et l'évasion fiscale [18]

Le nouveau président, qui avait pour "adversaire" "le monde de la finance", le temps d'un discours de campagne, n'entreprend rien de sérieux contre ce pillage, comme le montrent les reculs du gouvernement sur la Banque Publique d'Investissement [19], sur la réforme bancaire [20], les timides investigations sur la fraude fiscale massive [21], maintien d'avantages fiscaux inutiles servant uniquement aux ultra-riches [22]...

Paris brûle-t-il?

La crise économique en Europe fait craindre un risque de révolutions et de guerres, sur le modèle de la crise de 1929. On peut en douter, principalement en raison du vieillissement de la population. Interrogeons-nous tout de même sur cette possibilité.

Je dois d'abord avouer une profonde ignorance des signes avant-coureur d'une révolution, malgré un vif intérêt pour l'Histoire. Comme pour la sismologie, on peut enregistrer de multiples petites secousses, mais sans grand tremblement de terre.

Il me semble tout de même qu'une révolte purement populaire a peu de chance d'aboutir. Il faut que les élites perdent foi dans leur pouvoir et qu'une partie des élites rejoigne les révoltés. C'était le cas lors de Révolution Française. C'était le cas lors des Révolutions de Tunisie et d'Egypte, où des élites militaires proches du peuple ont aussi souhaité le changement de pouvoir. A l'inverse, en Syrie et en Libye, l'élite militaire et l'élite politique est restée soudée et éloignées du peuple, elles se sont accrochées, le peuple a donc eu besoin d'une longue guerre pour libérer le pays (toujours en cours en Syrie).

En France, quel est l'état moral des élites politiques, financières, patronales et médiatiques? Si le message officiel est toujours "tout va bien, juste un petit problème de confiance, regardez ailleurs", des voix discrètes dénoncent les abus du système. [26] Le spectacle pitoyable des divisions dans les partis, à l'UMP ou au PS, montre bien un malaise. Mais ces élites pourraient se braquer si leur pouvoir venait vraiment pas à être menacé.

Mais alors, quelle serait cette révolte populaire? Comme toujours, c'est la jeunesse qui la porterait. Mais cette jeunesse est minoritaire en France : les 15-35 ans ne représentent que 24% de la population en 2012. Les 35 ans et plus représentent 56% de la population. [24] Pour comparaison, les 15-35 ans en Tunisie représentent 35% de la population. [25]

En réaction, les élites ont développé un discours visant à décrédibiliser et à diviser la jeunesse. Ainsi, on comprend l'obsession des médias et politiciens, notamment parmi ceux qui défendent vigoureusement les grandes fortunes, envers les "jeunes délinquants" et en particulier ceux d'origine étrangère. En effet, si ces médias et politiciens se préoccupaient correctement de la vie des français, ils se concentreraient avant tout sur les 4000 morts par an sur les routes [28], sur les 73000 décès liés au tabac [29] ou les 40000 décès liés à l'alcool [30], plutôt que sur l'insécurité et, par exemple, le millier d'homicides en France [31].

Pour diviser la jeunesse, l'idée consiste à exploiter l'origine étrangère d'environ 20% des jeunes français, et plus dans les grands centres urbains. [32] Ainsi, le discours identitaire est un bon moyen de monter les uns contre les autres les jeunes français. Tout particulièrement visés, les jeunes musulmans, en raison du potentiel revendicatif plus élevé d'une personne ayant une vraie croyance. Déjà, en 2005, les révoltes de l'automne furent présentées, à tort, comme étant motivée par la religion. [33] En 2012, le pouvoir soutient un journal insultant envers les musulmans, au nom de la liberté d'expression, puis viole cette même liberté d'expression en interdisant les manifestations contre ce journal. Ce paradoxe se comprend mieux de la part d'un pouvoir qui s'attend un jour ou l'autre à de grandes manifestations contre l'austérité.

Un motif a retenu mon attention. En Angleterre comme en France, de grands épisodes d'émeutes semblent se produire tous les 10 ans. La France a connu de grandes grèves paralysant le pays en 1995, puis des émeutes en 2005. L'Angleterre a connu de tels épisodes en 1981, 1991, en 2001 et en 2011. Alors doit-on s'attendre à une révolte en France en 2015? Mon seul avis est que d'ici là, la récession se sera approfondie pendant 2 années supplémentaires et les amortisseurs sociaux, bridés par l'austérité, auront fini de faire leur effet.

La sortie de crise par la compétitivité des salaires : le dernier clou sur le tombeau

La relance par la dépense publique est abandonnée, car artificielle. En effet, les Etats l'ont tentée au début de la crise, sans succès. Dès que les mesures de soutien à l'économie s'arrêtent, la croissance rechute. En fait de relance, il s'agissait d'une béquille fort coûteuse, qui, aussitôt retirée, laisse choir le malade. Un dernier avatar de la relance est le pacte de croissance demandé par Hollande. Le caractère ridicule de ce pacte, composé pour moitié de crédits déjà prévus mais jamais dépensé (faute d'opportunité?), est suffisamment établi. [35]

Pour ne pas imposer de l'austérité sans donner d'espoir, le nouvel espoir officiel est d'améliorer la compétitivité de l'économie française. Le modèle est celui de l'Allemagne, où des lois votées entre 2003 et 2005 auraient favorisé un retour à une croissance forte. Le fond de ces réformes consiste à créer des "Minijob" à 1€ de l'heure et à réduire les indemnités des chômeurs qui n'acceptent pas ces emplois, même si ceux-ci sont en dessous de leur qualification. [36] L'inspirateur de ces réformes, Peter Hartz, fut condamné pour corruption à de la prison ferme. [37] Ces Minijobs, allant jusqu'à 600 euros par mois, concernent désormais jusqu'à 25 % des salariés allemands. [38]

Un défaut, mais quel défaut?

Résumons les arguments ci-dessus. La charge de la dette est à elle seule un facteur majeur de déficit public. Un cercle vicieux dette -> intérêts -> déficit -> dette est déjà lancé. La réduction des déficits par l'austérité enfonce le pays dans la récession. Les espoirs de croissance sont réduits à néant par la crise mondiale, et en particulier chez nos principaux partenaires commerciaux en Europe. Le vieillissement de la population affaiblit les comptes publics. La fraude fiscale réduit les recettes de l'Etat.

Il existe un seul point favorable (temporairement) : le faible niveau actuel des taux d'emprunts, qui n'est du qu'à la crise économique et à la fuite des capitaux des pays du sud de l'Europe. Mais cet avantage contre-nature n'empêche pas la dette de gonfler rapidement.

Le défaut est donc très probable, il arrivera peut-être dans la décennie à venir. Ce défaut peut prendre plusieurs formes.

Une forme indirecte serait une "dévaluation" de l'Euro, c'est-à-dire que la Banque Centrale Européenne permette une hausse énorme de la quantité de monnaie disponible, comme le pratique le Trésor américain, qui finance directement le gouvernement. L'Allemagne ne veut pas entendre parler de cette option, mais elle pourrait ne pas avoir le choix quand les pays de la zone euro, surtout la France, et, peut-être, elle même n'auront plus d'autre choix.

Une autre forme indirecte serait de sortir de l'Euro. La France adopterait alors une nouvelle monnaie, seule ou avec d'autres pays européens, hors Allemagne et pays nordiques. Les emprunts d'Etat seraient payés dans cette nouvelle monnaie et la nouvelle banque centrale n'hésiterait pas à émettre de la nouvelle monnaie pour financer les déficits publics.

D'autres formes de défaut, directes celles-ci, consisteraient à étaler les remboursements, à faire défaut sur tout ou partie des intérêts et/ou du capital. Une telle solution couperait l'accès aux marchés du crédit à l'Etat, le mettant en cessation de paiement.

Faire défaut sur la dette n'est pas un déshonneur national

Le défaut est présenté parfois comme un déshonneur national. Le déshonneur national est d'étoufer l'économie nationale en vivant avec une dette impossible à rembourser et dont la charge prive le pays des ressources qui lui permettraient de se relancer.

Il n'y a pas de déshonneur car tous les pays développés sont dans une situation similaire ou pire encore. L'Allemagne et le Japon ont une dette colossale et leur ratio actifs/inactifs se détériorera rapidement ces prochaines années. L'Angleterre et les Etats Unis ont de gros déficits publics, 

La seule question à se poser avant de faire défaut est de se demander qui sera impacté par un défaut. Cette information n'est pas disponible car l'identité des débiteurs de l'Etat est volontairement masquée. [39] Il est évidemment absurde que les citoyens français ne sachent même pas envers qui leur Etat s'endette. Ce mystère permet de prédire les pires malheurs en cas de défaut. Une mesure politique essentielle est donc de révéler l'identité des détenteurs de dette nationale, afin de pouvoir anticiper les conséquences d'un défaut.

Mieux faire défaut aujourd'hui que dans dix ans

 Refuser de faire défaut aujourd'hui alors qu'il est très probable que le défaut arrive d'ici 10 ans revient à prolonger l'agonie, au lieu de reprendre une vie nouvelle. Le service de la dette a atteint un point critique : l'Etat dépense tellement pour les intérêts de la dette qu'il ne peut combler son déficit. Nous sommes donc dans un cercle vicieux. Seule la baisse des taux d'intérêts allège temporairement le service de la dette, mais cette baisse des taux est la conséquence de la fuite des capitaux des pays du sud de l'Europe. Nos partenaires commerciaux s'effondrent. L'argent est stocké en catastrophe sous forme de dette d'Etat. Cette situation peut se retourner à tout moment, dès que les capitaux en fuite trouveront une destination plus rentable.

Le paradoxe du salaire et de la productivité

à venir...

Repenser l'économie : quel est le but?


Repenser l'économie : quels sont les moyens?


Repenser l'économie : quelle est la carte?


Repenser l'économie : quel est le plan?


 

Liens :

[1] http://www.performance-publique.budget.gouv.fr/

[2] http://www.aft.gouv.fr/rubriques/besoins-et-ressources-de-financement_94.html

[3] http://www.aft.gouv.fr/articles/historique-de-l-indice-tec-10_180.html

[4] http://www.insee.fr/fr/themes/theme.asp?theme=16&sous_theme=3

[5] http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20101001trib000554871/pourquoi-le-deficit-a-3-du-pib-est-une-invention-100-francaise.html

[6] http://www.mediapart.fr/journal/france/140312/reforme-de-letat-un-bilan-financier-totalement-surevalue http://www.mediapart.fr/journal/economie/260912/le-rapport-qui-enterre-la-rgpp-de-sarkozy

[7] http://www.mediapart.fr/journal/economie/010312/joigny-ville-martyre-de-la-reforme-de-letat-se-cherche-un-avenir

[8] http://www.mediapart.fr/journal/france/111012/la-droite-forte-un-copier-coller-du-fn

http://www.mediapart.fr/journal/france/201112/une-vague-ultra-emporte-lump

[9] http://www.les-crises.fr/historique-pib-france/

[10] http://www.les-crises.fr/historique-pib-france/#!colorbox[1409]/1/

[11] http://www.mediapart.fr/journal/france/061011/croissance-en-berne-chomage-en-hausse

[12] http://www.mediapart.fr/journal/economie/241012/xavier-timbeau-ofce-la-politique-contre-le-chomage-nest-pas-suffisante

[13] http://www.mediapart.fr/journal/international/161012/crise-le-double-langage-du-fmi

[14] http://www.mediapart.fr/journal/economie/030912/cif-le-cadeau-de-bercy-aux-banquiers

[15] http://www.mediapart.fr/journal/international/100812/goldman-sachs-reste-au-dessus-des-lois

[16] http://www.mediapart.fr/journal/france/240912/argent-de-lump-la-liste-secrete

[17] http://www.mediapart.fr/journal/economie/071112/apple-google-microsoft-et-facebook-bienvenue-chez-les-intaxables

[18] http://www.seuil.com/livre-9782021081220.htm

http://www.mediapart.fr/journal/economie/160712/une-fuite-massive-de-capitaux-menace-leurope

[19] http://www.mediapart.fr/journal/economie/171012/banque-publique-dinvestissement-petits-moyens-grosses-intrigues

[20] http://www.mediapart.fr/journal/france/161112/la-reforme-des-banques-est-taillee-en-pieces-sous-la-pression-du-lobby-bancair

[21] http://www.mediapart.fr/journal/economie/180412/fraude-paradis-fiscaux-guerre-des-mondes-au-senat

[22] http://www.mediapart.fr/journal/economie/011012/le-cadeau-injustifiable-que-vont-conserver-les-ultra-riches

[23] http://www.insee.fr/fr/themes/comptes-nationaux/tableau.asp?sous_theme=3.2&xml=t_3201

[24] http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATnon02150

[25] http://www.census.gov/population/international/data/idb/region.php

[26] http://www.institutmontaigne.org/desideespourdemain/index.php/2012/01/20/859-claude-bebear-sous-sa-forme-actuelle-le-capitalisme-ne-peut-pas-survivre

[27] http://www.mediapart.fr/journal/economie/150812/le-pain-augmente-la-faute-la-finance

[28] http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF06240

[29] http://www.inpes.sante.fr/10000/themes/tabac/index.asp

[30] http://www.drogues-dependance.fr/alcool-chiffres_d_une_realite_2.html

[31] http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=T11F081

[32] http://fr.wikipedia.org/wiki/Immigration_en_France#Jeunes_de_moins_de_18_ans

[33] http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89meutes_de_2005_dans_les_banlieues_fran%C3%A7aises#Profil_des_.C3.A9meutiers

[34] http://en.wikipedia.org/wiki/1981_England_riots http://libcom.org/library/hot-time-summer-estates-riots-uk-1991-2 http://en.wikipedia.org/wiki/2001_England_riots http://en.wikipedia.org/wiki/2011_England_riots

[35] http://www.mediapart.fr/journal/economie/260612/europe-le-petit-pacte-de-croissance-de-hollande-ne-suffira-pas

[36] http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9formes_Hartz

[37] http://en.wikipedia.org/wiki/Peter_Hartz

[38] http://www.dw.de/germanys-part-time-jobs-system-is-thriving-despite-fierce-criticism/a-15032531

[39] http://www.la-raudiere.com/lng_FR_srub_39_iart_553-Reponse-a-ma-question-au-gouvernement-%20-Qui-sont-les-crean-.html

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.