À Saint-Ouen, une mère et ses trois enfants à la rue

Depuis mercredi 25 avril, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), une mère de famille et ses trois enfants, tous mineurs, sont à la rue après une expulsion. Une solution provisoire d'une semaine d'hébergement à Nanterre vient de leur être trouvée par le 115. Mais jusque quand ? Un cas de plus en plus fréquent selon les associations et les travailleurs sociaux

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Lundi 30 avril au matin, jour de rentrée au collège Michelet à Saint-Ouen. Les enseignants apprennent que l’un de leurs élèves de 3e est désormais sans domicile. « Il a trouvé un prétexte pour m’en parler, raconte Mehdi Ben Hamouda, son professeur de mathématiques. Il est venu me voir pour me dire qu’il risquait de ne pas pouvoir faire les exercices que j’avais donnés. Quand je lui ai demandé pourquoi, il a baissé la tête et m’a dit ‘on est à la rue’. Je n’en revenais pas”.

Si Djibril*, 15 ans, ne peut pas faire ses devoirs, c’est parce que depuis une semaine, lui, sa mère, Mme K., et ses deux petits frères âgés de 8 et 12 ans, n’ont plus de domicile suite à une expulsion. La décision a été prononcée par la justice en septembre 2017 suite à une dette locative de 2 000 euros que Mme K. n’a pu régler. Après notification fin janvier 2018, l’expulsion a eu lieu le mercredi 25 avril par les forces de l’ordre. « Depuis, j’ai contacté tout le monde : la mairie, les assistantes sociales, le 115… On m’a expliqué qu’il n’y avait pas de logement disponible et que trouver une solution allait prendre du temps », témoigne Mme K. Cette agent de sécurité incendie reconvertie poissonnière et employée en CDI dans un supermarché du 17ème arrondissement de Paris indique gagner environ 1 100€ par mois.

Traversée de l’Afrique et de la Méditerranée à 15 ans

Jusqu’à présent, le parcours de Djibril aura été celui du combattant. L’été dernier, le jeune garçon est venu en France, seul, de Côte d’Ivoire, sur sa propre initiative, pour retrouver sa mère. Il vivait à Abidjan avec sa grand-mère maternelle depuis sa naissance en 2002, année où Mme K. a quitté son mari et son pays pour venir en France à la recherche d’un meilleur avenir.

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