Un an après l’élection d’Emmanuel Macron, les primo-votants font le bilan

L’année dernière, en période d’élection présidentielle, nous vous racontions l’état d’esprit de ces jeunes qui votaient pour la première fois. Une première voix synonyme de déception pour beaucoup ou de conviction pour quelques autres. Quatree primo-votants dressent un bilan de la première année du Président Macron.

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Chloé Bonnet, 20 ans : « Malheureusement, on a l’impression que la politique ne change rien à nos vies »

« On se sent concernés par la politique uniquement en période d’élections puis on s’y désintéresse. Malheureusement, on a l’impression que la politique ne change rien à nos vies. Maintenant je vais continuer la mienne peu importe la politique menée.

Le gouvernement ne peut pas fermer les yeux sur les grèves parce qu’en les ignorant, il handicape les usagers. Les élites ne sont pas concernées par ces grèves parce qu’elles n’utilisent pas les transports comme nous, mais pour ceux qui travaillent loin de chez eux ou qui font des études, ça nous empêche juste de faire notre vie.

Je pense qu’on a besoin de reformer l’éducation dans le supérieur parce que c’est source de beaucoup de problèmes notamment sur l’orientation. Cependant, l’accès aux études devrait être le même pour tous. Les inégalités scolaires avant l’université sont très fortes en France, si on continue à les étendre après le bac, cela peut handicaper ceux qui ne viennent pas d’une bonne famille ou qui n’ont simplement pas le même rapport à l’éducation.

En France, beaucoup de gens sont mal accueillis, on devrait s’intéresser davantage à la situation des migrants, sur les raisons qui les ont poussés à quitter leurs pays. Il y a les guerres mais il y a aussi les conséquences de nos politiques, les interventions militaires françaises par exemple. La France est dans un cercle vicieux. Il faut aussi s’interroger sur ces identitaires qui veulent devenir la police des migrants. Il faut offrir plus de respect et de dignité à ceux qui ont quitté leur pays pour trouver refuge en France.

Certains propos me choquent de la part d’Emmanuel Macron, notamment sur son rapport à la chrétienté, à la religion. On doit comprendre comment on est arrivé au point où le Président affiche sa volonté de « réparer le lien entre l’Église et l’État » pendant que d’autres religions sont stigmatisées au nom de la laïcité. On dirait que ce principe ne va que dans un sens ».

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