Le Président Obama avait promis…

Il y a moins une semaine, le président Obama parlait l’affaire d’Edward Snowden en Afrique…

L’affaire d’Edward Snowden, soi-disant, l’histoire d’espionnage  se déroule d’une manière plus dense que des anecdotes de James Bond, chaque jour, elle nous affiche une nouvelle page surprenante.

Commençant ce matin, très tôt, déjà, presque toute la presse parle de l’avion présidentiel bolivien, qu’hier soir, le vol du président Evo Morales est  bloqué par l’affaire Snowden.

En provenant de Moscou où il avait participé à une conférence des pays producteurs de gaz naturel, sur la route aérienne au retour à La Paz, son avion n’était pas admis à survoler de façon habituelle les espaces aériennes de certains pays européens, tels que le Portugal et la France. Alors, le président Morales a dû atterri à l'aéroport de Vienne.

Selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur autrichien : “Les passeports ont été contrôlés et contrairement aux rumeurs qui ont circulées, Edward Snowden n’était pas à bord”.

Des journalistes témoignent que le président Morales était en colère: “je ne suis pas criminel” et“c’était quasiment comme un enlèvement de près de 13 heures”! (Oui, d’accord, puisque depuis le mardi soir jusqu’au mercredi matin).

Après cette aventure souveraine, par la voix du chef diplomatique bolivien, le pays a donné une vision de vue pour comprendre cet incident :“les rumeurs infondées sur la présence de Monsieur Snowden dans cet avion”,  en jugeant également que c’est un“énorme mensonge”. La Bolivie parlait aussi de certains pays européens qui ont été manipulés par leur ami des Etats-Unis.

Etre manipulés ou être dociles ?   Ou à la fois être trompés dans un piège d’une manœuvre ?

A Genève, l’ambassadeur de la Bolivie auprès de l’ONU a même déclaré :“un acte d’agression”, et que son pays“va commencer une procédure contre les responsables de cette violation du droit aérien qui ont mis en danger la vie du président en l’empêchant de survoler les territoires de certains pays européens, ce qui n’arrive même pas en temps de guerre”.

Voire même, l’écho résonne depuis La Paz, des drapeaux français sont brûlés par des manifestants… bon gré mal gré, le pays de droit s’empêtre dans  cette affaire américaine.

Toutefois, à sa tournée en Afrique, jeudi dernier, le président Obama a déclaré à Dakar, qu’il n’enverra pas des avions pour arrêter Edward Snowden. (lorsque sa voix tombée, des internautes y ironisaient : pas d’avions, mais des drones, encore pire)!

Faudrait-il qu’Obama promette aussi d’autoriser son gouvernement de ne pas forcer les mains de ses collaborateurs européens, pour cibler un jeune informaticien américain de 30 ans, en se commettant des incidents diplomatiques.

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