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Billet de blog 29 sept. 2015

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Je le reconnais volontiers : il faut un moment d'ennui, peut-être un brin de déprime (rare, chez moi) pour que je consulte ... le baromètre IPSOS-LE POINT sur la popularité des hommes politiques en septembre 2015.

Soit dit entre nous, il est bien fait ce baromètre. On coche un, deux ou plus, noms et on obtient de jolies courbes ordonnées en abcisse selon le calendrier. 

À mes yeux, le meilleur homme politique, c'est Jean-Luc Mélenchon. C'est lui qui a, je dirais même, de loin, la meilleure vision géopolitique, sociale et écologiste, la meilleure stratégie, et ce qui ne gache rien, en plus, il a beaucoup de talent ... et quelques défauts.

Eh bien, en septembre 2015, 32% des français ont une bonne opinion de JLM. Cela le met en tête de la plus grande partie de la "gauche" (et là, j'inclus --pardon !-- les hommes politiques du PS) puisque Hollande est à 24%, Hamon à 22%, Montebourg à 30%.

Bon, Ségolène Royal, Martine Aubry, sont devant.

Pour ce qui est de la "vraie gauche", Larroutourou, Pierre Laurent par exemple, ou encore ... Jacques Lerichomme (? qui c'est ?) ils ne sont pas référencés, ni Besancenot, ni MG Buffet (dommage). Sur ce créneau, il n'est pas le meilleur, il est le seul. D'ailleurs, à la fête de l'Huma, j'ai fait l'expérience, avec des amis : on demande à un passant de donner le nom d'un "homme politique de la gauche radicale". Sur quatre essais, nous avons eu quatre Mélenchon. Pourtant, Pierre Laurent était chez lui, à la Courneuve...

Cécile Duflot (je ne sais pas s'il faut la classer à "gauche", ou bien dans la vraie gauche, ou ailleurs, elle faut qu'elle nous le dise, quand elle le saura) est à 21%. C'est peu, vu son talent.

Manuel Valls, le chéri des sondages, notre brillant premier ministre, est devant Mélenchon .... Un point devant : à 33%, comme Sarkozy... Quant à Marine Le Pen, la vague blanche qui submerge la France, elle est nettement derrière : 28%.

Ce n'est pas mal, compte tenu de la pression négative du discours dominant sur JL Mélenchon, et du peu d'espace qui lui est accordé dans les grands médias. Il a souvent été rapporté que Madame Le Pen est bien mieux traitée, en particulier par "Le Monde". 

Mais la politique, est-ce que c'est la popularité ? Non, pas seulement. Il y a l'action des partis, et l'animation citoyenne. Pour ce qui est des partis, à gauche (cette fois, je ne parle que de la vraie gauche), il y en a de toutes sortes. 

Le PCF est ce qu'il est ... C'est un parti solide, avec des militants. Il en a perdu des centaines de milliers, mais les milliers qui restent sont tout de même d'une qualité bien supérieure à ceux des autres formations. Seulement, il ne sait pas trop où il veut aller.

EELV est un "parti" (?) intéressant. Sa droite est partie, son centre (Emmanuelle Cosse) fait un chemin solitaire, sa personalité dominante (par le talent) prend tellement de champ que les nuages nous la cachent (Cécile Duflot) et la masse des militants fait mouvement vers le PG, au grand scandale des médias (France Inter s'est fendu d'un "téléphone sonne" exclusivement pour gronder les militants, avec D Cohn-Bendit comme père fouettard et une députée de la droite du mouvement, sans aucune voix pour la défense ... bonjour l'honneteté intellectuelle !).

Ensemble se veut poisson pilote du PCF (un stand de 200m de long à la fête de l'huma, pour un mouvement qui doit, au plan national, avoir deux cent militants), mais comme le PCF ne sait pas où il va, c'est compliqué. Enfin, ils sont "sur la photo", c'est l'essentiel.

Le PG, c'est le contraire du PCF : il a une stratégie, mais les militants n'ont aucune idée de ce que c'est que militer... Et se construire comme parti est le cadet de leurs souçis.

Et le "mouvement citoyen" ? C'est assez difficile à définir. Au départ il s'agit de gens et de groupes qui n'ont pas souhaité s'investir dans la politique proprement dite (les deux Maires de Barcelone et de Madrid ne souhaitaient pas prendre de responsabilités politiques). Il s'agit donc, sans doute, d'un phénomène complexe (qui a été intelligemment abordé dans un texte du club sur ce qui se passe en Espagne) qui, dans notre pays, à l'exception de la ville de Grenoble (et peut-être de la région du sud-ouest) n'a guère émergé. Sans doute faut-il que la "composante-parti" y soit plus propice.

Voilà voilà. Enfin, tout ça, ce n'est que mon point de vue. Chers commentateurs, si cette problématique vous interpelle (ah, ah) n'hésitez pas à me balancer le votre dans les gencives...

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