Premiére page de mon prochain roman

Le Brésil, le Brésil ce pays qui porte le nom d’un arbre, «Pau Brazil», sa sève rouge l’a classé parmi les arbres frappé d’extinction.

Un pays qui a vu plus d’esclaves mourir, que naître, cela coûtait moins cher d’en importer de nouveaux d’Afrique.

Où toutes révoltent, était brutalement écrasée, un pays ou la république a été proclamée par un coup d’état militaire.

Un pays, qui après vingt et un ans de dictature, a instauré une démocratie, et inspiré une grande parti de la planète.

Il semblait qu’enfin le Brésil avait rompu avec sa malédiction, mais le voilà avec une présidence destitué, un président emprisonné, renouant à grand pas avec son passé autoritaire.

1984, la dictature militaire régnait déjà depuis vingt ans.

1979, les grèves commençaient dans le Brésil, à sa tête un homme, Luiz Inacio Lula Da Silva. Métallurgiste, et dirigeant syndicaliste, avait 33 ans.

Le Brésil, s’est enrichi, grâce à ses plantations de sucre à l’époque colonial, mais il n’a pas vaincu la faim.

Il a proclamé son indépendance, et abolie l’esclavage, mais il n’a pas vaincu la faim.

Il a découvert les richesses des mines d’or du Minas Gérais, et les plantations de cafés, mais il n’a pas vaincu le faim.

Lula, élu président, le premier janvier 2003, allait ouvrir un nouveau chapitre, pour son pays.

Il crée le «bolsa familia» (bourse familial) où vingt millions de personnes sortent de la pauvreté, en donnant trente dollars par mois aux familles les plus pauvres du Brésil.

Le nombre d’étudiants Brésiliens triples, le chômage, est le plus faible de l’histoire du pays.

Le Brésil passe du 13 éme au septième rang des puissances économiques mondial.  

La découverte du plus grand gisement de pétrole au monde, qui devait servir à investir dans des programmes sociaux, est une bénédiction, mais qui finira par devenir une malédiction.

Il a fait du bon travail…….

Mais il a déçu, le racisme entres blancs et noirs est encore là, les inégalités entre les riches et les pauvres sont pires, l’insécurité est multiplié, et la corruption est infectes, inflations, chute du pouvoir d’achat.

Lula a dit «Pour pouvoir gouverner le Brésil, Jésus lui-même aurait dû s’allier à Judas»

Il quitte ses fonctions après deux mandats présidentiels, le premier janvier 2011, il part avec un taux de popularité de 87%, un des taux le plus élevés qu’aucun président dans le monde.

En pleine opération «Lava Jato», un tsunami politique, enquête sur Pétrobras géant pétrolier Brésilien, si important que même la NSA Américaine l’espionne.

Peu après les enquêteurs dénoncent un système gigantesque de corruption, impliquant Pétrobas, et les principaux partis politiques.

A chaque contrat de milliards de dollars, il y avait des pots de vins, de 1 à 3 %, systématiquement.

Des politiciens de plusieurs partis sont arrêtés, le pays est divisé en deux partie, et irréconciliables.

Les pros et les antis Lula, les riches contre les pauvres.

On réclame même les militaires …..Et la dictature, car c’était mieux avant.

On monte un complot contre la présidente du Brésil Dilma Rousseff, en demandant sa destitution, les élites n’ont pas aimé sa façon d’aider le peuple, en demandant aux banques de baisser leurs taux d’intérêts.

C’est là, que Bolsonaro voit l’opportunité de se présenter, avec l’appui des évangélistes, en s’asseyant sur la démocratie.

 

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