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Autre sujet : le pouvoir d'achat et la crise.
Scène cocasse sur le France Info ce 10 mai au matin :
François Ruffin, interrogé par Léa Salomé, veut redonner un vrai pouvoir d'achat aux Français et pour cela, il dit qu'il faut indexer les salaires sur l'inflation… tous les salaires. La journalise semble embêtée ou du moins veut passer à autre chose. Le salaire des Français, ce n'est pas son affaire visiblement.
François insiste. Il évoque le versement une nouvelle fois record des dividendes aux actionnaires alors que la plupart des entreprises du CAC40 ont perçu des aides publiques dues à la crise sanitaire. Il parle de TOTAL, des 9 milliards de chiffre d'affaire au premier trimestre 2022 et de l'indécente augmentation de 52% du salaire de son PDG. Léa Salomé s'agace. Non, non... « même ici on ne peut pas parler de Total ! » réagit m'sieur Ruffin.
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A qui profite la crise ?
La réponse est dans l'image ! – Dans l’ouvrage Un pognon de dingue, mais pour qui ?, Maxime Combes et Olivier Petitjean, de l’Observatoire des multinationales, dressent le bilan des aides publiques aux entreprises pendant le Covid, et des abus qui en ont découlé.
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Prenons l'exemple du groupe Vinci, concessionnaire par sa filiale ARCOS de l'autoroute A355 de contournement ouest Strasbourg (GCO), une autoroute controversée en Alsace, qui voit ses dividendes augmenter sur l'exercice 2021. Même mécanisme que pour la multinationales Total évoqué en début d'article.
– Pognon de dingue, via Basta :
Les aides publiques aux entreprises privées ont augmenté trois fois plus vite que les aides sociales
Pour aller plus loin, voir le rapport ALLO-BERCY-2 :
MON REGARD –
Quand est-ce que nous réagissons ?
Faire le constat est une chose. Mais quand est-ce que nous réagissons collectivement ? Au regard du résultat de l'élection présidentielle d'avril, j'ai le sentiment qu'une grande partie des Français s'en contre foutent. Ce n'est pas leur sujet, ni leur motivation première. Pourtant, les médias nous avaient expliqué que justement, le pouvoir d'achat était une préoccupation. Ah bon ? Parce qu'en qualifiant Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second, nous avions une chance de voir notre pouvoir d'achat augmenter ? A l'arrivée, c'est le banquier qui rempile pour 5 années de plus. Les milliardaires français jubilent.
Nous avons une chance encore d'inverser la tendance, tant sur l'aspect social et que celui du climat : c'est le 3e tour des Législatives de juin prochain. Pour cela, la gauche a réussi à trouver un accord. Votons pour les candidats NUPES et faisons basculer l'Assemblée nationale à gauche et permettre à Jean-Luc Mélenchon d'accéder au poste de premier ministre au nom de la Nouvelle Union Populaire, Écologiste et Sociale.