Soutenir l'économie tout en préservant la planète : est-ce possible ?

Les réticences et ou objectifs selon chacun varient en fonction de son intérêt ou pas, du calcul "contraintes/bénéfice", etc. Aujourd'hui, même si la société a intégré l'écologie et comprend qu'il y a des urgences, force est de constater que la réalité du terrain est loin des discours d'intention des dirigeants politiques.

Je ne suis pas économiste. Pour autant, je lis, j'observe et je milite à défendre une écologie pragmatique, proche de la nature et du respect du vrai intérêt général face à la gourmandise d'un système libéral au service de multinationales qui dictent et influence à leur propre service.  

Ce n'est pas tant le fait de vouloir gagner de l'argent
qui est le problème, mais la manière pour y parvenir.

CONSTATATION / EXEMPLES 

Soutenir l'économie tout en préservant la planète : c'est possible, mais le manque de courage politique vis-à-vis de la pression des multinationales, est une réalité qui nuit à l'indispensable nécessité d'agir face aux enjeux climatiques.

Parmi les constats, plusieurs situations en exemple :

  • S'attaquer à la problématique du trafic routier et notamment celui des poids lourds, est une tâche dont un certain nombre de nos dirigeants politiques sont en deçà des actions à mener. Il y a un manque de courage politique dans les faits que les discours d'intention ne règlent pas.
    L'écotaxe, par exemple, est une mesure incitative à changer le rapport sur la circulation des marchandises. Toujours pas mise en place, elle subit des attaques des lobbies du transport qui pour l'instant, on réussit à éviter son entrée en application. Et quand bien même elle serait effective, elle ne règle pas tout.

  • Les projets d'installation d'Huawei à Brumath (67) ou encore d'Amazon, un peu partout en France, ne sont pas des modèles économiques vertueux à soutenir puisqu'ils contribuent à détruire l'environnement, ne créent pas forcément du vrai emploi (rapport destruction/création), ...
    Ainsi, les collectivités permettant leur expansion n'agissent pas à l'intérêt général. Au contraire, elles devraient soutenir des entreprises qui permettent la relocalisation et le maintien de savoir. Des projets en circuit court qui rapprocheraient les fabricants/producteurs des consommateurs et réduirait l'impact du flux des marchandises sur longue distance et ferait baisser le nombre de poids lourds.

LE MANQUE DE COURAGE POLITIQUE EST UN FAIT !

L'écologie dans l'économie est possible si et seulement si tous les protagonistes agissent dans la même direction. Il y a des modèles de l'air industriel né au XIXe siècle et poussés à son extrême durant le XXe siècle qu'il est impératif de changer dans ce siècle en cours. Le manque de courage politique à agir sur le terrain est souvent dicté par des impératifs de lobbies qui jouent la montre afin de trouver les bons angles à intégrer l'écologie à leurs concepts tout en préservant leur puissance sur le monde.

La nature est plus forte que le goudron ! La nature est plus forte que le goudron !

SANS ESPOIR NOUS NE SOMMES RIEN
ET POURTANT NOUS SOMMES TOUT !

A mon niveau, je fais le constat tout en ayant l'impuissance de changer la donne, juste de poursuivre cette utopie d'un monde plus juste et plus humain que je rêve... une utopie qui est parfois devenu réalité dans d'autres contextes. Que dire simplement de continuer d'agir sur le terrain, de monter des ZAD si cela est nécessaire, car à l'arrivée, nous gagnerons forcément à faire bouger les lignes. Sans espoir, nous ne sommes rien et pourtant nous sommes tout !


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