PORT DU MASQUE OBLIGATOIRE : LA QUESTION DIVISE !

Dans la polémique du masque, se pose aujourd'hui la question de savoir s'il faut généraliser son port ou bien l'adapter selon la situation. Qui dit vrai lorsque le camp médical n'est pas lui-même d'accord. Comme peut-on se positionner ? Le bon sens ne suffit pas !

Dans les chamailleries sur le port du masque, en l'état, vous avez tous raison. Il faudrait un juste milieu.

S'il y a une défiance c'est aussi parce que le camp d'en face (le pouvoir en place au service des puissants) ne joue pas franc jeu et manipule. Exemple sur la 5G où il y a eu une accélération d'installation durant le confinement grâce à un décret alors qu'il y a une contestation construite avec des éléments scientifiques probants. Profiter du confinement sans opposition c'est mesquin et dégueulasse. Des exemples qui jouent contre l'exécutif, il y en a d'autres. Alors même si le gouvernement a raison sur certains aspects, au regard de l'ensemble des faits, le doute de leur honnêteté pousse à la situation dans laquelle nous sommes.

Le pire est certainement les mensonges qui entourent la question des masques, leur rupture et l'incapacité non reconnue de l'État de permettre à chaque Français d'avoir des masques à moindre coût, voire "gratuit" durant l'état d'urgence sanitaire.

Aujourd'hui, porter un masque est plus vécu comme une contrainte (pour un certain nombre de personnes), que pour sauver des vies. Dans les mesures prises, les pouvoirs publics augmentent les contre-sens et nourrissent le sentiment du "n'importe quoi", source aussi de la défiance évoquer plutôt dans ce texte.

Aujourd'hui, par exemple, on oblige le port du masque dans un marché, alors qu'il ne l'est pas dans un supermarché. Des commerçants demandent le port du masque dans leur établissement. Ils ont raison, mais la loi ne l'oblige pas. Un client n'en portant pas, n'est pas en infraction. Comme la pseudo obligation de payer en carte bancaire, un commerçant n'a pas le droit de refuser un paiement en espèce (R.642-3 du Code pénal).

METTRE DE L'ORDRE !

Pour sortir de l'imbroglio autour du port du masque, tant que :

  • l'État ne reconnaîtra pas qu'il a merdé;
  • le corps médical ne se mettra pas d'accord sur son utilisation graduée selon la situation;
  • l'approvisionnement des stocks de sécurité ne sera pas effectif;
  • la question de la gratuité selon la situation ne soit statuée (il s'agit de protéger les familles dont les revenues sont faibles);
  • garantir à chaque Français l'accès sans contrainte aux masques (c'est-à-dire aussi veiller à ce que les services de santé soient suffisamment fournis en masques),

[...] Tant que l'État ne structure pas, n'éduque pas la question du port du masque (ce n'est pas les publicités sur les gestes barrières qui suffisent), la défiance sur le port ou pas, qui influe sur le sentiment de liberté individuelle, ne se résoudra pas. Sauvez des vies, oui d'accord, mais pas dans un climat de "faites ce qu'on vous dit, mais ne faites pas ce que l'on fait".

 

Portez un masque ou pas, là est la question, mais de quel masque parle-t-on ? © pokaa Portez un masque ou pas, là est la question, mais de quel masque parle-t-on ? © pokaa

 

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