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Et si la finalité de notre vie était juste : grandir en conscience ?
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Billet de blog 22 sept. 2010

LETTRE OUVERTE A EDWY PLENEL

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LETTRE OUVERTE A EDWY PLENEL

Cher Edwy,

J’ai lu (et relu) avec beaucoup d’attention votre billet publié ce jour à 13 Heures intitulé « Halte-là ! Faire échec à un pouvoir dangereux »Un billet bien dans votre style qui ne fait pas dans la demi-mesure, c’est juste une première constatation.Commençons par les points positifs, de mon point de vue, forcément subjectif :J’ai beaucoup apprécié page 2 : « il y a des remèdes pires que les maux qu’ils prétendent guérir » quand vous soulignez, lucidement, l’exploitation par les américains des attentats du 11 septembre 2001 provoquant le « Patriot Act », Guantanamo et l’invasion de l’Irak même si vous semblez oublier l’invasion de l’Afghanistan…parlant justement de « fuite en avant ».A juste titre, vous stigmatisez la diabolisation de l’islam en plaçant son extrémisme ultra-minoritaire au centre du débat public et des urgences politiques…Ainsi que le maintien (j’ajouterai « sans débat public ») de l’engagement militaire français dans le bourbier afghan ainsi que le fort engagement en forme de surenchère verbale sur le dossier iranien (là également sans débat public).Mais non Edwy PLENEL, l’opposition n’est pas un corps sans tête puisqu’elle vous a vous, figure de prou des idées de gauche, prompt à s’enflammer pour ses justes causes, distribuant les bons et mauvais points aux politiques, syndicats et autres intellectuels.J’aime quand vous citez Tocqueville qui donne une belle définition de la démocratie !Mais après, je ne vous suis plus, non dans l’optique d’ une quelconque idéologie de droite ou de gauche (je suis apolitique) mais tout simplement parce que vous-même ouvrez la « boîte de Pandore » et je trouve cela aussi dangereux que l’attitude du camp adverse que vous stigmatisez.Votre sémantique guerrière risque de mettre le feu aux poudres d’une population chauffée à blanc et excitée par vos harangues.Je préfère ne pas compter les violences, viols, attentat, brutalement, menace terroriste, machine infernale, nationalisme xénophobe, génocide nazi, tic-tac de la bombe à retardement et autres joyeusetés incendiaires dans votre long texte, j’en attraperais la nausée…Une avons une sémiologue sur le site, peut-être aura-t-elle un avis de professionnelle à donner.Non, Monsieur PLENEL, se complaire dans la négativité ne fait pas sortir de la négativité, résister contre quelqu’un ou quelque chose ne fait que le renforcer, c’est une loi universelle que vous pourriez peut-être découvrir, ne serait-ce que par l’expérience de votre longue carrière.Et résister n’est pas inventer, c’est faire front statiquement, sorte de guerre de tranchée, comme lorsque les Députés de l’opposition ont essayé de faire durer le plus longtemps possible la gué-guerre des amendements la semaine dernière, c’est accepter les règles du jeu de l’adversaire, est-ce bien cela que vous voulez ?Idem, protester n’est pas créer, protester c’est immobiliser son énergie dans le refus, dans la négation du projet de l’autre.Et c’est justement là que le bats blesse du côté de l’opposition, tant des politiques que de ses leaders médias, que proposez-vous d’innovant, suscitant une adhésion populaire, à part cristaliser les mécontentements sur un seul homme !Ne vous étourdissez-vous pas de mots quand, lyrique, vous écrivez : « Le temps est venu d’honorer cette lucidité trop oubliée, de faire vivre au présent cette espérance passée » : c’est beau comme du Verlaine, c’est romantique…et après ?Et n’enfoncez-vous pas des portes grandes ouvertes en parlant « d’inventer une République démocratique et sociale » ?Et si la société ne s’emparait pas que de ses droits mais aussi de ses devoirs ?J’ai payé ma cotisation mensuelle pour vous lire, vous et les autres sur Médiapart, et je pourrais me contenter de ce droit, mais je me sens aussi le devoir de donner mon point de vue dans un but constructif, celui de faire avancer le débat, avec toutes les bonnes volontés, car c’est cela la démocratie participative, chère à Ségolène (je vous rassure, je ne suis pas Ségolène JJ’ai commencé mes interrogations ce week-end » en commentaires à l’article de François Bonnet « On arrête tout, on réfléchit » et je le remets ci-dessous pour mémoire car le vocabulaire est sensiblement le même ce qui prouve que la sémantique guerrière est bien une stratégie concertée de Médiapart et non l’œuvre isolée d’un journaliste qui se serait laissé un peu aller…dans le feu brûlant de l’action…Oui Edwy Plenel et François Bonnet, vos lecteurs réfléchissent et donnent leur avis même si cela ne plaît pas toujours mais c’est la règle du jeu que vous avez vous-mêmes fixés.N’ayez crainte, malgré nos divergences, je reste fidèle avec une pointe de vigilance pour ne pas me faire embarquer là où je ne veux pas aller…A bon entendeur…Bien cordialement.----------------------------------------------------------------------------------------------Dimanche 19 septembre"Merci à leaderdoudou et Jacques Vouillot pour leur soutien dans ma quête de transparence !A François Bonnet, je vous avoue que je ne m'attendais pas à une réponse et j'en suis plutôt agréablement surpris.Vous ne me rassurez pas du tout en me répondant que la question n'est pas d'être pour ou contre le traité de Lisbonne, peu importe que cela soit ou non le sujet principal de l'article.Je lis que vous êtes pour en mettant en avant "quelques avancées démocratiques" et je vous réponds que c'est un grand recul démocratique non seulement pour les Etats souverains mais surtout pour les peuples.Nous sommes donc en totale opposition sur ce point et je repète ma question, est-ce votre position personnelle ou celle de Médiapart ?François Bonnet, vous avez le verbe habile, comme tout bon journaliste, maniant la palinodie avec dextérité mais votre discours ne me convainc pas, voire me met profondément mal à l'aise.Revenons un instant sur votre billet "on arrête tout, on réfléchit"Le titre est séduisant, saturne, l'arrêt, la profondeur philosophe face à l'agitation de la planète mars !Et puis, subitement tout se détraque, vous soufflez sur les braises avec des mots tout aussi peu innocents que : "incendiaire" "scandales et "tension et l'affrontement" "cristalliser tous les dangers" "menaçant " "radicaliser" "pouvoir aux abois" "réanimer la xénophobie et la dénonciation de l'étranger" "injure raciale" " frange extrême" "marginalisation" "incendie nationaliste" "flambées d'extrêmes droites populistes" "repli xénophobe et vindicatif" "pire signal" "l'affirmation agressive" "saper" "instrumentalisation" "mépris" "inquiétante"Comment voulez-vous prétendre à un débat réfléchi, dépassionné, profond avec l'emploi d'un tel vocabulaire de pyromane en mission commandée ?Je ne suis ni de droite ni de gauche, juste un microcosme de la vox populi qui en a assez de se faire manipuler à longueur de journée.Bien à vous.calypos o"

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