Edwy Plenel : décryptage de l'homme à travers une réponse.

 

« Halte-là ! Faire échec à un pouvoir dangereux. » d’Edwy Plenel

 

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La réponse reproduite ci-dessous d’Edwy Plenel est très intéressante à décrypter…elle permet notamment d'apprendre à connaître l'homme, entre ombre et lumière...

 

En premier lieu, sa première affirmation : « je n'appelle certes pas à renverser la table ;-) »

 

Quand on a, comme le sieur Edwy, sa lune natale à 23° capricorne sur un degré « dangereux », il vaut mieux tourner 7 fois sa plume dans son encrier…

 

Voilà, au mot près, la signification du Jeanduz de ce degré symbolique « masculin et vide » : « Une femme, les yeux bandés, tire par la main un homme qui la suit, renversant sur leur passage la table sur laquelle ils semblent avoir fait un repas d’amoureux »

 

Le degré étant symbolique, vous pouvez apercevoir Edwy, les yeux bandés, tirant par la main tous ses lecteurs médiapartiens vers la guerre civile, en pyromane, renversant tout sur son passage.

 

Puisque nous sommes dans le registre astrologique auquel notre ami ne doit pas trop croire avec le soleil en vierge, la lune en capricorne et l’ascendant en taureau, soit trois signes très terre à terre, continuons sur ce terrain.

 

Cela peut quand même intéresser quelque lecteur égaré…

 

La lune, planète dominante du thème, car culminante, est en exil, ce qui ne serait pas trop grave en soi si elle ne faisait pas quelques aspects dissonants.

 

Déjà le carré à neptune, en signes cardinaux, ne donne pas une grande fiabilité en matière de guidance. Il y a une dissociation entre la réalité et les idéaux entrelacés d’illusions et de mirages, le natif étant néanmoins de bonne foi, ce qui le rend touchant, cet aspect tendant à amener une communauté vers sa désagrégation et non vers une renaissance vers un monde meilleur.

 

Cette lune s’est aussi mise en opposition à uranus, soit une tension permanente, une instabilité, volonté des « faire des coups ». Cela donne un certain charisme mais également des sautes d’humeur, l’indépendance est indispensable sous peine de grave dépression, le sujet ne supporterait pas la prison… La vie est faite de changements soudains et inattendus et prédispose aux accidents, surtout ne pas se faire traiter par l’electricité et le magnétisme.

 

Mars à 2° sagittaire (signe de feu) est sur un degré de lutte : « un homme est debout, sabre au clair, et, près de lui, un enfant lance des pierres avec une fronde ». Bref, vous l’avez compris ce sujet est né pour frapper et cogner mais cela se fera par les mots.

 

Un aspect que j’aime bien (ma fille a le même aspect et veux devenir journaliste…) c’est la conjonction mercure/pluton, en lion, sur la pointe de la maison 6, donc agissant au quotidien dans la sphère professionnelle. Cet aspect donne un sens critique aigu, du flair, un goût pour fouiner, décrypter les énigmes même à chercher dans les égoûts (de la République), l’esprit peut néanmoins être obsédé par la destruction. Un homme averti en vaut deux…

 

D’autant que la conjonction est en carré à jupiter ce qui prédispose aux procès…

 

J’aime aussi (en fait vous m’êtes sympathique) jupiter à 21° taureau « un hibou perché sur un arbre guette un serpent enroulé autour d’une branche ; au-dessous, un ours se faufile sous un taillis, regardant de côté, en montrant les dents »

 

Prudence, prudence et encore prudence disent ces trois symboles si curieusement réunis sur un même degré. Beaucoup d’ennemis cachés, de faux amis, un entourage à surveiller, des gens à éviter ou à éloigner… Heureusement que sous son apparence taciturne et grondeuse, la disposition est silencieusement alerte…sachant déjouer et dominer beaucoup des embûches qu’il rencontrera sur sa route.

 

Le caractère est fort, manifestant une grande indépendance et du cran pour faire son chemin.

 

Pour les facilités, à noter les trois trigones lune-jupiter-vénus qui permettent de sentir son auditoire…le caresser dans le sens du poil et lui en donner pour son argent !

 

Tiens là, je sens une accroche pour revenir dans mon commentaire.

 

Le billet d’Edwy est parfait pour consolider et développer son « fonds de commerce » d’anti-sarkosiens et puis, il faut toujours un coupable, un bouc-émissaire, cela évite de se poser les vrais questions de fond. Haro sur le baudet…et vogue la galère…

 

Où sont les valeurs, où est l’éthique, quelles sont les alternatives de vie ?

 

Prière de vous abonner à un autre journal, une autre association, nous critiquons mais ne fournissons pas de projets crédibles…

 

Monsieur Plenel, vous avez un titre pour démolir l’adversaire, le tirer à vue, mais vous n’avez pas de titre pour re-construire, pour être positif, si cela ce n’est pas de la mauvaise foi…

 

Vous réalisez admirablement ce travail de dévoiler « ce qui est caché, dissimulé ou déformé. » et pour cela je rends hommage à toute l’équipe de Médiapart.

 

Mais vos discours incendiaires dépassent, outrepassent ce cadre…et je le redis très directement et simplement, me déplaisent fortement, car tout ce qui est excessif est insignifiant !

 

Quand au club c’est plus une caution morale qu’un véritable lieu décisionnaire, d’ailleurs les billets des contributeurs du club sont quasiment invisibles et inaudibles mis à part ceux de nos contacts, et encore, à condition de ne pas s’absenter plusieurs jours sinon on perd le fil.

 

Vous dites ne pas vous dérober mais vos seuls horizons sont une grande manifestation nationale. N’y-a-t-il pas d’autres moyens d’être forces de propositions sans obligatoirement manifester ? Le sac magique de Félix le Chat me paraît désespérement vide…

 

Ne vous en déplaise, Monsieur Plenel, cette idée ne me séduit pas et j’aspire à d’autres voies que je développerai dans le billet annoncé plus haut.

 

Vous terminez par cette phrase « remarquable » :

 

« C'est dans le partage d'un refus que l'on apprend à se connaître et à se respecter, et peut-être, demain, à se rapprocher »

 

Avons-nous besoin de violences, de viols, d’attentats (je reprends quelques uns des mots maintenant pudiquement cachés sous le tapis) pour apprendre à se connaître, à se respecter et à se rapprocher.

 

Je suis quant à moi sûr du contraire, je noue plus facilement des amitiés sans violence et préfère initier des rapprochements avant les graves évènements qui se profilent à l’horizon, mais ne craignez rien Monsieur Plenel, ils arriveront avec ou sans vos stigmatisations uniquement parce que cela est voulu à des sphères que vous n’approchez pas et qui ne sont pas cantonnées aux débats francos-français.

 

Bien à vous.

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Réponse d'Edwy à tous les commentaires, retouvée telle une aiguille dans une botte de foin, parmi plus de 600 commentaires...dont la chronologie est plus qu'approximative, voire quasi-inexistante.

Cela est une bonne base pour continuer le débat !

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Chers tous,

En raison du grand nombre de commentaires et pour faciliter la lecture, je place ici, tout en haut du fil, une réponse globale sur les trois points qui reviennent fréquemment dans vos contributions. Et, en préambule, je vous prie d'excuser ce retard d'une bonne journée mis à vous répondre.

1. Que faire? Que proposez-vous?

Plusieurs d'entre vous m'interpellent sur l'absence de réponse pratique à la question posée par mon article: vous dites qu'il faut arrêter maintenant ce pouvoir "dangereux", mais vous ne dites pas comment.

D'abord, levons un malentendu: je n'appelle certes pas à renverser la table ;-), je dis simplement qu'il faut réussir à faire reculer ce pouvoir, comme ce fut le cas dans le passé sous d'autres présidences (de l'école privée sous la gauche en 1984 aux mobilisations sur le CPE de 2006). Sinon il pourra se prévaloir d'une victoire symbolique, sur le terrain social et démocratique, qui risque de modifier en sa faveur le rapport de forces.

Ensuite, je n'ai aucun titre qui m'autorise à livrer un mode d'emploi quelconque. Je confie mon analyse de journaliste et mon alerte de citoyen. Et, à mon niveau, avec toute l'équipe de Mediapart, dans notre travail quotidien, je prends mes responsabilités face aux régressions en cours. La première est d'informer le plus honnêtement et le plus complètement possible, notamment en mettant en évidence ce qui est caché, dissimulé ou déformé. La second est d'organiser, avec le Club de ce média participatif (d'où notre nom: MediaPart) que nous avons créé dans cet esprit, un large forum de débats et de rencontres où les expériences et les positions se croisent et se partagent. C'est d'abord ce que nous devons faire, les uns et les autres, là où nous sommes, travaillons et vivons: prendre nos responsabilités.

Enfin, pour ne pas me dérober tant cette question revient fréquemment, je peux dire ce qui me semblerait une bonne idée si elle était reprise par le monde politique, syndical et associatif: l'organisation cet automne d'une immense manifestation nationale à Paris, un week-end, pour la défense d'une République démocratique et sociale, sous la forme d'un vaste sursaut de la société soutenu sans exclusives par toutes les forces politiques qui refusent les dérives actuelles et indépendamment de leurs alliances ou positions futures en 2012; en d'autres termes, un sursaut qui en impose, qui rassemble, qui crée l'événement et qui fusionne l'ensemble des attentes, des retraites aux libertés, de l'emploi à la santé, de l'éducation à la justice, etc. Et je verrais bien cette convergence nationale à Paris préparée par des collectifs unitaires dans les villes et les communes, de façon à ce que l'on réapprenne à se parler, à s'écouter et à s'entendre.

Si cette idée vous séduit, rien ne vous empêche de la défendre là où vous travaillez, où vous militez, où vous respirez.

2. Jusqu'où ce pouvoir peut-il aller?

Une minorité de commentaires me semble verser dans des fantasmes inutiles: pas besoin d'épouser l'hypothèse, que rien ne fonde factuellement, d'un complot, pour mettre en évidence que ce pouvoir est idéologiquement disposé à exploiter un événement terroriste pour les besoins de sa politique. Mon désaccord avec les théories complotistes, toujours séduisantes dans une fiction mais rarement confirmées dans la réalité, c'est qu'elles sont une fainéantise de la pensée: il est toujours plus facile de croire qu'il y a un grand manipulateur derrière ce que l'on subit plutôt que de tenter de l'analyser en profondeur, d'en étudier les rouages et d'en connaître les contradictions. Donc, je ne dis pas autre chose que ceci, et seulement cela: la politique de la peur est celle qui exploite des événements qu'elle n'a pas su prévenir par incompétence et dont elle favorise l'avènement par son action irresponsable.

3. Ce parti pris est-il excessif, singeant la virulence du pouvoir?

C'est le reproche que me fait, notamment, au début de ce fil, l'un de nos abonnés récents, Philippe Touchain. Sans être certain de réussir à l'ébranler, je voudrais juste lui dire que, s'il prend la peine de lire nos analyses depuis la création de Mediapart, il verra que nous n'avons jamais versé dans des polémiques inutiles mais toujours fondé en raison nos positions, appuyant sur des faits précis et des arguments documentés nos analyses. S'il prend la peine de lire la page 2 du Canard enchaîné de cette semaine (cité par un autre abonné dans le fil), il verra que ce que je décris n'est que la vérité énoncée par Nicolas Sarkozy lui-même: "J'ai tout en tête. Mon calendrier, ma stratégie. Je veux cliver. A fond. Pour l'instant, vous n'avez encore rien vu".

Il faut vraiment que la situation se soit grandement dégradée et que, comme le disent nos amis suisses, il y ait le feu au lac pour qu'un homme aussi pondéré que Jean Daniel écrive cette semaine encore ce qui va suivre, dans un hebdomadaire, Le Nouvel Observateur, qui, jusqu'à cet été, s'était montré fort complaisant avec cette présidence. "Dangereux? Voici pourquoi": tel est le titre de cet éditorial du fondateur de l'Obs qui, hier encore, aurait volontiers critiqué nos alarmes à ses yeux excessives. Et Jean Daniel d'énoncer ce jugement sans appel ni circonstances atténuantes sur l'actuel président de la République: "S'il perd, il entraîne la France dans sa chute, s'il gagne, il entraîne le peuple dans le déshonneur". En comparaison, je trouve mon constat presque modéré ;-))…

Des lecteurs ayant une sensibilité de droite et du centre, gaullistes ou démo-chrétiens, ont rejoint Mediapart, certains depuis le début. Sans doute ne partagent-ils pas toutes nos analyses ou nos curiosités, tout comme cela arrive aussi à des lecteurs de la gauche, dans sa diversité qui, comme chacun sait, est grande. Mais il ont compris l'enjeu d'une information indépendante et, surtout, ils savent, que la situation actuelle n'autorise pas les sectarismes ou les préjugés. C'est dans le partage d'un refus que l'on apprend à se connaître et à se respecter, et peut-être, demain, à se rapprocher.

Pardon de la longueur, mais votre intérêt pour cet article m'y obligeait. Soyez en tous remerciés, et bonne lecture sur Mediapart !

23/09/2010 23:14Par Edwy Plenel

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