Entre autres choses, comment peut-on encore détourner le regard ou «dépointer» du doigt sur un état de fait aussi persistant et scandaleux qu'est cette permission de cumuler en rond? Comment veut-on qu'un citoyen s'enquiert des affaires de la Cité si ceux qui sont sensés le représenter n'ont de souci et d'inquiétude que d'œuvrer pour la prolongation et/ou la multiplication de leurs mandats? Comment ceux qui votent les lois peuvent-ils s'exclure d'un encadrement sain permettant d'empêcher toutes dérives de prise illégale d'intérêt, de corruption, de chantage, de délires mégalomaniaques, etc.?
Toutes ces dérives possibles se retrouvent, malheureusement, condensées dans un seul territoire : Dunkerque. Une ville dont le maire sortant, pendant 25 ans, et sans aucun doute trop grisé par le pouvoir, s'y est autoproclamé calife et crie sur tous les toits et à qui veulent l'entendre – ils sont de plus en plus très peu – la trahison, la nécessité de faire barrage à l'extrême droite dont il n'a pas cessé de faire le lit par un désert en matière d'initiatives politiques, la continuité dans l'inaction et donc un drame inévitable, etc.
Michel Delebarre, retenez bien ce nom, il se pourrait, grâce au réveil salutaire des dunkerquois de leur sommeil plus que dispendieux, que nul, après le 30 mars, ne s'en souvienne. Lui qui se définit comme très puissant et concupiscent, comme une forteresse insaisissable, ignore totalement l'histoire qui est en train de s'écrire au sein du territoire qu'il continue de croire infailliblement sien.
Oui, car toute forteresse – politique du moins – connaît, admet une faille : une échéance électorale dont personne ne peut s'enorgueillir de connaître le dénouement, même pas lui qui se dit divin (rires).
Ce qui révèle néanmoins, encore une fois, le caractère mégalomaniaque et condescendant de cette personne! Faut-il lui rappeler, même si mon avis est qu'il se méprend, qu'une aptitude, quelque extraordinaire quelle soit, cesse d'en être ou d'être une, dès lors qu'elle se targue d'être la seule valable et supérieure à toute autre? Ou bien, lui qui se dit détenteur d'un pouvoir absolu sur tout, sur son territoire; qu'il n'y a aucune effectuation de puissances mauvaise, mais seulement l'abus de ce qui est le plus bas degré, et pas des moins méprisables, des puissances : le pouvoir. Chose qui est devenue une seconde nature chez Michel Delebarre!
J'en appellerai à tous, sa famille et ses amis politiques, ses soutiens, etc., même au sommet de l'État – vu qu'une rumeur de « redorure » de stature politicienne et manipulatrice le pressent comme prochain ministre d'état, dans un imminent remaniement du gouvernement Ayrault – pour contribuer à la retraite très prochaine de cet homme de la vie politique française, bien sûr et nationalement et, surtout, localement! Car, pour toute personne (politique) se réclamant d'une quelconque éthique, ou d'être un républicain, Michel Delebarre est un boulet. Même si l'on concède volontiers qu'en matière d'histoire en politique, les citoyens ont tendance à écourter leur mémoire, Michel Delebarre c'est quand même la bruissante affaire des fadettes de l'Élysée – et ce n'est Edwy Plenel qui l'infirmera!
Quel beau parcours!
Et de finir sur Montaigne, pour réaffirmer, asséner que : "... sur le plus beau trône du monde, on n'est jamais assis que sur son cul!".